LES FOLIES FRANÇOISES
jeudi 1er avril - 20 h 45 à l'espace Jean-Vilar

Patrick Cohën-Akenine


En l’an 2000, quelques-uns des plus brillants instrumentistes français de leur génération décident de donner corps à leur esprit d’innovation et créent Les Folies Françoises.

Cet ensemble, dirigé par le violoniste Patrick Cohën-Akenine, se donne pour mission de revisiter le répertoire baroque des XVIIe et XVIIIe siècles, dans l’esprit de liberté, de pluralité et de créativité qui animait les musiciens du Grand Siècle.

Depuis leur création, Les Folies Françoises ont à cœur de développer un son propre et reconnaissable par une recherche sur l’interprétation en musique de chambre des répertoires baroque et classique sur instruments anciens.
L’année 2008 marque le début d’une nouvelle aventure sans commune mesure dans l’affirmation de ce projet artistique et dans la redécouverte du patrimoine musical français en général : la reconstitution, en collaboration avec le CMBV (Centre de musique baroque de Versailles), des 24 Violons du Roy, l’orchestre de Louis XIV, outil de création du Son français par J. -B. Lully.

Reconnu pour son sens de l’innovation et de la variété, l’ensemble est devenu un acteur incontournable de la scène baroque. En France, il est notamment invité par les théâtres des Champs-Elysées et du Châtelet, la Cité de la Musique, le Théâtre de la Ville, l’Arsenal de Metz, l’Auditorium de Dijon..., ainsi que par les Folles Journées de Nantes, les festivals d’Ambronay, Saint-Denis, Saintes, Beaune, Sully, etc. À l’étranger, les Folies Françoises jouent régulièrement à Londres, Utrecht, Bruxelles, Barcelone, Santiago, Monaco, etc.

Depuis février 2008, Les Folies Françoises sont installées à Orléans. En nouant une étroite collaboration avec le Théâtre et en organisant sa propre saison de concerts, l’ensemble travaille au quotidien à la sensibilisation du public au travers de rencontres, d’ateliers de sensibilisation ou de stages de formations.

Le 1er avril à 20h45 à l’espace Jean-Vilar à Amilly, la célèbre formation composée de Patrick Cohën-Akenine, Romain Sénac, violon, Michel Renard, alto, François Poly, violoncelle sera accompagnée de François Castang, qui par sa voix unique mettra en valeur les musiciens et une des œuvres majeures de Haydn : Les Sept dernières paroles de notre Sauveur sur la Croix.


En 1786, Haydn écrit à la demande de la Cathédrale de Cadix une première version pour orchestre des Sept Dernières Paroles du Christ, en respectant l’usage de l’époque du rituel du Carême : Après un prélude approprié l’évêque montait en chaire prononçait une des sept paroles et la commentait. Après quoi il descendait de la chaire et se prosternait devant l’autel. Cet intervalle de temps était rempli par la musique (Haydn).
La difficulté de la commande résidait dans le fait d’écrire sept mouvements lents d’une dizaine de minutes pour chaque parole, tout en variant chacun des intervalles musicaux.
Haydn y parvient et ajoute même une introduction lente, ainsi qu’un mouvement final Terremoto. Ce «tremblement de terre», conclusion animée où apparaît, pour la première fois sur une partition, la nuance «fff», expulse la tension accumulée tout au long de l’œuvre.

En 1787, Haydn écrit une version transcrite pour quatuor à cordes, non pour remplacer la version pour orchestre, mais pour permettre aux musiciens amateurs de la jouer en petite formation. Il complète l’édifice en écrivant une troisième version sous forme d’oratorio en 1796.
Trois versions pour une œuvre dont on dit que Haydn la considérait comme «la meilleure de toutes ses œuvres». Chacune des sonates, chacun des textes plutôt, est rendu par une musique uniquement instrumentale, de telle sorte que même dans l’âme de ceux qui savent très peu de choses, elles suscitent l’impression la plus profonde. (Haydn, lettre à l’éditeur W. Forster, 8 avril 1787)

Que ce soit dans sa version originale pour orchestre (1787) ou quatuor (1788), cette œuvre de Joseph Haydn fait sans aucun doute partie des moments de musique les plus intenses qu’il soit donné d’entendre.
Nous retrouverons les Folies Françoises et les stagiaires de l’Académie Baroque d’Orléans du 16 au 18 avril au domaine de la Pailleterie. Ils réaliseront le 3e volet du stage dédié à la musique sacrée pour conclure le dimanche 18 avril à 18h00 à l’église Saint-Martin par un concert des stagiaires (entrée libre)

 

Tarif plein : 15€ - tarif réduit : 10 €


N° de licence 1-1001503 et 3-1004449