Laurent Clarisse, responsable du service des Espaces verts
 
 

Avril 2008
Le dipladenia
Dipladenia sanderi, de la famille des Apocynacées.
Plante volubile vigoureuse pouvant atteindre plusieurs mètres. Son importante floribondité pendant une longue durée et son feuillage brillant peu fragile en font une plante très attrayante. Elle est originaire d’Amérique du sud tropicale.
Les feuilles sont simples, persistantes, vernicées et coriaces. Les fleurs sont en forme de trompette de couleurs rose rouge ou blanche, elles se trouvent regroupées tout au long des tiges durant l’été.
Le dipladenia est très héliophile, il demande beaucoup de lumière pour se développer et fleurir. Des températures de l’ordre de 16° à 20°C lui conviendront. Il exige un sol acide léger, drainant qu’il faudra maintenir relativement sec.
L’hiver, les arrosages doivent être réduits au minimum. Chaque année, un rempotage de printemps lui sera profitable. Après la floraison, taillez la plante, sinon elle risque de se dégarnir à la base ou de s’étioler.
La multiplication se réalise par bouturage au printemps. L’été, sortez le dipladenia sur la terrasse ou dans le jardin.

Mars 2008
Le sansevieria
Le sansevieria trifasciata ou langue de belle-mère appartient à la famille des Agavacées.
Pour l’histoire, c’est Vincenzo Petagna, botaniste napolitain qui observa la première espèce de sansevieria connue au XVIIe siècle. Il l’envoya au naturaliste Thumberg en la dédiant à P.A Sanseverino, comte de Chiaromonte créateur d’un jardin de plantes rares en Italie du sud. Thumberg se trompa et appela la plante du nom d’un prince, Raimondo di Sangro de San Severo (militaire et inventeur).
Ce genre comprend environ 60 espèces, xérophytes, acaules, rhizomateuses, persistantes poussant dans des endroits rocheux secs en Afrique tropicale et subtropicale, à Madagascar, en Inde et en Indonésie.
Le sansevieria porte des feuilles érigées, épaisses et charnues de couleur vert foncé striées de gris-vert. Il existe des variétés panachées «S. Laurentü» (bordées de jaune) qui est la plus courante.
Cette plante se développe en touffe ou en rosette trapue sur des rhizomes traçants, souterrains ou affleurant le sol. Des grappes de fleurs blanches parfumées peuvent apparaître sur les pieds adultes.
Elle se cultive facilement et ne demande pas beaucoup d’entretien. C’est une plante héliophile, placez-la donc au soleil. Un mélange terre franche, terreau, sable grossier lui conviendra parfaitement. Un arrosage tous les 15 jours lui suffira, car elle est peu gourmande en eau.
Elle aime la chaleur (20°- 25°) mais supporte de grandes amplitudes thermiques.Cependant ne pas descendre au dessous de -8° -10°C.
Le rempotage ne peut s’effectuer que tous les 3 ou 4 ans ; entre temps appportez un engrais «spécial plantes grasses ou cactées».
La multiplication peut se réaliser par division de touffe ou par bouturage de feuilles en prélevant des tronçons de celles-ci.
Pour les personnes n’ayant pas la «main-verte», cette plante est parfaite car elle s’accommode de toutes les situations, supporte la sécheresse et les arrosages irréguliers. Elle est exceptionnellement résistante. Attention en revanche aux excès d’eau !

Février 2008
Des haies différentes
Je vais de nouveau vous parler, du choix des végétaux pour vos haies, afin d’éviter les alignements de thuyas et autres conifères qui n’ont rien à faire dans notre région et qui dénaturent nos espaces ruraux.
Je vous propose pour vos plantations de printemps, une liste d’arbustes que vous pourrez utiliser sous forme de haies ou de bosquets en les mélangeant à votre goût.
Ces végétaux mesurent de 2 à 4 mètres, sont composés de caduques et de persistants qui sauront vous cacher durant l’hiver. L’intérêt de ce type de haies est de laisser l’espace de développement suffisant aux végétaux afin de limiter la corvée de la taille de haie tirée aux cordeaux et peu esthétique. Ce style de bosquet plus harmonieux, souple donnera à votre jardin une autre envergure et s’intègrera dans le paysage.
Cette liste n’est pas figée, il existe dans ce genre de végétaux de nombreuses espèces qui peuvent s’adapter à ces bosquets. Vous pouvez demander des conseil à des pépiniéristes qui sauront vous guider.
Liste des végétaux :
Abelia grandiflora, Bambou phyllostachys Auréa, Bambou nigra, Bambou sasa Palmata, Buxus sempervirens, Carpinus betulus, Céanothus impressus, Chaenomeles speciosa (cognassier du Japon), Choisya ternata (oranger du Mexique), Corylus avellana Hétérophylla (noisetier), Cotoneaster franchetii, Crataégus nedia «Rubra Plena», Élaeagnus eddingei, Euonymus japonicus, Hibiscus hoschentos, Hibiscus syriacus, Ilex aquifolium Alaska, Ilex X altaclerensis «Golden King», Ligustrum lucidum, Osmanthus hétérophylus, Philadelphus nianesota Snowflake (seringat), Photinia X fraseri «Red Robin», Photinia X glabra, Prunus laurocerasus Etna, Rosa rugosa «Roseraie de l’Hay», Salix rosmarinifolia, Syringa Vulgaris, Tamarix romosissiua, Viburnum tinus, Viburnum utile, Weigela conquête.

