Laurent Clarisse, responsable du service des Espaces verts
 
 

Juin 2010
Le bananier
Il appartient à la famille des Musaceae. C’est une plante vivace herbacée à grandes feuilles qui referme 80% d’eau. Le bananier n’a pas de tronc car il ne contient pas de bois, c’est la superposition des feuilles qui le maintient érigé (on parle alors de «pseudo-tronc»). Ce dernier sert d’aliment pour la volaille ou le bétail. En Asie, il entre dans la fabrication de la pâte à papier. Les fibres de certains bananiers servent à fabriquer des liens, cordages, tissus, vêtements…
Aujourd’hui, il est encore utilisé dans la fabrication de nos billets de banque. La fleur apparaît lorsque le bananier atteint sa maturité. C’est une fleur complexe (inflorescence). Les fruits poussent en grappes qui composent le régime, lequel pèse entre 20 et 50 kg. Seuls les bananiers d’ornement comme les Ensete se reproduisent par les graines : les variétés à fruits comestibles possèdent des graines non fertiles ; la multiplication se fait alors par division des rejets.
Le bananier pousse souvent dans les régions chaudes et humides du globe (zones tropicales et subtropicales).
On le trouve en Afrique, en Amérique du Sud et Centrale et principalement en Asie du sud-est.
Parmi les différentes variétés ornementales :
- Musa basjoo : il est originaire de Chine et pousse jusqu’à 3000 m d’altitude. Il est donc particulièrement bien adapté aux froids. C’est l’un des plus rustiques. Il résistera à des températures inférieures à –10°C. En effet le feuillage disparaîtra dès les premiers gels. Seul le « pseudo-tronc » restera intact jusqu’à –5°C, ensuite la partie aérienne disparaîtra pour renaître en avril. Pour une culture en pleine terre, il préfèrera une situation chaude et abritée des vents qui peuvent découper les feuilles en lanières. Lors de la plantation, il est conseillé de faire un apport de terreau. C’est une plante très gourmande en engrais, au printemps fertilisez-le avec de l’engrais organique (fumier). L’arrosage doit être copieux et régulier pour lui assurer une bonne croissance. L’hiver, protégez-le avec un voile d’hivernage ou une canisse remplie de feuilles, le tout recouvert d’un sac pour éviter l’excès d’humidité. Dès les beaux jours, découvrez-le et les rejets repartiront. La multiplication se fait par division au printemps (avril-mai), il suffit de prélever les rejets d’au moins 10cm.
- Ensete Ventricosa : il craint le gel (-1°C) et il peut atteindre 3 à 4 mètres de hauteur.
- Ensete ventricosum maurelli ou rubra : belles feuilles qui rougissent dans la saison (en pot 2m de hauteur et 4 à 5 m en terre). Il est de plus en plus utilisé dans les massifs floraux.
- Musa dwarf cavendish : il a un petit développement en intérieur.

Mai 2010
Choisir une tondeuse autotractée
Le premier critère d’utilisation est la surface à tondre. On peut dire qu’au dessus de 1500m² il est conseillé de choisir une autoportée (tondeuse sur laquelle on est assis).
Il existe différentes sortes de carters en tôle, en fonte d’aluminium, en composite. Pour une plus grande longévité, je vous conseille l’aluminium. La tôle étant sujette à la rouille sa durée sera limitée, les composites sont bien, mais moins résistants lors d’un choc.
La faiblesse de ce genre de machines est souvent liée aux roues, un plastique trop fin casse très rapidement, choisissez donc un modèle avec des roulements. De manière générale il faut que les roues vous semblent robustes, n’hésitez pas à coucher la tondeuse pour bien regarder.
La lame est un élément souvent négligé, vérifiez son épaisseur ainsi que sa capacité de ventilation, définie par la courbure à l’opposé de la coupe.
Pour ce qui est du moteur, c’est plus difficile, attention aux imitations des grandes marques, évitez d’acheter ce matériel dans les endroits où les tondeuses «fleurissent au printemps.»
Il vaut mieux privilégier les magasins spécialisés avec un service après-vente sérieux.
C’est un matériel comportant de nombreuses pièces d’usure. Les prix se sont bien stabilisés ; pour avoir une tondeuse correcte qui vous fera de longues années, il faut compter environ 500 euros.
On peut penser faire une économie en achetant un premier prix mais très rapidement les ennuis imposent un nouvel achat

Avril 2010
Le crocus
Les crocus s’épanouissent alors que le sol est encore nu parfois même couvert de neige.
Ces petites fleurs annoncent le renouveau de la végétation et l’arrivée du printemps. Elles présentent des couleurs souvent vives, parfois des teintes nuancées et délicates.
Ces fleurs nombreuses forment de belles taches et ces hybrides sont remarquables dans les massifs et les bordures mais aussi sur les pelouses et prairies sauvages. La plantation se fait en automne (octobre-novembre) et la floraison s’effectuera de janvier à avril. Pour obtenir un effet naturel, on conseille de jeter les bulbes par poignées sur le sol et de les planter là ou ils tombent. Il faut en tout cas éviter les alignements.
Les crocus sont également très beaux en petits groupes dans les bordures, rocailles ou même en potées.
Ces plantes originaires des montagnes aiment de préférence le plein soleil ou l’ombre légère. Si l’ombre est trop dense le crocus fleurit la première année mais dégénère très vite.
Ces bulbeuses préfèrent les sols légers et bien drainés mais fertiles et riches en matières organiques.
Éviter les terres compactes et lourdes ou très sèches. La plantation se fait à une profondeur de 5 à 10 cm. Ne pas couper le feuillage avant le jaunissement complet.
Le plus souvent on laisse les bulbes en place mais on peut tout arracher et les conserver dans la tourbe jusqu’à l’automne suivant.
Les souris et autres petits rongeurs adorent les bulbes. Pour parer à cette menace, on peut planter les bulbes en filet.

