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Les expositions

Le site se compose d’une bâtisse principale de 3 600 m² et de quatre bâtiments se déployant autour d’une cour et d’une allée arborée, dans un parc de près de 3 hectares. Ses dimensions exceptionnelles orientent le projet artistique dans le sens d’une valorisation du geste artistique d’aujourd’hui. C’est pourquoi l’accent est mis sur l’accueil et le développement de résidences de création.

 
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Artiste : Nikolaus GANSTERER
Commissaire invité : Klaus SPEIDEL
Exposition visible du 25 septembre au 13 février 2022 (prolongation)

 

« Le langage est un labyrinthe de chemins.
On arrive à tel endroit par un certain côté, et on s’y retrouve ;
on arrive au même endroit par un autre côté, et on ne s’y retrouve plus. »
Ludwig Wittgenstein, Recherches philosophiques, § 203

 

Pour leur exposition aux Tanneries intitulée Figures de pensée / Denkbewegungen, Nikolaus Gansterer et Klaus Speidel (respectivement nés en 1974 et 1979 en Autriche et en Allemagne, vivent et travaillent à Vienne) investissent la Galerie Haute comme on pourrait le faire d’un terrain de jeu afin de rendre compte du dialogue philosophique et plastique qu’ils entretiennent depuis maintenant deux ans autour de leurs lectures croisées du philosophe autrichien Ludwig Wittgenstein (1889-1951) dont les réflexions apparaissent d’ailleurs, çà et là, au sein même de l’espace de l’exposition.

Dans ce projet travaillé en duo, l’artiste et le philosophe et critique d’art (re)mettent en relation des œuvres de Nikolaus Gansterer – que celles-ci soient inédites, passées ou qu’elles renouvellent le travail de séries antérieures – avec des œuvres conçues ensemble pour l’occasion, et ce à travers le développement d’une pensée non-linéaire intrinsèquement plurielle et de ses (trans)figurations esthétiques.

Partageant tour à tour les rôles de l’artiste et du commissaire, les deux chercheurs s’amusent avec sérieux à dissoudre bien plus qu’à résoudre des problèmes philosophiques au contact d’expérimentations poétiques. Nikolaus Gansterer et Klaus Speidel questionnent ainsi plus largement les limites des langages écrits comme parlés au sein de mises en œuvres qui sont autant de mises à l’épreuve à travers lesquelles la pensée se trouve transformée en une véritable matière dont le potentiel esthétique s’exprime en une variation infinie de figures et de sens.

Parmi ces derniers, celui de la visite n’est donc ni donné ni imposé. Bien qu’apposé sur une cimaise qui fait directement face à l’entrée de l’exposition, le Sens de la visite (2007-2021) demeure en effet à construire. À l’instar des deux chercheurs, le visiteur est d’emblée invité à se perdre en conjectures – tout autant qu’à se (re)trouver – au sein d’un espace d’exposition modulaire travaillé en constellations, desquelles émergent une myriade de figures de pensée qui sont autant de tentatives de faire bouger les lignes de la perception comme de la réflexion et d’en explorer les interstices.

Pour ce faire, Nikolaus Gansterer et Klaus Speidel transforment l’art en un véritable appareil critique au sein duquel les hypothèses se dessinent (Drawing a Hypothesis, 2012), les instruments sont à dess(e)ins (Untitled Drawing Instrument, 2013), les graphiques et autres diagrammes sont utilisés pour rendre compte de la réalité de figures choré-graphiques (Choreo-graphic Figures Diagrams, 2019) et les couleurs échantillonnées en fonction des souvenirs ou des émotions qu’elles ravivent (Colour Field Studies, 2019-2021).

À la faveur d’une esthétique de l’effacement, du flou et de la nuance, teintée d’évanescence, Nikolaus Gansterer et Klaus Speidel donnent à voir des expériences plastiques et sensibles au sein desquelles dessins, écrits, installations performées, vidéos et objets sont apparentés pour mieux en éprouver les usages et valeurs. Profondément polymorphes et polysémiques, leurs mises en relation génèrent, d’un support à l’autre, d’un médium à l’autre, des glissements et interpénétrations, des transpositions et interprétations, des (re)mises en contexte et (dé)multiplications de points de vue, qui permettent aux deux créateurs comme au visiteur de (se) figurer une pensée en mouvement, entre philosophie et art, nature et culture, littéralités et métaphores, raison et imagination, prosaïsme et poésie, ordinaire et extraordinaire, physique et métaphysique, processus et résultat, coulisses et (mises en) scène.