Janvier 2008
Le clérodendron
C’est un petit arbuste appartenant à la famille des verbénacées. Ce genre comprend environ 400 espèces d’arbres, arbustes et plantes grimpantes originaires d’Asie et d’Afrique. Pour les espèces grimpantes, il est recommandé de les cultiver en serre car elles sont fragiles sous notre climat. L’espèce la plus couramment rencontrée est le clérodendron trichotomum. Il est originaire du Japon et de la Chine. C’est un arbuste aux ports arrondis de 3,50m, très élégants. Les feuilles caduques, ovales vert moyen et duveuteuses aux revers, dégagent une odeur désagréable lorsqu’on les froissent. Les fleurs blanches, d’aspect étoilé, pourprées dans le calice et parfumées sont présentent d’août à septembre. Ses fruits sont de petites baies bleues sur des calices devenus rougeâtres. Cette plante aime les sols ordinaires, sauf calcaires. C’est une belle plante qui est trop peu utilisée et qu’il est conseiller de planter en massif ou isolé.

Décembre 2007
Le chlorophytyum
Le chlorophytum ou phalangère : le chlorophytum élatum (ou syn. C. comosum) appartient à la famille des Liliacées. On l’appelle aussi plante araignée. Cette espèce est originaire d’Afrique du sud. Elle fut introduite en Europe au XIXe siècle. Son nom vient tout simplement de chloros (vert) et de phyton (plante).
Elle est utilisée essentiellement comme plante d’appartement mais depuis quelques années, nous la retrouvons dans les massifs et les jardinières estivales. C’est une plante herbacée, vivace, stolonifère à racines charnues. Elle forme une touffe compacte aux longues feuilles rubanées bicolores ou vertes selon les variétés. En période de croissance, des stolons de 50 à 60 cm de long sortent de la touffe, ils portent des petites fleurs blanches, puis des plantules.
Cette plante est robuste et de croissance rapide. Elle s’accomode à différents types d’expositions. Une lumière assez vive lui conviendra parfaitement.
Pour les températures, elle supportera sans aucun domage 6 °à 7° pourvu que l’atmosphère soit sèche.
L’arrosage doit être régulier, il faut maintenir la motte humide pendant la période de croissance. En hiver, il faut réduire les apports surtout si la température est basse. Les racines charnues stockent de l’eau, donc attention aux excès, qui pourraient lui être néfastes.
Un rempotage annuel est nécessaire lorque les racines débordent du pot. Pour cela un mélange de tourbes et de terre de jardin lui conviendra.
La multiplication est assez simple, il s’agit du stolonnage. Il suffit de repiquer dans un pot les plantules se trouvant à l’extrémité des stolons. La réussite est quasiment assurée. C’est une plante que l’on retrouve régulièrement dans les appartements car elle est robuste, de croissance rapide et elle ne demande pas beaucoup d’entretien. De plus elle se garde longtemps et se mulitiplie facilement.

Novembre 2007
Le cosmos
Depuis plusieurs années des jachères fleuries, embellissent nos campagnes, une multitude de plantes composent ces mélanges et je suis à peu près sûr que vous avez remarqué une fleur très simple rose, blanche, carmin à cœur jaune qui se détache d’un feuillage vert tendre souple et léger. Cette plante c’est le cosmos. Elle est composée de 25 espèces de plantes annuelles ou vivaces qui sont très adaptées à la culture de plates-bandes ou en pot et peuvent aussi être utilisés en fleurs coupées. Elles fleurissent pendant une période assez longue et ceci jusqu’aux premières gelées. Les différentes variétés peuvent atteindre 60 centimètres à 1.20 ?m environ. Les distances de plantations varient en fonction de la plante, qui sont de 60 cm pour les plus hautes, à 40 centimètres pour les plus petites. Les cosmos aiment un sol léger, pas trop riche avec un arrosage léger et de la chaleur. Prévoir un tuteurage pour les variétés les plus hautes à la taille adulte. C’est une plante très robuste rarement malade quelque fois envahie par les pucerons au stade de jeunes plantes.