Mars 2010
L'abricotier
L’abricotier est originaire d’Asie, où sa culture est très ancienne. En France, elle remonte à quatre siècles seulement, répandue d’abord un peu partout puis de façon commerciale dans la vallée du Rhône, le Roussillon et la Provence.
C’est un arbre de petite taille de 6 à 8 mètres de haut. Il est important de pratiquer une taille dès le début de plantation, qu’il soit en forme d’arbre tige, ou de baliveau : il s’agit de bien aérer le cœur de la plante, en supprimant les branches centrales, de manière à obtenir la forme d’une main entrouverte tournée vers le ciel. De cette façon la lumière du soleil sera captée par plus de feuilles et de fruits qui fixeront le sucre grâce à la photosynthèse et vous donneront des fruits comme jamais vous n’en avez récolté. C’est, par excellence, le fruit que l’on doit déguster directement sur l’arbre : vous n’avez pas le choix, il faut planter un abricotier dans votre jardin.
Cette plante aime une terre chaude et saine. Elle s’accommode bien du calcaire et des terres caillouteuses, mais elle supporte mal l’humidité. Si les conditions de culture ne lui conviennent pas, elle réagit en produisant une gomme abondante qui fait peu à peu dépérir les
branches.
Un conseil important : ne plantez pas les abricotiers en plein sud le long d’un mur. En effet, au premier rayon de soleil du mois de mars, la plante va faire une montée de sève ; Si des gelées surviennent juste après la plantation, les branches, gorgées d’eau, éclateront. Je vous conseille donc de planter en plein vent, pour un démarrage plus tardif, ce qui permet une floraison après les dernières gelées.
L’abricotier se multiplie par semis, mais on place généralement des plantes greffées en écusson sur porte greffe.
Il faut choisir l’arbre en fonction du porte greffe
- l’abricotier franc (semis) pour les sols pierreux et perméables
- l’amandier pour sol sec et calcaire
- le pêcher franc pour sol sableux

Février 2010
Le platane
Le platane est ce que l’on peut appeler le roi des arbres d’alignement. Son port magnifique, élancé et large, de 25 à 30 m, ses grandes feuilles dentées d’un vert foncé, luisantes, sauront apporter l’ombre aux passants dans les zones commerciales. C’est un arbre qui va concurrencer les bâtiments bien souvent peu esthétiques.
Peu exigeant, il pousse vite et donne un bel effet à court terme du fait de sa taille importante. il faut donc le placer dans un endroit où il pourra
se développer sans devoir lui imposer de fortes tailles, bien qu’il s’agisse d’un arbre qui accepte très bien la taille, même sévère et les élagages importants. Il possède une capacité de cicatrisation hors du commun.
On peut aussi l’utiliser dans un parc, en isolé, ou dans les jardins de taille moyenne, tout en prévoyant une taille régulière.
Il est en effet dommage de se priver de la beauté de cet arbre.
Il en existe une dizaine d’espèces. Le plus connu est l’acerifolia (hispanica) avec ses grandes feuilles dont la forme se rapproche de celle des feuilles d’érable (acer) et ses plaques qui se détachent du tronc en hiver. Puis vient l’orientalis dont les feuilles, un plus découpées, comportent de 5 à 7 lobes allongés.
Tous les deux sont des arbres d’une grande longévité. Il faut le planter en automne et au printemps, dans tout type de sol, de préférence en situation ensoleillée. Pour ce qui est des maladies, l’anthracnose du
platane se manifeste au printemps par le dessèchement des jeunes pousses. Plantez de préférence le platanus X hispanica bloodgood qui semble plus résistant à l’anthracnose.

Janvier 2010
Le gleditschia triacanthos (févier d’Amérique)
C’est un arbre peu connu qui comprend 11 espèces d’arbres à feuilles caduques; il est originaire d’Iran, d’Asie ou d’Amérique du nord. La plupart a des épines simples ou ramifiées; ce sont de beaux sujets destinés à être isolés sur une pelouse.
Il existe d’autres variétés très intéressantes comme le gledit-schia triacanthos «shademaster» qui atteint la taille de 20 m. Très vigoureux avec un tronc droit, il n’a pas d’épines (dangereuses dans les lieux publics) et un feuillage fin, vert sombre à l’automne. Il a l’avantage de ne pas fructifier et accepte les sols lourds. C’est l’arbre pour un espace «à ombré» ou en alignement le long d’une route.
Le gleditschia triacanthos «sunburst», de plus petite taille – environ 10 mètres – a une croissance rapide, un feuillage fin, vert clair très lumineux et résistant. Il accepte bien la taille et est idéal pour les petits espaces.