La part interprétative laissée au visiteur est donc grande et les figures de pensées ainsi déployées sont d’ailleurs parfois plus directement imprégnées du travail collaboratif auquel ce dernier est convié. C’est le cas, en amont même du temps de l’exposition, dans l’installation Collection of Rods (2021) qui offre à voir les résultats différenciés d’un appel à l’imaginaire lancé auprès du grand public à partir d’une même observation de départ tirée des Recherches philosophiques(1). Les nouvelles occurrences de la série « Objects Yet to Become » de Nikolaus Gansterer sont, quant à elles, tout conceptuellement ouvertes à la collaboration en aval du visiteur, régénérant sur le temps de l’exposition leurs injonctions à réaliser des expériences insolites au contact de la logique wittgensteinienne.

À l’image des pensées qu’elle tente de figurer, l’exposition semble littéralement prise dans son propre mouvement, entre pêches aux lignes (Collection of Rods, 2021) comme aux destins (Fig. 16/2b (Fishing for Futures with Whitehead), 2017), apparitions et disparitions, visibilités et invisibilités, effacements et épiphanies. L’ouverture des sens que Nikolaus Gansterer et Klaus Speidel travaillent au fil d’une poésie de l’hétérogène rend toute tentative d’indexation impossible – ou du moins questionnable – et souligne les conditions d’émergence de l’œuvre d’art à partir d’existants divers. À force de prises en filature et d’exercices d’agilité – d’esprit, de gestes et de regards –, il semblerait finalement que – au-delà et en-deçà des langages comme des usages – se dessine progressivement une forme de parti pris des choses dans les expressions ludiques d’un sens constamment renouvelé.

(1) Ouvrage de Ludwig Wittgenstein publié à titre posthume en 1953.

 

 

Artiste : Martine Aballéa
Commissariat : Eric Degoutte

Exposition visible du 25 septembre au 6 mars 2022 (prolongation)

 

"Il existe un lieu traversé par l’eau depuis des siècles.
Elle modèle le paysage, mais elle a aussi été détournée par la présence humaine.
Aujourd’hui un liquide différent surgit de ces anciennes routes souterraines.
Il en résulte une substance fluide particulière. Son extraction donne des ondes brillantes de bleu et d’or qui illuminent l’espace avant de s’enfouir à nouveau dans les profondeurs."

Martine Aballéa, extrait de note d’intention, mars 2020

Pour son exposition aux Tanneries intitulée Résurgence, Martine Aballéa (née en 1950 à New York, vit et travaille à Paris), transforme, à la faveur d’une importante et inédite installation in situ, la Grande Halle en une cavité-laboratoire aux éclats étranges, propice à l’expérimentation.

Puisant dans les caractéristiques architecturales de la Grande Halle — motifs palimpsestiques imprégnés du passé industriel des Tanneries —, l’artiste y déploie un dispositif irrigué d’un ou de mille récits. Une grande vague textile bleue, scintillante et flottante, vient recouvrir, en une ondulation aérienne et ascendante, les cuves dans lesquelles circulait l’eau du Loing déviée jadis par les tanneurs. Fixée sur une montagne d’artefacts en verre animée d’agencements alambiqués de prismes, cornues, flacons de Woolf, ballons à réduction, cyclones thermostatés, ampoules à décanter, et autres flacons laveurs(1), l’onde iridescente s’élance le long de la Grande Halle pour venir se déposer, plus loin, aux pieds des visiteurs qui sont invités à en remonter le cours, à rebours.

