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Les expositions

Le site se compose d’une bâtisse principale de 3 600 m² et de quatre bâtiments se déployant autour d’une cour et d’une allée arborée, dans un parc de près de 3 hectares. Ses dimensions exceptionnelles orientent le projet artistique dans le sens d’une valorisation du geste artistique d’aujourd’hui. C’est pourquoi l’accent est mis sur l’accueil et le développement de résidences de création.
 
 

Grande Halle  - TRAVERSER 

Exposition du 6 octobre au 16 décembre 2018
Artiste : Janos Ber - Commissariat d'Éric Degoutte

 

Dans la Grande halle des Tanneries, d’octobre à décembre 2018, le centre d’art contemporain accueille le geste de Janos Ber à travers l’installation spécifiquement pensée pour ce lieu, de grandes toiles suspendues.
Prolongeant le déploiement d’un geste artistique engagé depuis la fin des années 60, Janos Ber s’astreint avec passion et détermination à faire une peinture qui apparaît dans l’acte même, au-delà des limites habituelles de ses espaces et ses supports, de ses cadres induits par une pensée décidément classique.
Son geste est un déployé allant de la mesure à la démesure.
La mesure appréciée d’une pratique remise à l’épreuve, quotidiennement, d’une aptitude à user de ses pinceaux, de la peinture pour parcourir – encore une fois, une fois nouvelle – 
la toile ou le papier choisi. La mesure entre couleur et césure, entre blanc, vide, creux 
et ce qui forme masse, construction, mise en espaces, pôle de lumières et de couleurs.
La démesure est, elle, abordée au gré des « architectures parcourues » par ce geste déployé.
Les formants de la mesure y sont convoqués autant que rejoués. La peinture les déborde pour mieux les réinvestir et habiter le lieu.
De l’une à l’autre, de la mesure à la démesure, une force se détermine, se manifeste et 
donne à voir : c’est celle de l’artiste disposé à penser le déploiement de la toile au mur, de l’atelier à l’édifice, de l’oeuvre au monde.

L’exposition s’inscrit dans la 3e saison artistique du centre d’art, « intitulée Script, scraps and tracks ». Cette saison sera l’occasion de découvrir le travail d’artistes intéressés par une analyse du geste artistique, de l’émergence de la forme et de ses conditions de visibilité.

Peintre d’origine hongroise né à Budapest en 1937, Janos Ber vit en France depuis 1957.
Il interroge les écrits et la peinture d’Henri Matisse, début d’un travail relevant des thèmes venus de « l’inconscient ». En 2005, il expose à l’art dans les chapelles, en 2009 à l’H du Siège à Valenciennes, en 2010 au Musée Matisse de Cateau Cambrésis. En 2018, il participe à l’exposition « Mur/Murs, la peinture au delà du tableau », au Musée d’Art Moderne de Gyeonggi, 
à Ansan, en Corée du Sud (commissariat Olivier Delavallade / Domaine de Kerguéhennec).

 
 
 

Galerie Haute - Lieux de passage

Exposition du 6 octobre au 2018 au 5 janvier 2019 - Galerie Haute
Artiste : Diégo Movilla - Commissariat de Jérôme Diacre, Groupe Laura/Revue Laura

 

Diego Movilla est un plasticien espagnol qui vit en France depuis 2002.
Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bilbao, il développe une pratique artistique 
qui questionne les formes actuelles de la représentation du monde. Images d’objets, objets de peintures, il se sert de la peinture et d’œuvres en volume pour interroger notre mémoire de l’histoire de l’art et notre perception du temps présent. Toutes ses œuvres dialoguent à la fois avec le passé de l’art et les recherches des pratiques 
et techniques de son temps. Il expérimente ainsi de nouvelles formes qui se construisent par strates, effacements, repentirs et palimpsestes.