C’est un arbre facile qui se cultive dans une terre ordinaire de jardin, même calcaire. Il aime les endroits ensoleillés; c’est un arbre magnifique, différent, qui saura mettre en valeur votre jardin. Je vous conseille de le prévoir dans vos plantations de printemps

Décembre 2009
Le gui
Les druides considéraient cette plante comme sacrée, avec des propriétés miraculeuses, comme guérir des maladies, immuniser contre les poisons et assurer la fertilité. Lorsque des ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils déposaient leurs armes pour une trêve jusqu’au lendemain.
C’est de là que proviendrait la coutume de suspendre une boule de gui au plafond et d’y échanger un baiser en signe d’amitié, qui s’est transformée en voeux pour la nouvelle année.
Une autre version raconte que cette coutume proviendrait de la légende de la déesse de l’amour, de la beauté et de la fécondité Freya, les hommes devant embrasser toute jeune fille se trouvant par hasard sous du gui suspendu.
De façon beaucoup moins romantique, la botanique nous dit que cette plante compte 70 espèces d’arbustes à feuillages persistants.
Ce sont des parasites qui poussent sur les pommiers, les tilleuls,
les peupliers... rarement sur les chênes et les conifères.
Leur étalement est de 30 à 90 centimètres, les feuilles sont jaune vert. Les fruits blancs semi-translucides, contenant de la pulpe collante entourent les graines qui se forment de septembre à janvier.
Les graines sont colportées d’arbre en arbre dans les déjections des oiseaux. L’arbre colonisé finira par être envahi d’une multitude de boules de gui.
Je vous conseille de couper au ras de la branche dès que possible. La branche est aussi attaquée sous l’écorce et donc le fait de couper la partie visible ne règlera que momentanément le problème, cela ne fera que le limiter.

Novembre 2009
Dépollution de l'air intérieur par les plantes
L’air intérieur est de 5 à 10 fois plus pollué qu’à l’extérieur. Des solutions simples existent: aérer régulièrement, éviter de trop chauffer, vérifier les systèmes d’aération, utiliser des matériaux
de construction écologiques et privilégier des produits d’entre-
tien respectant l’environnement. La présence des plantes vertes dans nos intérieurs joue un rôle important car la composition de 3 plantes désintoxique 30m2.
La bio-épuration est un terme générique qui signifie «purificationpar le vivant». Dans le cas présent, ce sont les plantes qui purifient l’air qui nous entoure en éliminant la plupart des composés organiques volatiles et toxiques (COV). Les plantes
sont des êtres vivants qui se nourrissent et échangent avec le milieu extérieur. Elles trans-
forment les molécules toxiques contenues dans l’air en nutriment ou elles les stockent dans leurs tissus. Les polluants sont absorbés par les feuilles, les tiges et le tronc.
Les polluants intérieurs tels que le formaldéhyde, le monoxyde carbone, le toluène, l’ammoniac ou
le benzène sont émis par les solvants des peintures, les détergents, par les cigarettes, par le mobilier, les plastiques…
Voici quelques exemples
de plantes et des polluants traités par elles :
• Chlorophytum: formaldéhyde, monoxyde de carbone;
• Spathiphyllum: benzène, trichloréthylène;
• Lierre (hedera helix): formaldéhyde, benzène,
trichloréthylène;
• Sansevieria: benzène, toluène, xylène;
• Palmier (phoenix): xylène, toluène;
• Ficus: formaldéhyde, ammoniac, xylène;
• Dracaena: benzène, formaldéhyde, trichloréthylène;
• Fougère (nephrolepis): formaldéhyde, xylène.
Ces plantes sont à disposer dans les différentes pièces de votre intérieur.

 

Octobre 2009
Beaucarnea recurvata
On l’appelle plus communément arbre bouteille ou pied d’éléphant dû à la forme de son tronc évasé dans sa partie basse.
Le Beaucarnéa est originaire du Mexique, il appartient à la
famille des Agavacées. Dans son pays d’origine, c’est un véritable arbre atteignant 10 mètres de haut, mais dans nos intérieurs sa croissance est très lente. C’est une plante touffue dont les feuilles sont rubanées, longues et retombantes. Elles se développent en touffe au sommet d’un tronc renfl é constituant une réserve d’eau et de nourriture. Cette réserve permet à la plante de faire face aux périodes de sécheresse. La fl oraison apparait en été uniquement sur des sujets âgés (petites fl eurs de couleur crème). Le Beaucarnéa se plaît à la lumière et supporte le plein soleil. Il résistera cependant à une situation mi-ombragée, mais sa croissance sera encore plus lente. Il préfère les températures élevées en été (n’hésitez pas à le sortir en extérieur).
En intérieur, durant l’hiver, 18 - 20° lui conviendront. Il s’accommode cependant de températures pouvant descendre jusqu’à 8 - 10° (un hivernage avec des plantes d’orangerie est donc possible). Cette plante redoute les excès d’eau. Arrosez-la modérément en été en laissant le compost s’assécher entre deux
apports. L’hiver, réduisez les apports. Un fort drainage est nécessaire pour éviter toute stagnation d’eau qui lui serait fatale.
Elle résiste remarquablement bien à la sécheresse pendant un
certain temps. Durant la période estivale, un apport d’engrais
liquide « plantes vertes » peut être effectué (1 fois par mois).
Le rempotage peut se réaliser au printemps si la plante a pris
trop d’ampleur pour son contenant. Utilisez un mélange de terre
franche, de terreau et de sable pour que celui-ci soit léger et
drainant. Toutefois le Beaucarnéa préférera être à l’étroit dans
son pot (utilisez un pot plus large que haut).
Les parasites les plus couramment rencontrés sont :
- les cochenilles farineuses (ôtez-les à l’aide d’un tampon imbibé
d’alcool à brûler ou dénaturé),
- les araignées rouges (nettoyer la plante en la passant simplement
sous l’eau ou essuyez-la avec une éponge légèrement
savonneuse).
La multiplication s’effectue par semis de février à avril, mais
celle-ci est assez délicate. On peut la réaliser également en prélevant
les rejets à la base de la plante.
Le Beaucarnéa est une plante très décorative avec son feuillage
léger qui vrille et son tronc déformé. Il se cultive sans diffi culté,
il vous suffi ra de le nettoyer en supprimant les feuilles fanées
et les pointes jaunies ou sèches.