Centrale et primordiale, naturelle comme industrielle, mais aussi plastique, cette résurgence se meut alors en songes d’extractions et d’exploitations, émergeant d’un antre plongé dans le noir à la faveur d’éclairages et de jeux de lumière cinématographiques qui viennent renforcer les irisations de la vague turquoise et des colonnes mordorées qui l’entourent, ainsi que les reflets et éclats des verres scientifiques. Renforcés par la présence d’une création sonore(2), berceuse lancinante qui remplit l’espace d’une énergie vibrionnante, ces effets de clair-obscur contribuent au développement d’une atmosphère irréelle dans laquelle l’esprit se laisse aller et divaguer au fil de l’eau.

Au sein de ce décor fantomatique teinté d’esthétique néo-kitsch où se mêlent l’authentique et le toc, Martine Aballéa met en scène une nature dénaturée — évoquée comme invoquée — et un réel déréalisé dans une forme de mise à distance propice à l’onirisme. Plongé dans une ambiance poétique et hallucinatoire qui n’est pas sans rappeler les mises en laboratoire cinématographiques de La Fiancée de Frankenstein de James Whale (1935) ou les sacs et ressacs de la mer en plastique du Casanova de Federico Fellini (1976), le visiteur est en effet invité à laisser libre cours à son propre imaginaire, entre incarnation et interprétation. Quid de cette résurgence aux allures factices, produit de ses artifices ? Quelles pourraient en être les propriétés ? Les mystères qu’elle contient livrent le regardeur à des spéculations au cours desquelles chacun est libre de « se faire des films ».

Toujours sur le fil, en bonne alchimiste et funambule, Martine Aballéa tisse donc à travers Résurgence une narration cyclique et linéaire teintée de néo-romantisme dans laquelle elle articule références et auto-références ; autant de résurgences de thèmes, de motifs et autres champs lexicaux et visuels qui parcourent l’ensemble de son œuvre, révélant ainsi de véritables obsessions dont les contours se dessinent à l’aune de rêveries ambivalentes ponctuées de clartés et de mystères, de séduisantes apparitions et d’inquiétantes étrangetés. L’artiste crée ainsi un espace-temps singulier incitant à la déambulation physique et mentale où s’entrecroisent science et art, témoignages et narrations, fragments et mises en récits, fantasmes et illusions, mémoires et expériences, signes et symboles, fixité et mouvement, dans une oscillation constante entre vraisemblance et invraisemblance, réel et fiction, et dans lequel résurgence aquatique rime avec réminiscences plastiques et résurrection artistique.

(1) Pour ce faire, l’artiste a réagencé une sélection personnelle d’objets de laboratoire en verre industriel moulé issus des collections du Musée du Verre et de ses Métiers de Dordives – Communauté de Communes des Quatre Vallées, partenaire de l’exposition.
(2) Réalisée en collaboration avec l’artiste Jérôme Poret et la bassoniste Eugénie Loiseau.

CONTRIBUTEURS DE L’EXPOSITION

Avec la participation de l’artiste Jérôme Poret et la bassoniste Eugénie Loiseau.

 

PARTENAIRE DE L’EXPOSITION

Avec l’aimable concours du Musée du Verre et de ses métiers de Dordives – Communauté de Communes des Quatre Vallées.

 

Artsiste : Élodie Lesourd 
Commissariat : Eric Degoutte
Exposition visible du 25 septembre au 28 novembre 2021

 

 

"Le son est le premier mouvement de l’immobile."
Giacinto Scelsi

Pour son exposition aux Tanneries intitulée Accord final, la plasticienne Élodie Lesourd (née en 1978 à Saint-Germain-en-Laye, vit et travaille à Paris) présente trois ensembles d’œuvres inédites(1) à travers lesquels elle tire les fils de séries et de principes emblématiques de sa pratique. Fondamentalement conceptuelle, cette dernière lui permet de développer – à travers le prisme singulier de la musique – une recherche à la fois sémiologique, phénoménologique et ontologique sur l’œuvre d’art et ses temporalités : entre création, exposition, documentation et filiation ; émergences, effacements et réapparitions.