Octobre 2007
La gunnera
La rhubarbe géante du Brésil
La Gunnera est une plante qui nous vient directement de la préhistoire. Ses dimensions et ses feuilles parsemées de pointes en attestent.
La Gunnera manicata syn. Gunnera brasiliensis, généralement appelée rhubarbe géante ou gunnère du Brésil, est une vivace à rhizomes traçants, originaire des marécages du Brésil et de la Colombie. Le genre Gunnera a été dédié à J. Ernst Gunner (1718-1773), évêque et botaniste suédois. On y décompte environ 45 espèces. Gunnera Manicata est une plante imposante et la luxuriance de son feuillage en fait une plante de choix pour les grands jardins. Elle est très utilisée aussi pour la décoration de bord d’étang, marécage et petits ruisseaux.
Une protection de la souche pendant l’hiver est nécessaire dans les régions au nord de la Loire. En général, on utilise les feuilles de la plante elle-même pour la recouvrir. Elle peut alors résister à des températures bien plus basses (-20°C), à condition d’avoir au moins 2-3 ans. Cette plante est non comestible malgré son nom de rhubarbe géante!
Contrairement à ce que pourraient laisser penser ses origines, Gunnera manicata n’a pas particulièrement besoin de chaleur. Dans la nature, elle pousse dans des lieux où les températures minimales sont de l’ordre de -10 °C. Dans son pays d’origine la température dépasse rarement les 14/15°C l’été en moyenne.
Son feuillage caduque est énorme (3 mètres de diamètre dans de bonnes conditions). Le pétiole de la feuille est épineux et mesure de 1,5m à 2m de long, et est surmonté d’un limbe de 1,5m à 2,5m de diamètre, lobé, crénelé et marqué de sillons au niveau des nervures.
Cette plante possède de minuscules fleurs rouge-verdâtres, hermaphrodites, en épis dressés de 0,8m à 1,2m de haut.
L’inflorescence se développe tôt, vers avril-mai, mais ne pousse que lentement jusqu’à l’automne. Les fleurs femelles se trouvent à la base de l’inflorescence, tandis que les fleurs mâles se situent dans les parties médianes et supérieures. Elles sont parfois bisexuées. Les fruits sont sphériques, rouge-vert, de 1mm à 3 mm de long. Pour une croissance optimale de la plante, la placer dans un endroit ombragé type sous-bois avec un sol riche en humus et humide. Pour une bonne croissance il est recommandé de faire des apports de fumier bien décomposé tous les ans.
En revanche en position ensoleillée il est recommandé de faire attention au vent qui assèche vite la plante et au soleil brûlant de l’été.
Voici donc une plante qui peut ajouter une pointe d’exotisme dans votre jardin.

Septembre 2007
Le saintpaulia
Le saintpaulia ou violette du Cap : ce genre comprend 12 espèces de plantes vivaces non rustiques à feuilles persistantes dont une seule est couramment cultivée. Cette espèce très florifère et ses variétés doivent être cultivées en serre et sont utilisées comme plantes d’intérieur. Il s’agit du Saintpaulia imantha (violette d’Usambara) faisant parti de la famille des Gesneriacées. Cette espèce nous vient des contreforts du Kilimandjaro. C’est une plante acaule, formant une large rosette, aux feuilles cordiformes d’un vert foncé et duveteuses. Les fleurs sont groupées en petites ombelles, elles apparaissent tout au long de l’année mais surtout entre juin et octobre.
Grâce à de nombreuses obtentions, il existe des variétés aux fleurs simples ou doubles de couleurs rose, bleu intense, violette et blanche, unicolores ou bicolores.
• Culture : la violette du Cap exige une température minimale de 16°C en hiver et de 18 - 20°C le reste de l’année. Elle préfère les substrats tourbeux et bien aérés. Le rempotage s’effectue après la floraison. Il faut éviter de la placer en plein soleil car ce dernier décolorera ses fleurs ; un endroit à mi-ombre sera le plus approprié. L’arrosage doit être régulier mais sans excès. Il faut éviter d’arroser les feuilles car celles-ci se tacheront. En hiver, il faut réduire les apports. Un engrais liquide pour plantes fleuries peut-être apporté de mars à septembre.
• Multiplication : elle peut se réaliser par semis en mars ou avril. Sinon la méthode la plus employée est le bouturage de feuilles. On prélève une feuille adulte sur une plante saine, on sectionne le pétiole à 3 cm de longueur et on pique la feuille en biais, dans un mélange de tourbe et de sable fin. La reprise s’effectue en six à huit semaines.