Septembre 2009
Quelques recettes pour le jardin
Il existe différents moyens de lutter naturellement contre les ennemis du jardin, en voici quelques uns.
- Décoction de prêle, prêle des champs Équisetum arvense (contre les maladies fongiques, fonte des semis): faites bouillir 100g de prêles dans 5 litres d’eau pendant 15 minutes. Laissez infuser pendant 1/4 d’heure puis filtrez.
Pour la fonte des semis, utilisez cette décoction en la vaporisant ou durant l’arrosage.
En prévention, diluez celle-ci de moitié avec de l’eau et appliquez tous les 4-5 jours. Elle agit contre toutes les maladies fongiques contre l’anthracnose, le mildiou, les taches noires sur les légumes, les arbres, les fruitiers, les rosiers...
- Purin d’orties (odeur déasagréable mais traitement efficace) : faites macérer dans 10 litres deau (eau de pluie de préférence) 1,5 kg de feuilles d’orties hachées en choisissant les jeunes pousses non montées en graines. Au bout d’une quinzaine de jours, filtrez la macération.
Attention au surdosage!
- Diluez avec de l’eau de pluie 2 litres de purin pour 10 litres d’eau en pulvérisation sur le sol contre les maladies cryptogamiques (champignons, algues, lichen, mildiou...).
- Diluez 1 litre de purin pour 10 litres d’eau en pulvérisation fine sur les feuilles contre les pucerons en particulier.
- Pur, celui-ci servira d’activateur pour la fabrication de votre compost.
Conservez votre purin dans un récipient hermétique à l’obscurité et à 18°/ 20° durant quelques semaines.
- Le savon noir : pesticide naturel non toxique contre les pucerons et les araignées rouges. Mélangez une cuillère à soupe de savon noir liquide dans un litre d’eau puis vaporisez.

Juillet-août 2009
Le chêne (Quercus)
Le Quercus comprend 450 espèces d’arbres rustiques à feuilles persistantes ou caduques. Les espèces de nos régions sont surtout à feuilles caduques. Sa grande longévité est particulièrement intéressante dans les grands jardins. Les feuillages varient considérablement d’une espèce à l’autre et présentent parfois de belles couleurs automnales.
Il se cultive dans tous les sols ordinaires bien drainés et se développe mieux dans les situations dégagées, en plein soleil. Pour la multiplication, il suffit de semer les glands dans les deux mois qui suivent la récolte, à une distance de 5 à 8 centimètres en pots ou en caissettes profondes, dans un compost léger, sous chassis froid. L’été suivant les repiquer, et poursuivre la culture trois à quatre ans avant la mise en place. Quelques exemples du Quercus :
- Quercus Robur (chêne pédonculé) : d’une hauteur de 30 mètres, il s’étale sur 10 mètres, c’est le chêne de nos forêts. Rustique et de croissance lente. On le trouve en Europe, Caucase et Asie.
- Quercus Rubra (chêne rouge d’Amérique) : arbre rustique à développement rapide, large couronne de 5 à 7 mètres et d’une hauteur de 15 à 20 mètres. À l’automne, le feuillage devient brun-rouge foncé.
- Quercus Ilex (chêne vert) : d’une hauteur de 5 à 7 mètres sur 3 à 5 mètres d’étalement, écorce ridée à feuilles vert foncé, il craint les fortes gelées. On le trouve dans les régions méditerranéennes et dans le sud-ouest de l’Europe.
C’est un arbre assez sujet à l’oidium qui peut recouvrir les jeunes pousses ainsi que les feuilles d’épais feutrage blanc. Rien de grave, la chaleur de l’été viendra arranger ce problème.

Juin 2009
Le désherbage alternatif
Dans le cadre du développement durable, afin de réduire l’utilisation des pesticides, de nouveaux essais de traitement des trottoirs avec de l’eau chaude combinée à de l’amidon de maïs et de noix de coco vont avoir lieu sur votre commune.
Les lieux d’essai seront la rue du Christ, la rue du Ruisseau ainsi que la rue Guy-Lépine. Vous allez donc constater lors du passage de l’appareil, une mousse blanche sur vos trottoirs qui est sans aucun risque pour l’environnement. Trois passages seront effectués dans l’année afin de bien définir l’efficacité du traitement. Aucun désherbant ne sera utilisé sur ces secteurs. Il va sans dire que, si le résultat n’est pas satisfaisant, ces différentes rues ne seront pas propres comme les années passées.
Je compte donc sur votre indulgence et votre compréhension et vous demande d’accepter d’aller vers d’autres méthodes alternatives qui sont les solutions du futur pour préserver notre environnement.
Comme je vous en avais déjà parlé l’an dernier, votre aide est la bienvenue. Chacun peut arracher les herbes devant sa maison. C’est un petit geste qui contribuera au nettoyage des 30 hectares des trottoirs d’Amilly. Votre implication fera partie du résultat final, qui nous incitera à prendre la décision de poursuivre dans ce sens.