Développant au sein des œuvres exposées un poétique maillage de correspondances formelles, chromatiques, musicales et numérales depuis la Verrière jusqu’en Petite Galerie, Élodie Lesourd compose un parcours comme on tisse une toile. Jouant d’allers et retours, de vides et de pleins, de mises en écho et en miroir, de répétitions, reprises et démultiplications comme d’appropriations et de transpositions, elle confronte parfois jusqu’à les confondre figurations et abstractions, tangibilités et intangibilités, éphémérités et permanences, fixités et mouvements, signes et symboles, profane et sacré, dans une tentative toujours renouvelée de toucher du doigt, de l’œil ou de l’oreille, une forme d’infini au sein de laquelle les voyages des images et des sons – physiques ou mentaux – se meuvent en destins.

À l’entrée de la Verrière, ce voyage infini prend d’abord et avant tout la forme du regard démultiplié. Associant une sculpture en acier (Bowerbird III, 2021) – dont les lignes triangulaires font écho à la structure du toit qui la surplombe – avec huit nouvelles occurrences de la série photographique « Synopsie » (Synopsie (Série Multimodale), 2021), Élodie Lesourd invite d’emblée le visiteur à se confronter pour mieux le franchir au sas sensuel et mémoriel que constitue ce prisme éclaté aux airs de constellation ancrée dans le sol. Dans l’entremêlement de ces spectres « d’images-son », silencieuses, abstraites et colorées, prises par l’artiste lors de concerts, et dans le jeu de leurs transparences, reflets et effleurements, Élodie Lesourd (dé)compose et recompose les fragments d’une mémoire visuelle et musicale à travers lesquels elle incite le visiteur à entrevoir la suite.

Véritable point d’entrée multifocal de l’exposition, cette œuvre-manifeste fait progressivement place, au-delà de l’expérience sensible qu’elle suscite, à une réflexion sur les rapports qu’entretiennent le support et l’œuvre, le contenant et le contenu, l’image et le son, le hic et nunc de l’œuvre et les hors-champs dont elle provient et qu’elle prolonge. À travers elle, l’artiste fait donc littéralement comme métaphoriquement émerger plusieurs points de vue sur l’œuvre, de l’affect à l’intellect en passant par le concept, engageant le visiteur à la mobilité au sein d’une exposition qui repose sur un art latent de la contamination et de la (ré)génération des images et des sons, entre mises en phase et en relief.

Dans la continuité de cette œuvre avec laquelle elle présente des signes indiciels d’apparentement, l’installation Some of These Days (2021) décline une série de huit sarcophages contemporains : des flight cases béants aux silhouettes de guitares jonchant le sol et dont les contenus d’origine ont été remplacés par des surfaces-miroirs. S’y reflètent la structure toute en transparence du toit et les mouvements du ciel dans une forme de continuum de présences et d’absences. Un continuumrenforcé par le fait que l’artiste transforme ces réceptacles en véritables boîtes à musique qui diffusent chacune la mélodie de « Some of These Days » décomposée, distendue et reconstruite sous une autre forme visant à l’infini afin qu’elle n’atteigne jamais l’accord final.

Élodie Lesourd poursuit alors son « œuvrage » jusqu’en Petite Galerie, où elle met en regard, sur les deux murs latéraux, cinq peintures « hyperrockalistes » encadrées par une série de cinq peintures murales spécialement créées pour l’occasion (« FACT 75 Code », 2021). Entre figurations « hyperréalistes » et abstractions graphiques réalisées entièrement à la main, entre minutie des foisonnants détails et rigueur des aplats colorés, entre reproductions extatiques de documentations photographiques d’œuvres éphémères créées par d’autres artistes sous l’influence de la musique (et du rock en particulier) et compositions codées en apparence désincarnées, l’artiste confronte de manière singulière deux types d’expériences picturales en apparence opposées pour mieux les faire dialoguer.

La présence insidieuse d’Un adieu (Scelsi il serpàio) (2021) perturbe comme elle renforce cette mise en dialogue. Œuvre sculpturale au cœur végétal dont les cinq lanières de cuir courent d’un bout à l’autre de l’espace, elle contrarie de ses courbes sinueuses et organiques la régularité des lignes et formes colorées des peintures murales et ravive la nature déréalisée des peintures hyperrockalistes. Renouvelant le potentiel plastique d’un des matériaux de prédilection de l’artiste, ces lianes qui serpentent au sein de l’espace réintègrent du mouvement tout autant que de la polysémie et viennent ainsi perturber le regard.