Juillet - août 2007
Le saule (salix)
Contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, le saule n’est pas seulement composé d’espèces d’arbres de grandes tailles! Il y a en effet de magnifiques arbres avec des couleurs et des reflets gris bleutés qui s’étalent du printemps à l’automne et qui laissent durant l’hiver une écorce colorée. Mais les saules c’est aussi une multitude d’arbustes allant de 30 cm (salix grahamii) qui ont une végétation dense, plaquée au sol qui peut-être utilisé comme couvre-sol, à des saules de 4 à 6 mètres (salix exigua 5 mètres, salix purpuréa 3 mètres) et le (salix rosmarinifolia) superbes arbustes de 1,50m avec des rameaux fins, denses, grisâtres, aux revers argentés.
L’ensemble de ces plantes peut être utilisé en bosquet ou en haie en les associant avec des végétaux persistants.
Planter d’octobre à février dans un sol plutôt frais, éviter les sols trop sableux ou alors prévoir un peu d’arrosage.
La taille est simple, ôter le bois mort, vous pouvez aussi prévoir de rabattre la plante de moitié durant l’hiver afin de favoriser la pousse de bois jeune, ne pas tailler trop court.
C’est une plante facile qui s’intègrera parfaitement à l’environnement de notre région.

Juin 2007
Katsura (arbre à caramel)
Le cercidiphyllum japonicum ne comprend qu’une seule espèce d’arbre caduc originaire de Chine et du Japon et ce genre à sa propre famille les cercidiphyllacées proche parente des magnoliacées. Cette plante est dioïque c’est-à-dire qu’elle a des arbres mâles et des arbres femelles. Sur les arbres femelles des bouquets de petits fruits verdâtres apparaîssent après une floraison rouge insignifiante. Ces feuilles arrondies et opposées sont légèrement crénelées. Cet arbre est surtout prisé pour son feuillage rouge au printemps devenant vert en été puis avec des couleurs jaune, rose orange rouge en automne qui dégagent sur les vieux arbres une odeur de caramel. Du haut de ses 40 mètres dans son pays d’origine, il atteint péniblement 12 mètres en Europe, en raison des conditions de culture. Son écorce se détache en lambeaux sur les vieux arbres. Cet arbre apprécie un sol riche frais mais bien drainé en situation ensoleillée ou mi-ombre. La rusticité de l’arbre ne fait aucun doute mais son feuillage reste sensible aux gelées tardives. De plus, il redoute la sécheresse et les vents desséchant. Sa reproduction se fait par semis ou par bouturage. Son bois est utilisé au Japon mais cela reste assez rare. Les Américains utilisaient le goût caramélisé des feuilles pour faire des bonbons mais ils ont arrêté après s’être aperçu qu’ils étaient cancérigènes...

Mai 2007
Le Clivia
C’est une plante très robuste faisant partie de la famille des amaryllidacées. Elle est originaire d’Afrique du sud. Elle fut importée en Europe au XIXe siecle. On la dénomma clivia au clivie, nom de jeune fille de la duchesse de Northumberland.
Le clivia miniata est une plante vivace herbacée à souche bulbeuse. Il croît pendant neuf mois consécutifs, ensuite il observe une période de repos complet de trois mois. Il est rustique et ne réclame guère de soins particuliers. Il possède de longues feuilles rubanées, épaisses et larges, toujours vertes qui sont portées en éventail sur la souche. De février à avril, il donne sur une longue hampe rigide une ombelle de fleurs en cornets de couleur rouge-orangé à jaune pâle.
Il existe différentes espèces et variétés :
- clivia variegata aux feuilles rayées longitudinalement de crème,
- clivia auréa à fleurs jaunes (assez rare),
- clivia miniata var citrina à fleurs jaune pâle,
- clivia mobilis aux fleurs en trompettes étroites, jaunes et rouges.
Le clivia possède des racines charnues qui contiennent des réserves alimentaires lui permettant de supporter une période de repos nécessaire à sa future floraison. Pour provoquer ce repos, il faut réduire les arrosages en automne et en hiver et le soumettre à des températures plus basses (entre 10 et 12°C).
• Lumière : il est peu exigeant et s’adapte à toutes les situations, il tolère bien la mi-ombre.
• Température : 18 - 20°C environ durant sa période de croissance et seulement 10 - 12°C en hiver pour son repos.
• Arrosage : maintenir la terre légèrement humide (une fois par semaine) en faisant attention à l’excès d’eau qui lui serait fatal. Réduire les apports durant l’hiver.
• Rempotage : il s’effectue tous les deux ans seulement, après sa floraison, supprimer toutes les racines sèches, vides ou abîmées.
• Multiplication : elle se réalise par division, il suffit de détacher délicatement les rejets produits sur les côtés.
Elle peut s’effectuer également par semis, mais dans ce dernier cas il faut attendre plusieurs années avant qu’il ne fleurisse pour la première fois.
• Conseils : supprimez les hampes florales dès que les corolles sont flétries, ne laissez pas les graines se former car cela compromet la floraison suivante.
Dès que les hampes florales apparaissent, n’augmentez surtout pas l’arrosage, sous peine de provoquer l’avortement de la floraison. Et pour favoriser celle-ci, laissez la plante se reposer.