Mai 2009
Des jardins différents
Vous venez de faire construire votre maison ou vous avez une propriété avec le «bonheur» de devoir tailler vos haies de 3,50 m en thuyas : cet article s’adresse à vous.
D’autres solutions sont possibles, planter une haie est un acte important qui va marquer le paysage. Vous participez donc à sa composition et à son impact, vos haies vont modifier, modeler votre quartier,votre espace, de tous les jours.
Lorsque vous plantez, pensez à respecter l’identité de la région, vos bosquets et non vos haies peuvent favoriser le développement des espèces indigènes, adaptées au climat et donc plus résistantes. Par la même occasion, vous attirerez les oiseaux au sein de votre jardin.
Le mélange des formes, des floraisons, des couleurs, donneront un attrait différent à votre propriété : finies les lignes droites que la nature ne connaît pas.
Le choix des végétaux se fait en fonction de la taille, de la forme de votre terrain. Pour les plus modestes, prévoyez des tailles de végétaux de 2 à 5 mètres maximum. Pour les plus grands tout est permis, mais pensez toujours au développement de la plante à sa taille adulte. Si l’implantation est faite correctement, vous n’aurez plus à tailler les haies : juste quelques coups de sécateur à donner au niveau des branches gênantes.
Voici une liste de végétaux qui formeront une haie élégante : abelia x grandiflora, bambou phyllostachys aurea, buxus sempervirens, charme commun, cognassier du japon, noisetier (corylus avellana «heterophylla»), aubépine (crataegus), houx (ilex), troène du japon, rosa rugosa (rosier du japon), salix exigua saule des coyottes, lilas (syringa greffes), laurier-tin (viburnum tinus), viburnum sargentii onondaga. Vous pouvez bien entendu demander conseil à des pépiniéristes qui se feront un plaisir de vous répondre.

Avril 2009
Le chimonanthus
Cette plante méconnue, originaire de Chine, de la famille des Colycanthacées, comprend quatre espèces d’arbustes à feuillage caduc et persistant. Une seule de ces espèces est communément cultivée pour sa floraison hivernale, le chimonanthus praecox. C’est un arbuste qui atteint une taille respectable de 2 à 3 mètres de hauteur pour une envergure similaire. Une plante au port buissonnant, aux feuilles étroites d’un vert brillant. Sa floraison qui intervient entre décembre et février est faite de petites fleurs jaunes et pourpres en forme de cloche de deux centimètres de large, unies ou solitaires sur un rameau nu qui dégage une odeur épicée. Il lui faudra plusieurs années avant de fleurir. Cette arbuste rustique qui se prête bien au palissage peut être planté isolé, le long d’un mur abrité, orienté sud / sud-ouest.
Trop peu répandu et peu connu , le chimonanthus apportera une belle touche de couleur dans vos jardins l’hiver.

Mars 2009
Le céropégia
Ce genre comprend environ 200 espèces de vivaces persistantes ou semi persistantes, à port dressé, retombant ou grimpant. Elles font partie de la famille des Asclépiadacées et vivent dans les zones tropicales et subtropicales des îles Canaries, de Madagascar, d’Afrique et d’Australie.
La plupart sont des espèces succulentes à tige charnue, tubéreuse. Celle que l’on retrouve dans nos intérieurs est le céropégia linearis woodii ou «chaîne des cœurs».
Cette petite plante possède des feuilles cordiformes sur de longues tiges pendantes, filiformes. Maintenue humide, ses feuilles sont fines et vertes ; si elle reste au sec, les feuilles s’épaississent et se marquent de jolis dessins argentés.
Les fleurs, de 1 à 2 cm de long se dressent en forme de lanterne de couleur rose en été. Les tiges prendront racine dans le sol où elles forment de petits tubercules.
Après la floraison, il se développe parfois des gousses renfermant des graines.
Exigences :
- lumière vive mais sans soleil direct
- le sol doit être drainant pour éviter les excès d’eau (mélanger 15% de sable grossier au support)
- maintenir le substrat humide en été et réduire les apports en eau durant l’hiver
- un engrais spécial « cactées / plantes grasses » peut être appliqué au printemps et en été
- un rempotage tous les 3 - 4 ans suffira car le Céropegia apprécie de rester à l’étroit dans son pot. D’ailleurs son système radiculaire étant peu profond, il faut utiliser des terrines ou des demi-pots.
La multiplication peut s’effectuer par semis au printemps ou par séparation des bulbilles qui se forment le long des tiges au contact du sol.
Cette plante est originale et peu délicate, attention cependant aux excès d’eau.

Février 2009
Lilas des Indes, Lagerstroemia ‘‘indica’’
C’est une plante qui comprend 50 espèces d’arbres et d’arbustes à feuilles caduques, originaire du sud et de l’est de l’Asie, de la Nouvelle Guinée, de l’Australie et du Centre du continent américain.
L’espèce que nous utilisons le plus souvent dans nos régions est le Lagerstroemia ‘‘indica’’. C’est une plante de 3 à 6 mètres de hauteur avec un étalement de 3 mètres.
Ce grand arbuste ou petit arbre à port érigé compact à écorce lisse, marron clair, se caractérise par des feuilles ovales. La floraison à pétales frisées, roses pourpres a lieu de juillet à septembre.
Le sol doit être perméable, nutritif et frais avec une exposition chaude. Sous les climats froids il faut abriter surtout les jeunes sujets.
La plantation s’effectue de préférence au printemps avec un arrosage suivi la première année.
Le lilas des indes pousse en buisson ou en tige. Dans le premier cas, lors de la plantation tailler les tiges principales de 20 à 30 centimètres pour stimuler la ramification par la base.
Dans l’autre cas, si l’on désire obtenir un petit arbre, il faut laisser une tige principale, la dégager de toute végétation pendant un à deux ans juqu’à ce qu’elle ait atteint la hauteur désirée, puis laisser alors se former les ramifications latérales de façon à former une tête.