En-deçà des illusions d’optique et au-delà du leurre esthétique, le visiteur est ainsi amené à questionner le processus de création des œuvres, leur essence et le concept qui les porte. Poussant elle-même cette (re)mise en question jusqu’à son paroxysme, Élodie Lesourd expose ici Those Things You Thought Unreal (Non Finito) (2021), peinture hyperrockaliste dont la réalisation n’a pas été achevée. Paradoxalement, l’absence du geste artistique semble d’autant mieux en révéler les fondements – à la manière d’une coupe biologique – et en amorcer les prolongements, laissant libre cours à la part interprétative et à l’imaginaire du visiteur. Ainsi, de l’œuvre « non-finie » à l’œuvre « in-finie », n’y aurait-il alors qu’un pas ?

Dans le temps suspendu d’Accord final, Élodie Lesourd s’attache donc à faire naître de la nouveauté à partir d’un existant profondément hétérogène – fait de références et d’autoréférences – qui s’incarne dans des formes de renouvellements syncrétiques où le personnel résonne avec le collectif. En cela, l’artiste semble chercher en permanence, d’un médium à l’autre, à concilier des extrêmes pour atteindre l’insaisissable essence des choses. À la faveur d’une esthétique transcendantale teintée de rock, allant de l’art de la reprise ou encore du palimpseste jusqu’à celui de la transposition et des vases communicants, Élodie Lesourd déploie un subtil et perpétuel mouvement vibratoire qui favorise l’émergence d’intensités et d’émotions qui s’expriment étrangement en sourdine.

(1) À l’exception de l’œuvre Lust Magic Obscure, peinture hyperrockaliste réalisée en 2016 à partir de la documentation photographique de l’œuvre The Eden Experiment II (2015) de Nikolaus Gansterer ; artiste dont le travail est par ailleurs présenté de manière concomitante en Galerie Haute dans le cadre de l’exposition Figures de pensée commissariée par Klaus Speidel (25 septembre 2021 – 2 janvier 2022).

PARTENAIRE DE L’EXPOSITION

Avec l’aimable soutien des Pépinières Garnier de Dordives

 

L'espace Studiolo est pensé comme le prolongement digital expérimental de l'atelier partagé, en amont des expositions, par les artistes et les membres de l'équipe des Tanneries - que ce dernier soit physique ou encore mental.

 

 

 

 

Sur une invitation faite par la ville, sa directrice artistique, Sylvie Turpin, revient sur les temps forts de cette programmation avec l’exposition collective, œuvre aux singuliers. Elle présentera dans la Grande halle des Tanneries, d’une superficie de 1 500 m2 des peintures et des sculptures d'artistes des années 1970 à nos jours qui ont inspiré la ligne éditoriale de la galerie : Martin Barré, Christian Bonnefoi, Erik Dietman, Norman Dilworth, Jean-Pierre Pincemin, François Rouan, Claude Viallat, Jan Voss. Explorant sans a priori ce qui fait la réalité de la peinture – motif, surface, inscription du geste sur la toile - ces artistes en interrogent les évolutions possibles, inventent de nouvelles manières de peindre et d’envisager le tableau. Il en est de même dans le champ de la sculpture où l’emploi de matériaux de récupération et d’objets du quotidien favorise les bricolages ludiques de formes. Se développant à la marge de toute forme d’académisme, ces univers artistiques singuliers ont apporté une contribution décisive à l’art d’aujourd’hui.

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Pour l’inauguration du Centre d’art contemporain Les Tanneries, en contrepoint d’une exposition portée par la ville d’Amilly et organisée par l’AGART au rez- de- chaussée de l’édifice, une exposition collective sera réalisée par Eric Degoutte, directeur du centre d’art, dans la Galerie haute d’une superficie de 500 m2. En invitant des artistes liés à l’histoire de l’abstraction, il expose avec Histoire des formes des gestes, des décisions, des attitudes et des protocoles singuliers qui en poursuivent l’histoire au temps présent, en revisitent les fondements et les prolongent.