Avril 2007
Lolivier
La chanson dit « auprès de mon arbre je vivais heureux », j’espère qu’il en sera de même pour l’ensemble des Amillois, grâce à un arbre un peu particulier que nous venons de planter au rond-point de la rue du Vernisson.
Ce n’est pas un arbre ordinaire, mais un olivier un peu plus que centenaire qui a trouvé sa place dans un endroit peu ordinaire après avoir passé un siècle en Italie.
Il s’est trouvé à 40 km au Nord de Paris, pour s’acclimater et pour finir dans notre belle ville d’Amilly. On considère sa résistance au froid jusqu’à -10 pour les branches et de -18 à -22 pour le tronc, mais il ne faut pas oublier que nous sommes très proches de l’avenue d’Antibes qui nous remonte la chaleur du sud. Avenue où seront bientôt plantés des palmiers, le seul endroit logique de la commune pour cette plantation.
C’est donc, je l’espère, avec un brin de soleil et un petit air de vacances que vous admirerez ces arbres.

Mars 2007
Le cypérus
Le cypérus appartient à la famille des cypéracées, ce genre comprenant 550 espèces de plantes à ports gracieux qui ressemblent à des joncs et qui aiment l’humidité.
L’espèce la plus couramment cultivée est le cypérus alternifolius, souvent appelé à tort papyrus. Originaire des zones marécageuses de Madagascar, il peut atteindre 1,50 mètre de hauteur avec un étalement de 60 cm. Ce cypérus s’adapte facilement en intérieur, à condition de respecter ses exigences en lumière et en eau. Les feuilles sont disposées en forme de parasol, elles sont portées par de longs pétioles réguliers vert foncé. De juillet à septembre, des petites inflorescences duveteuses se forment à la base des bractées.
Le cypérus papyrus ou cypérus du Nil est originaire d’Afrique du nord et de l’est. Il peut atteindre 2 mètres à 2,50 mètres de hauteur et 0,50 à 1 mètre de largeur. Les tiges sont vert foncé et de section triangulaire, elles ont une épaisseur de 5 à 8 cm et sont issues d’un rhizome compact. Elles sont couronnées de têtes globuleuses (30 cm de diamètre) constituées de tiges retombantes filiformes terminées par une inflorescence ébouriffée vert soufre (de juillet à septembre).
Dans l’antiquité, les Égyptiens séchaient et compressaient la moëlle des tiges pour faire du papier. Maintenant, le cypérus papyrus trouve de plus en plus sa place dans les jardins de ville pour agrémenter les massifs.
Culture : les cypérus sont gourmands et apprécient une compost riche et assez lourd.
Une température comprise entre 15 et 25°C leur conviendra parfaitement. Ils aiment les endroits ensoleillés ou partiellement ombragés durant l’été. Ils sont exigeants en eau compte-tenu de leurs origines. Pendant la belle saison, ils peuvent être placés à l’extérieur au bord d’un bassin ou près d’une mare.
Pour les cypérus cultivés en intérieur, ils devront être mis sur une soucoupe emplie d’eau constamment ou placés sur un lit de billes d’argile afin de maintenir une bonne humidité.
Multiplication : elle peut s’effectuer par semis de mars à mai ou par division de souche pour les cypérus papyrus. Pour les cypérus alternifolius, le semis est également possible. On peut les multiplier aussi en coupant la tige à 3 cm en dessous du bouquet de feuilles, réduire ces dernières et les placer dans un récipient empli d’eau.Elles flotteront naturellement, ensuite après l’enracinement les plantes seront mises en pot qui devra être maintenu très humide.