Janvier 2009
Le zamioculcas
Cette plante est aussi appelée «plante ZZ», des initiales de son nom scientifique zamioculcas zamüfolia. Elle est originaire d’Afrique tropicale, Zanzibar, Tanzanie et fait partie de la famille des Aracées.
Le zamioculcas est une plante vivace au feuillage persistant, se présentant sous la forme d’une touffe de tiges vert sombre, très renflées à la base (conservant l’eau). Chaque tige porte des feuilles alternes et elliptiques, très brillantes et épaisses. Les fleurs apparaissent rarement en intérieur. Elles ne présentent que peu d’intérêt et sont constituées d’une spathe jaune-brun et d’un spadice. Cette plante mesure entre 30 cm et un mètre de hauteur. La touffe s’accroît très lentement d’une à deux feuilles chaque année. Cette espèce est précieuse pour la décoration d’endroits assez sombres car elle supporte bien un peu d’ombre. Elle est intéressante à la fois pour son côté original et sa facilité de culture. Le zamioculcas peut vivre très longtemps sans aucune difficulté.
Culture et soins :
- elle préfère une situation lumineuse, à l’est ou à l’ouest, toutefois un emplacement assez sombre pourra lui convenir. Cette plante n’est pas très exigeante ;
- une humidité ambiante et des bassinages réguliers la maintiendront en bonne santé. Évitez à tout prix les excès d’arrosage qui lui seraient néfastes ;
- les températures habituelles d’une habitation conviennent parfaitement hiver comme été. N’exposez jamais la plante à des températures inférieures à 15°C ;
- l’arrosage doit se faire de façon modérée toute l’année en utilisant de préférence une eau non calcaire. Laissez bien sécher le mélange terreux entre chaque apport en eau. Le zamioculcas a horreur de l’excès d’eau, lequel provoque un ramollissement complet des tiges ;
- un apport d’engrais liquide pour plantes vertes peut être effectué une fois par mois pendant la période de croissance (de mars à septembre) ;
- le rempotage peut être nécessaire tous les 2 ans environ. Utilisez un mélange léger constitué de terreau et de sable. Placez une bonne couche de drainage au fond du pot et ne tassez pas trop le compost. La multiplication s’effectue par division de touffes au printemps.
Parasites et maladies ou problèmes physiologiques
- cochenilles farineuses : elles forment de petites masses cotonneuses et blanchâtres sur les nervures en dessous des feuilles. Éliminez-les à l’aide d’un coton-tige imbibé d’alcool à brûler ou d’alcool modifié. En cas d’attaque sévère, utilisez un insecticide systémique ;
- ramollissement de la plante : dû à un excès d’eau. Oubliez-la un peu et veillez à bien vider la soucoupe après chaque arrosage ;
- allongement des tiges : manque de lumière. Même si la plante supporte un peu d’ombre, lors de l’apparition d’une nouvelle pousse, placez-la à bonne lumière (devant une fenêtre exposée à l’est ou à l’ouest).

Décembre 2008
L'esacallonia
Plante comprenant 60 espèces d’arbustes légèrement gélifs, à feuillage persistant et caduc, originaire d’Amérique du sud. Elle se développe très bien dans nos régions et est utilisée plus particulièrement en bordure de mer pour former de belles haies.
Plante à placer de préférence au pied des murs orientés au sud, la feuille est d’un vert mat ou foncé et souvent brillante.
Les fleurs qui s’épanouissent en inflorescences terminales de 2,5 cm à 5 cm, de formes tubulaires, courtes avec des lobes ronds, largement évasés vers l’extrémité.
Cette plante se développe en terre ordinaire de jardin, même dans celle qui contient du calcaire. Dans les régions froides, placez les sujets le long d’un mûr orienté au sud, une situation ensoleillée convient parfaitement. Plantez au printemps dans la mesure du possible, pour permettre une adaptation l’hiver suivant. Vous pouvez former des haies avec un intervalle de 40 cm entre les plantes, lors de la plantation, coupez l’extrémité des pousses pour favoriser le développement des rameaux latéraux.
Par la suite aucune taille n’est nécessaire. Toutefois, supprimez les inflorescences défleuries. Les vieux sujets pouvent être rabattus sévèrement après la floraison pour favoriser les nouvelles pousses et redonner de la vigueur à la plante.
Pensez à un arrosage régulier au début de la plantation et par la suite en cas de forte chaleur.

Novembre 2008
Les asters
Il existe diffèrents types d’asters. Ce sont des plantes dont la partie souterraine est une sorte de rhyzome très fourni qui émet beaucoup de nouvelles pousses. Les tiges sont imberbes, les feuilles allongées disposées de façon alternée.
Les Asters ont une taille qui varie entre 20/30 cm pour les petites espèces jusqu’a 120/140 cm pour les plus grandes, mais il faut noter tout de même qu’elles mesurent en moyenne 60/80 cm pour un diamètre souvent proportionnel à la hauteur de la plante.
Les fleurs sont des capitules avec un centre jaune et des ligules nombreuses, de couleur variées.
La floraison des asters est un véritable spectacle tant par les fleurs elles-mêmes que par les papillons, bourdons, abeilles et autres insectes qu’elles attirent. C’est une plante mellifère.
Il existe de nombreuses variétés de cette espèce. Leurs fleurs peuvent être simples, doubles ou semi-doubles ; leurs coloris sont bleu-mauve, violacé, rose ou blanc.
Cette plante est extrêmement facile à cultiver, elle accepte tous les sols, il faudra seulement lui réserver une situation ensoleillée ou à la rigueur la mi-ombre et le seul travail consistera à limiter son expansion.
Le prélèvement des repousses excédentaires constituera l’occasion de multiplier la plante.
Il existe différents types d’asters qui égayeront votre jardin du printemps à l’automne en réunissant les asters de printemps, d’été et d’automne. De quoi agrémenter vos jardins dès les premières chaleurs de printemps jusqu’au dernier beau temps de la saison.

