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Tribune libre - Pour une gauche solidaire à Amilly

Extrait du règlement intérieur du Conseil Municipal (article 35) voté lors de la séance du 22 octobre 2014 "Le Maire, en tant que directeur de publication, ne saurait contrôler le contenu des articles qui n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs" (CE, 7 mai 2012, élections cantonales de Saint Cloud, n° 353536.) Les textes sont placés sous l'entière liberté et responsabilité de leurs auteurs, mais les attaques et mentions diffamatoires, injurieuses ou discriminatoires ne sont pas admises.

Une loi contre le Parlement

 

Le premier ministre a présenté le 4 avril, de manière souvent imprécise, les grandes lignes de la réforme institutionnelle. Au-delà de telle ou telle mesure, le fil conducteur de cette réforme est l’affaiblissement du Parlement.

La mesure démagogique de réduction du nombre de députés et sénateurs à hauteur de 30% occulte la raison essentielle du désamour entre la population et les assemblées : leur faible représentativité, leur pouvoir déclinant face à un pouvoir exécutif renforcé et des autorités européennes toutes puissantes et leur inefficacité depuis des années à répondre aux attentes de nos concitoyens, à changer leur vie.

Réduire le nombre de parlementaires, c’est affaiblir la démocratie représentative. Réduire le nombre de parlementaires, c’est moins de pluralisme, moins de lien entre élu-e-s et population. Réduire le nombre de parlementaires, c’est la marche vers un Parlement de technocrates au détriment de la représentation du peuple.

L’inscription de nouvelles restrictions du droit d’amendement dans la Constitution confirme cette volonté de museler le pouvoir législatif ou du moins ce qu’il en restera.

Ce pouvoir législatif c’est le socle de la République, l’héritage des lumières et de la grande Révolution de 1789.

L’imprécision d’Edouard Philippe pour présenter des mesures d’une importance historique marque un rare mépris vis-à-vis du peuple. Cette imprécision masque la volonté de continuer à négocier en catimini, entre gouvernement et Présidents de l’Assemblée nationale et Sénat, une véritable trahison de l’esprit même de la République.

La référence au « Pacte girondin » sonne comme une lourde menace à l’égard de l’Etat républicain dont l’unicité est l’une des caractéristiques premières. Cette lourde attaque contre le Parlement a un sens profond : celle de laisser la voie libre au marché qui ne supporte plus l’obstacle démocratique que représentent le débat pluraliste et la représentation populaire, même imparfaite.

C’est pourquoi ce débat institutionnel en cours ne peut être distingué de l’offensive contre les services publics et l’intérêt général. Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste, demandent que les présidents de groupes et dirigeants d’organisations politiques représentés au Parlement soient à nouveau reçus par le Premier ministre et cela sans délai pour que les projets de loi leur soient présentés dans leur totalité.

Enfin, ils exigent que la voie du référendum prévale après un premier examen des textes par le Parlement, en particulier sur les questions liées à la représentation et aux pouvoirs des assemblées. Le Parlement est dans le viseur d’Emmanuel Macron. C’est au peuple de décider de l’avenir de la démocratie dans notre pays.

   

       Eric LOUIS

      Votre élu d’opposition PCF, de la liste « Une gauche solidaire pour Amilly ».

Pour en savoir plus

Eric Louis : gauche.solidaire@free.fr

Commissions : Travaux - Urbanisme - Environnement, Sports-Jeunesse,

École-Enfance, Finances, Affaires sociales, Affaires culturelles-Jumelages

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