Février 2007
Le mélèze
Originaire des régions montagneuse fraîches de l’hémisphère nord il comprend 12 espèces de conifères coniques à feuillage vert tendre au printemps puis se fonçant un peu plus au fur et à mesure de la saison.
Au printemps avec les nouvelles feuilles apparaissent les cônes mâles jaunes pendants, et les cônes rouges femelles écailleux, qui mûrissent pendant tout l’été et qui persistent après la chute des graines. L’hiver, l’arbre est dénudé de ses feuilles laissant apparaître un bois plus ou moins coloré suivant les espèces.
Pour ce qui est de la culture, ce sont des végétaux qui nécessitent un sol bien drainé, caillouteux ou assez léger. Un arbre de 50/60 cm est de taille idéale pour la plantation. La période propice pour réaliser cette tâche se situe entre octobre et mars. Il est conseillé de toujours bien dégager le pied, un bon bêchage deux fois par an et un bon désherbage régulier participeront à la bonne santé de votre arbre.
La plupart des mélèzes dépérissent en sol détrempé .
La multiplication du mélèze est chose aisée quand il s’agit du semis mais s’avère beaucoup plus difficile quand on veut la réaliser par bouturage. Pour ce qui est de l’entretien des mélèzes il ne nécessite aucune taille mis à part le bois mort et les têtes fourchues. L’avantage de ce conifère est qu’il n’est pratiquement sujet a aucune maladie et ravageur dans des conditions de culture optimale
Les principales espèces : le Larix decidua plus communément appelé mélèze d’Europe est un bel arbre d’une trentaine de mètres environ qui s’est remarquablement bien adapté au milieu montagnard européen. Jeune, il est de forme conique et a tendance à s’aplanir avec le temps. Ses aiguilles vert tendre et son bois brun-rouge avec l’âge font de lui l’un des plus beaux arbres de nos montagnes.
Le Larix kæmpferia (mélèze du japon) a une croissance plus rapide que son voisin européen et est donc plus utilisé pour la reforestation. De même gabarit il se différencie du mélèze d’Europe par des aiguilles gris-vert bleutées et un bois plus orangé.
Le Larix laricina est plus petit que les deux espèces précédentes citées et originaire d’Amérique du nord, où il est le plus répandu. Son feuillage vert bleuté, jauni en automne. Son écorce passe du rosâtre au brun rougeâtre.
C’est un conifère idéal qui mérite d’être plus connu. Planté dans les jardins de taille moyenne, il apportera de la fraîcheur l’été grâce à son feuillage, et n’assombrira pas le jardin l’hiver puisqu’il perd ses aiguilles en automne.

Janvier 2007
le houx
Le houx (Ilex aquifolium) est une plante qui comprend près de 300 espèces d’arbres et d’arbustes gélifs ou rustiques à feuilles caduques ou persistantes. L’espèce la plus fréquement cultivée est l’Ilex aquifolium ; elle est très appréciée dans les jardins, qu’elle soit taillée ou laissée en arbre. On peut observer des petites fleurs insignifiantes blanches ou vertes au printemps. Les fleurs mâles et femelles, sont sur des pieds différents, lorsque ceux-ci sont cultivés à proximité l’un de l’autre, les arbustes produisent des baies brillantes et colorées qui durent une partie de l’hiver avant de faire le bonheur des oiseaux et celui des hommes pour les décorations de Noël.
C’est un arbuste qui peut s’intégrer dans des haies vives, les feuilles persistantes assureront l’opacité durant l’hiver, avec un feuillage brillant et dentelé, et de la couleur grâce aux baies. L’Ilex peut être planté dans un sol ordinaire, au soleil ou à l’ombre. Les variétés panachées doivent être cultivées au soleil car à l’ombre les couleurs palissent.

Décembre 2006
Le Kalanchoé
Le kalanchoé « succculente à floraison abondante»...
- Origine : les kalanchoés sont de la famille des Crassulacées. Ils comptent 130 espèces caractérisées par la beauté de leur feuillage (K.tomentosa), d’autres se distinguant par leur superbe floraison (K. blossfeldiana). Ils sont présents de la corne de l’Afrique (Somalie, Yemen) jusqu’en Afrique du sud en passant par Madgascar et l’Angola.
Le Kalanchoé blossefediana a donné de très nombreux cultivars à la brillante floraison. C’est une plante dite de «jours courts» comme le Poinsettia, car il commence à fleurir lorsque la durée du jour diminue. Il est intéressant pour sa longue floraison étant donné que ses nombreux boutons floraux ne s’épanouissent pas en même temps. Ses fleurs vivement colorées de rouge, d’orange ou de jaune principalement sont mises en valeur par un feuillage vert brillant. Ses feuilles sont charnues et crénelées.
Le Kalanchoé tomentosa est une espèce intéressante pour son feuillage duveteux et argenté. Les feuilles très épaisses, en rosettes serrées, se colorent de brun sur les bords.
Les Kalanchoés daigremontiana et tubiflora sont deux espèces bulbifères originales, ils développent sur le pourtour des feuilles, des plantules.
- Culture : le Kalanchoé est une plante grasse vivace (de serre) se cultivant comme toutes les cactées. Il est robuste et peu exigeant.
Il fleurit naturellement en hiver et au printemps. Pour accentuer et favoriser sa floraison, otez régulièrement les fleurs fanées.
- Luminosité : il préfère une lumière vive sans exposition direct au soleil.
- Températures : en été les températures idéales seront comprises entre 18 et 25°c. N’hésitez pas à les sortir pour favoriser leur développement. En hiver 16 à 18 °c lui conviendront parfaitement
- Arrosage : évitez les excès d’eau qui lui seront fatals, pour cela arrosez modérément (une ou deux fois par semaine) et réduisez les apports en hiver.
- Engrais : un engrais pour les plantes fleuries une fois par mois suffira. Après floraison, effectuez un rempotage. Utilisez un mélange composé de sable, de tourbe et de terre franche. Pour la multiplication :
• Kalanchoé blosseldiana : elle s’effectue par semis au printemps ou par bouturage après la floraison
• Klanchoé daigremontina : il suffit de repiquer directement les plantules se trouvant à l’extrémité des feuilles.