Octobre 2008
Les désherbants
Depuis plusieurs années, des actions sont mises en œuvre pour limiter les quantités de désherbant utilisées pour l’entretien des trottoirs. Des directives européennes sur les doses d’application, ainsi que la limitation des matières actives nous obligent à aborder différemment l’utilisation des produits, à chercher des solutions alternatives à la chimie. Quelques possibilités nous sont proposées.
Cet été, des essais de traitement à l’eau chaude ont été effectués à Amilly, avec malheureusement un résultat moyen. Le traitement thermique à flamme fait aussi partie des solutions mais ces deux modes d’action n’ont malheureusement pas l’efficacité des désherbants.
Plusieurs communes ont signé une charte dite de «zéro pesticide», dans laquelle on abandonne toute utilisation d’insecticides, de fongicides et de désherbants. À ce jour, l’adhésion à cette charte est un acte volontaire, qui deviendra d’une façon ou d’une autre fortement conseillé.
La situation d’Amilly est très complexe avec des surfaces de trottoirs importantes de tous types avec des largeurs très différentes.
Aujourd’hui, la solution miracle n’est pas encore trouvée et c’est donc, je pense, un ensemble de techniques adaptées à chaque lieu et structure des sols qu’il nous faudra envisager.
Et pourquoi ne pas vous demander de nous aider et faire partie de la solution? En effet, derrière chaque trottoir, il y a bien souvent une maison, et si chaque personne dans un souci de respect de son environnement direct, sur les quelques mètres carrés de trottoirs qui est le sien, simplement à l’aide d’une binette et surtout pas avec du désherbant, contribuait à limiter l’utilisation de ces produits?
Je vous remercie d’ores et déjà pour la saison prochaine, c’est un petit effort pour la planète!

Septembre 2008
Jardin d'automne
Un jardin peut être fleuri en septembre, octobre et novembre : on parle d’arrière-saison, mais par la quantité de fleurs qu’elle propose, la fin de l’été est très riche et colorée. Le soleil est moins ardent, les fleurs fanent moins vite, ce qui ne doit pas vous empêcher de les retirer systématiquement. Rabattez jusqu’à terre celles qui ont perdu leurs pétales. C’est ainsi que vous commencerez le grand ménage d’automne. Mieux vaut placer les espèces fleurissant en automne par groupes disséminés dans les bordures. Sans cette technique, celles-ci pourraient être passablement dégarnies. À moins que vous n’adoptiez la méthode d’une plantation en masse, au centre de la plate-bande ou du massif, de façon à créer un grand spectacle fleuri pour clôturer la saison.
N’oubliez pas d’effectuer des arrosages réguliers, vos plantes vous montreront leur reconnaissance par une floraison de taille.
Mon choix : Anémone hupehensis, Aster, Chrysantème, Dahlia...

Juillet - août 2008
Les chenilles processionnaires
Comme chaque année, après un hiver doux, nous assistons vers le mois d’avril à la descente des chenilles processionnaires, du pin. De nombreuses personnes ont appelé pour savoir que faire face à ces chenilles du fait de leurs nuisances urticantes qui peuvent engendrer des gonflements cutanés et des risques au contact des yeux.
La solution miracle n’existe pas, mais des techniques pour limiter la propagation existent. La première est dans la mesure du possible de couper au maximum les nids sous forme de boules blanches. Faites-le dès que possible en début d’année. Pensez à vous protéger lors de la coupe, ainsi que lors du ramassage des cocons au sol, avec des gants, des lunettes et une cotte. Faites attention lors du balayage car vous risquez de faire envoler les spores urticants.
La deuxième solution est durant l’été d’utiliser des pièges à phéromones permettant de capturer les papillons mâles et de réaliser un suivi de la population.
La troisième solution intervient à l’automne, c’est une lutte microbiologique avec un traitement à base de bacillus thuringiensis. Les chenilles meurent trois jours après avoir été en contact avec le produit. Vous trouverez ce traitement dans les magasins spécialisés. Vous pouvez louer un atomiseur pour pulvériser à 15 à 20 mètres de haut.
Les trois solutions conjuguées vous permettront de limiter le développement de ces chenilles en sachant que la destruction totale est impossible dans le cas où les conifères des alentours ne seront pas traités.