En associant les pratiques traditionnelles de création d’œuvres visuelles (peintures, sérigraphies, dessins, collages) et les nouvelles technologies de production d’objets (gravure laser, impression 3D, machine CNC), il parvient à tordre, accidenter, 
dérouter les unes et les autres pour produire des effets d’impressions renouvelés. 
Il intervient aussi sur des matériaux bruts comme les vitres cassées, les parpaings, les briques… pour déterminer des agencements et des formes qui dialoguent avec 
les arts appliqués, l’artisanat d’art.

L’exposition s’inscrit dans la 3ème saison artistique du Centre d’art contemporain. Intitulée « Script, scraps and tracks », cette saison sera l’occasion de découvrir nombre d’artistes, marqués par les conditions de réalisation du geste artistique, 
du déployé au tracé, sur une diversité de surfaces ou plus fondamentalement dans l’évolution de leurs propres pratiques.

Le centre d’art Les Tanneries, inauguré depuis septembre 2016, donne à voir et percevoir durant cette saison ce qui fait la contemporanéité du geste artistique en s’appuyant sur 
sa physionomie particulière – une ancienne friche industrielle devenue lieu de 
production, résidence et diffusion pour la création actuelle. Il doit être question de croisements : croisements de la fabrique du geste artistique et celle des formes écrites liées à ce geste (récit, document, archive, critique) car le Centre d’art 
se veut le lieu de rencontre du geste et de la pensée ; le lieu de construction 
des regards sur l’art d’aujourd’hui.

Petite Galerie - MONUMENTS, LES LARMES DU PRINCE

Exposition du 6 octobre au 2 décembre 2018 - Petite Galerie 
Artiste : Anne-Valérie Gasc, une proposition d'Emmanuelle Chiappone-Piriou

 

Après avoir questionné les écueils du Modernisme, Anne-Valérie Gasc poursuit son exploration des desseins politiques, symboliques et sociaux incarnés par l’architecture, en une suite de projets intitulée « Les Larmes  du Prince », entamée en 2015. Aux Tanneries, elle choisit de présenter une nouvelle étape de ses recherches qui se matérialisera en deux temps : à l’échelle de la maquette et de l’esquisse dans l’exposition « Monuments » (Petite galerie), puis à échelle monumentale dans la Grande halle au printemps 2019.

Anne-Valérie Gasc explore les évolutions de ce désir formel qui, héritier des visions cristallines et ductiles de l’architecture de verre (Glasarchitektur) du début du 20e siècle, se manifeste aujourd’hui dans des architectures contemporaines générées à l’aide d’outils numériques.
Par un travail plastique basé sur une compréhension fine des procédures digitales et de leurs possibilités matérielles et plastiques, Anne-Valérie Gasc explore les enjeux de cette production où le rôle de l’outil, devenu prépondérant, pousse les spéculations formelles au-delà de toute réalité constructive. 

Architectures futuristes ou ruines en devenir? Gasc interroge l’incohérence structurelle de ses œuvres comme le signe de leur échec possible. Ses artefacts pointent l’ambigüité d’une démarche architecturale contemporaine où la virtuosité technique semble se suffire à elle-même, fragilisant ainsi les idéaux démocratiques que les visionnaires du 20e siècle se donnaient pour ambition d’incarner.

En confiant à un logiciel le tracé « idiot » de ses Doodles Monuments, elle donne forme à des « monuments gribouillés » paramétrés numériquement, intrigants par l’étrangeté de leurs tracés.
En un principe entropique similaire, les séries d’œuvres présentées conjuguent dimensions physiques et informationnelles.
En poussant à l’extrême les logiques numériques, elles mettent à l’épreuve la matière : la légèreté du tracé digital initial trouve des résolutions différentes, qu’il se cristallise dans un objet imprimé ou artisanal (les œuvres Ruines et L’Original transparent ont été réalisées par les maîtres verriers du CERFAV et du CIAV). 