Novembre 2006
Le ginkgo
Eh oui ! Le seul arbre à avoir résisté aux bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, c’est aussi le seul arbre survivant de la famille des ginkgoacées. Le ginkgo est le conifère le plus primitif et le plus ancien. Il apparaît durant le permien, c’est à dire il y a 300 millions d’années, et a été décrit pour la première fois en Chine (d’où il semble avoir disparu à l’état sauvage) par Engelbert kaempfert, médecin et botaniste allemand qui séjourna au Japon de 1690 à 1692 en mission pour la compagnie des Indes Néerlandaise. Il fut le premier Européen à avoir fait une description de cet arbre dans son mémoire Amoenitatum exoticarum (publié en 1712). Il a été introduit en France par Auguste Broussonet et fleurira pour la première fois le 12 avril 1812 au jardin botanique de Montpellier.
Le Ginkgo Biloba est un gymnosperme ce qui signifie : « graine nue ». Ses embryons de graines sont exposés à l’air libre. Il est de taille moyenne, pouvant atteindre 20 à 35 m. Sa durée de vie est assez importante, puisque certains spécimens sont connus pour avoir plus de 2.500 ans. Ses feuilles sont uniques parmi les plantes porteuses de graines, puisque formées de deux lobes en forme de palmes. Elles atteignent de 5 à 15 cm de long. Il porte son nom d’arbre aux 40 écus car il a été acheté par un botaniste français de Montpellier, M. de Pétigny pour 40 écus (somme importante à l’époque) à un botaniste Anglais. Les graines ont une taille de 1 ou 2 cm et sont contenues dans un fruit de couleur jaune-marron de 2 à 3 cm de long. Avant l’automne, ce fruit est lisse et attirant mais toxique car il contient de l’acide butonique, qui a d’ailleur une odeur très repoussante. La graine, quant à elle, est comestible après dénoyautage. Les cuisiniers japonais s’en servent pour la cuisine. Les graines sont une nourriture traditionnelle en chine, souvent servie aux mariages, et on leur attribue parfois des vertus médicinales ou parfois aphrodisiaques. Les Ginkgo sont faciles à obtenir par semis des graines.
Le ginkgo est un arbre dioïque, c’est à dire que les sexes sont distincts, certains arbres sont mâles et d’autres femelles. Le sexe d’un arbre est difficile à déterminer avant la production de fruits. En effet, seules les femelles produisent des fruits (et donc des graines). La plupart des Ginkgo plantés en ville sont des mâles obtenus par bouturage pour être sûr qu’ils ne produiront pas de graines nauséabondes au milieu de l’hiver.

Octobre 2006
l'astilbe
Je vous ai déjà parlé des avantages et des inconvénients des plantes vivaces qui ne sont pas aussi faciles d’entretien que l’on peut le croire.
Il y en a une parmi d’autres qui a beaucoup d’avantages, c’est l’astilbe, elle comprend 25 espèces, qui sont particulièrement mises en valeur lorsqu’elles sont plantées en touffe de 5 à 10 m2. Leur feuillage est profondément découpé, il va du vert moyen au vert profond, avec des teintes cuivrées. La fleur ressemble à des plumeaux et sont très colorées du rose violacé au blanc.
Il vous suffit de planter en fonction de la variété choisie à une distance de 30 à 60cm, dans un sol assez profond et frais, aussi bien au soleil qu’à l’ombre, arroser à la plantation et pendant les périodes sèches. Un apport de fumier bien décomposé peut-être effectué au printemps, sous forme de paillis. À l’automne rabattre les rameaux au niveau du sol.
Après deux ans vous pouvez arracher courant mars et diviser les touffes afin d’augmenter les surfaces, plus elle sera importante, et plus l’effet produit sera spectaculaire, la floraison ayant lieu de juin à août, et le feuillage prenant la suite.


Septembre 2006
Les végétaux face à la sécheresse
Dur d’être une plante quand il fait chaud et sec, car rechercher de l’eau lorsque l’on ne peut pas se déplacer constitue un sacré obstacle à la survie en milieu aride. Pourtant, certains végétaux ont développé différentes méthodes pour pallier leur immobilité. On les appelle les plantes xérophytes*.
Certains étendent leurs racines près de la surface, le plus prêt possible, en quête de la moindre trace d’humidité déposée par les brouillards. Au début de sa croissance, le prosopis, un arbuste du Sahara, développe d’abord un réseau de racines souterraines à la recherche d’eau, avant de développer ses organes aériens. Par sa bonne adaptation au milieu aride, le prosopis est devenu un véritable fléau au Kenya. Les cactus possèdent un réseau de racines dix à quinze fois plus étendu que leur partie aérienne (soit proportionnellement quinze fois plus qu’une plante «ordinaire»).
D’autres plantes sont spécialisées dans le stockage de l’eau. Elles développent des cavités spongieuses, des feuilles grasses revêtues d’une couche de cire, ou des épines (des feuilles modifiées) dans lesquelles elles conservent la rosée ou la pluie, sous forme de sucs (de sève). D’où leur nom de plantes succulentes. Et pour ne pas gaspiller l’eau, les plantes des déserts transpirent peu. Leurs feuilles sont petites et épaisses, ce qui limite les pertes d’eau en réduisant la surface exposée par rapport au volume. Tous les arbres ont remplacé leurs feuilles larges et mates par de fines épines ou des feuilles étroites et brillantes (comme le palmier) pour éviter de perdre trop d’eau par transpiration. Les stomates (sortes de petits trous par lesquels la plante transpire) sont peu nombreux et concentrés sur la face inférieure des feuilles, donc moins exposés au soleil et à la chaleur. Enfin, leur cycle de reproduction est adapté : les graines peuvent rester dormantes pendant des années, en attendant la pluie. Puis germer, fleurir et reproduire des graines en moins de deux semaines dès que de l’eau est disponible !
*xérophytes : plantes vivant dans un milieu sec, soit par le substrat, soit par l’atmosphère, soit par l’ensemble des deux.

Juillet - août 2006
Le fuchsia
Les fuchsias font partie de la famille des Onagracées. Ce genre comprend environ 100 espèces de petits arbres et d’arbustes à feuillage caduc ou persistant, et quelques vivaces. Ils sont originaires des zones montagneuses d’Amérique centrale et du sud, et de la Nouvelle Zélande.
Il existe plus de 8.000 hybrides et cultivars qui ont été sélectionnés pour la beauté et l’originalité de leurs fleurs. Celles-ci s’épanouissent de manière plus ou moins continue de juin aux premières gelées. Dans les régions à climat doux, les fuchsias sont réellement rustiques. L’espèce la plus rustique «Fuchsia magellanica» a été légèrement utilisée pour l’obtention des fuchsias rustiques modernes.
La culture : en plein soleil ou à mi-ombre, les fuchsias préfèrent un sol fertile, frais mais bien draîné. Durant la croissance, arrosez 1 ou 2 fois par semaine, ou plus selon les conditions climatiques, et apportez un engrais liquide pour plantes fleuries toutes les deux semaines.
Les ennemis et maladies pouvant être rencontrés sont : les aleurodes (mouches blanches), pucerons, acariens, le botrytis (pourriture grise), rouille et fumagine.
La multiplication : elle s’effectue par bouturage assez facilement.
Le fuchsia peut demander quelques pincements et un tuteurage éventuel. C’est une plante de culture facile, très florifère du printemps à l’automne offrant une grande originalité dans les formes et couleurs de fleurs. De plus, elle peut être présentée de différentes façons en tige, en buisson ou pleureur pour les suspensions.
L’hiver un hivernage sera nécessaire dans notre région, rentrez les pots à l’abri et paillez-les (pour les variétés plus rustiques).

Juin 2006
les bonsaïs
Le mot bonsaï signifie « arbre cultivé en pot  » en japonais. Leur silhouette miniaturisée attire le regard. Cet art apparait en Europe au XIXe siècle, tandis que cette technique existe depuis des millénaires en Chine. Cet art fut adopté au Japon vers le XIe siècle.
Les premiers bonsaïs étaient des bonsaïs d’extérieurs (érable, hêtres, pommiers...). Les bonsaïs d’intérieur sont arrivés, il y a quelques années seulement ; ce sont des plantes d’origine tropicale ou subtropicale adaptées à la culture en intérieur (carmona, ficus, marraya,