Les dizaines de prototypes qu’elle présente dans cette exposition portent les prémisses d’une installation d’envergure prévue pour le printemps 2019. Ce second moment de monstration vise la construction d’une pièce à grande échelle conçue et fabriquée numériquement pour la Grande halle. Pour cela, Anne-Valérie Gasc reprendra l’algorithme personnalisé de génération aléatoire d’un tracé virtuel, déjà exploré dans « Monuments », dont elle confiera la matérialisation à un robot.
Ce projet à échelle 1:1 repose sur un usage de technologies de pointe dont elle explore le potentiel de création grâce à des partenariats noués avec le monde de l’entreprise et de la recherche dans le secteur des technologies numériques. 

Anne-Valérie Gasc entreprend une démarche qui est à la fois celle d’une chercheuse, d’une archéologue des formes construites et d’une artiste dont la réflexion critique anticipe également les scénarios de l’architecture de demain.

L’exposition s’inscrit dans la 3e saison artistique du centre d’art, « intitulée Script, scraps and tracks ». Cette saison sera l’occasion de découvrir nombre d’artistes marqués par les conditions de réalisation du geste artistique, du déployé au tracé, sur une diversité de surfaces ou plus fondamentalement dans l’évolution de leurs propres pratiques.

 

Contexte de préfiguration du Centre d’art Les Tanneries

En préfiguration de l’ouverture officielle du Centre d’art Les Tanneries, la ville d’Amilly  donne carte blanche à L’AGART, l’association galerie d’artistes implantée dans le bourg depuis 2001. Depuis 2007, sur les tanneries encore en friches acquises par la ville, nombreux sont en effet les artistes, émergents ou confirmés, qui ont investi cet espace à ciel ouvert dans le cadre de résidences de création organisées par la ville d’Amilly sur les périodes d’été, et souvent en collaboration avec L’AGART.

Depuis 15 ans, L’AGART a aussi régulièrement organisé des expositions dans sa galerie, située au cœur du bourg. Elle y a présenté l’œuvre de plus de 80 artistes, édité des catalogues et initié un travail de sensibilisation auprès des publics.

 

Retour sur "œuvre aux singuliers"

Sur une invitation faite par la ville, sa directrice artistique, Sylvie Turpin, revient sur les temps forts de cette programmation avec l’exposition collective,  œuvre aux singuliers.  Elle présentera dans la Grande halle des Tanneries, d’une superficie de 1 500 m2  des peintures et des sculptures d'artistes des années 1970 à nos jours qui ont inspiré la ligne éditoriale de la galerie : Martin Barré, Christian Bonnefoi, Erik Dietman, Norman Dilworth, Jean-Pierre Pincemin, François Rouan, Claude Viallat, Jan Voss. Explorant sans a priori ce qui fait la réalité de la peinture – motif, surface, inscription du geste sur la toile -  ces artistes en interrogent les évolutions possibles, inventent de nouvelles manières de peindre et d’envisager le tableau. Il en est de même dans le champ de la sculpture où l’emploi de matériaux de récupération et d’objets du quotidien favorise les bricolages ludiques de formes. Se développant à la marge de toute forme d’académisme, ces univers artistiques singuliers ont apporté une contribution décisive à l’art d’aujourd’hui. 

 

Histoire des formes

Pour l’inauguration du Centre d’art contemporain Les Tanneries, en contrepoint d’une exposition portée par la ville d’Amilly et organisée par l’AGART au rez- de- chaussée de l’édifice, une exposition collective sera réalisée par Eric Degoutte, directeur du centre d’art, dans la Galerie haute d’une superficie de 500 m2. En invitant des artistes liés à l’histoire de l’abstraction, il expose avec Histoire des formes des gestes, des décisions, des attitudes et des protocoles singuliers qui en poursuivent l’histoire au temps présent, en revisitent les fondements et les prolongent.

 

 

Pour en savoir plus

Centre d'art contemporain : 

234 rue des ponts - 45200 Amilly

Horaires d'ouverture : 
Du mercredi au dimanche de 14 h 30 à 18 h 00

 

Informations pédagogiques, médiation, développement culturel :
Jeanne Pelloquin
Tél. : 02 38 98 90 00

Presse, communication, partenariats : 
Marguerite Pilven
Tél. : 02 38 98 89 99