Juin 2008
Le calathéa
Cette plante appartient à la famille des Marantacées et ce genre comprend environ 15 espèces.
Ce genre est parmi les plus représentatif de la flore tropicale, il se rencontre dans les forêts tropicales d’Amérique de sud, d’Afrique, des îles d’Indonésie et en Australie.
Cette plante est appréciée dans les appartements. Le calathéa a des feuilles originales tant sur la face supérieure qu’au revers, elles sont tachetées ou rayées et de couleurs différentes. Les fleurs sont insignifiantes, sauf pour le Calathéa crocata qui recèle une inflorescence dressée se composant de bractées orangées. Ce dernier ne dépasse pas les 25 à 30 cm de hauteur. Cette espèce se caractérise par des feuilles lancéolées vert foncé, gaufrées. C’est la seule cultivée pour sa jolie floraison.
Le Calathéa lancifolia ou insigné : les feuilles sont longues et lancéolées, brunes à la partie inférieure, le reste est vert marqué le long de la nervure centrale de taches vertes foncées.
Le Calathéa makoyana ou appelé maranta makoyana, d’une hauteur de 40 à 50 cm, est une plante touffue. Ses feuilles sont oblongues, elles sont vert argent tachetées irrégulièrement de vert foncé, bordées de vert moyen. À la face inférieure les tâches sont rouges ou pourpres.
Le Calathéa ornata de 30 à 50 cm de hauteur est une espèce à formes variées, aux feuilles longues vert foncé. Les jeunes feuilles sont striées de fines lignes roses puis deviennent ivoire lorsqu’elles se développent. La face inférieure est pourpre foncé.
Le Calathéa zebrina de 40 à 50 cm de hauteur se distingue par ses feuilles étroites et oblongues pouvant atteindre 40 cm de long et 10 à 12 cm de large. Elles sont de couleur vert tendre et zébrées de bandes vert-brun. La face inférieure est pourpre.
• La culture :
- Températures : l’idéale est 18 à 22°C. Ne pas descendre en dessous de 16°C. Elle demande une importante humidité atmosphérique (évitez la proximité des appareils de chauffage). Pour cela vaporisez de l’eau non calcaire sur les feuilles.
- Exposition : lumière douce ou mi-ombre, le Calathéa demande peu de lumière, le protéger du soleil direct car dans sa forêt d’origine, il vit à l’ombre des grands arbres.
- Arrosage : maintenez la motte humide mais sans laisser l’eau stagner sous le pot. Il convient donc de bien draîner le fond du pot (par exemple avec des billes d’argile). Diminuez les apports en eau durant l’hiver (période de semi-repos). Au printemps, lorsque la plante est à l’étroit sans son pot, procédez au rempotage (utilisez un terreau légèrement acide).
- Multiplication : la seule méthode est la division de la souche rhizomateuse. Pour cela séparez la plante en plusieurs parties en ayant à chaque fois plusieurs feuilles et des racines robustes.

Mai 2008
Les différents rosiers
• Les rosiers botaniques: ce sont les ancêtres des roses modernes, ils sont résistants aux maladies et aux insectes, ce sont des rosiers du monde entier.
À l’origine un rosier botanique n’était qu’une fleur simple à 5 pétales puis des formes doubles ou semi-double sont apparues, constituant des spores à l’état naturel ou à la suite d’hybridations horticoles.
Leurs espèces conviennent parfaitement dans les jardins actuels. Leurs hybridations ont créé la section des roses anciennes.
• Les rosiers anciens : cette catégorie est issue de rosiers botaniques. Il étaient très cultivés avant l’introduction de rosiers hybrides de thé. On les divise en sections portant le nom du parent supposé. Classification difficile à cause des nombreuses hybridations. C’est un arbuste qui convient à la décoration des massifs ou cultivé en sujet isolé. La période de floraison est plus courte que celle des rosiers modernes, mais le parfum des fleurs est incomparable. Il existe des rosiers anciens remontants.
• Les rosiers hybrides de thé : appelés aussi rosiers à grandes fleurs, sont les successeurs des hybrides remontants. Leurs fleurs abondantes et leurs longues périodes de floraison (de juin à octobre) donnent d’excellentes fleurs coupées.
Les rosiers hybrides de thé se développent bien en exposition ensoleillée dans un sol léger et fertile. Éviter les sols calcaires ou acides, on les amendera avec un terreau ou un fumier bien décomposé. Sensibles aux maladies et aux parasites, prévoir un arrosage régulier et évitant de mouiller les feuillles.
• Les rosiers arbustes modernes : rosiers à fleurs groupées, rustiques, à feuilles caduques. Hybrides issus du croisement entre les rosiers botaniques et les rosiers anciens, ils peuvent atteindre une taille de 1,5 m. Ils sont utilisés en sujets isolés ou associés à d’autres arbustes ou pour former des haies. Ce sont des rosiers très vigoureux et robustes, variétés souvent remontantes de juin à septembre.
Le rosier est la plante reine du jardin. Simple d’entretien, prévoir un arrosage régulier, un sol riche et vous aurez le parfum, la couleur, la grâce au rendez-vous!

Avril 2008
Le dipladenia
Dipladenia sanderi, de la famille des Apocynacées.
Plante volubile vigoureuse pouvant atteindre plusieurs mètres. Son importante floribondité pendant une longue durée et son feuillage brillant peu fragile en font une plante très attrayante. Elle est originaire d’Amérique du sud tropicale.
Les feuilles sont simples, persistantes, vernicées et coriaces. Les fleurs sont en forme de trompette de couleurs rose rouge ou blanche, elles se trouvent regroupées tout au long des tiges durant l’été.
Le dipladenia est très héliophile, il demande beaucoup de lumière pour se développer et fleurir. Des températures de l’ordre de 16° à 20°C lui conviendront. Il exige un sol acide léger, drainant qu’il faudra maintenir relativement sec.
L’hiver, les arrosages doivent être réduits au minimum. Chaque année, un rempotage de printemps lui sera profitable. Après la floraison, taillez la plante, sinon elle risque de se dégarnir à la base ou de s’étioler.
La multiplication se réalise par bouturage au printemps. L’été, sortez le dipladenia sur la terrasse ou dans le jardin.

Mars 2008
Le sansevieria
Le sansevieria trifasciata ou langue de belle-mère appartient à la famille des Agavacées.
Pour l’histoire, c’est Vincenzo Petagna, botaniste napolitain qui observa la première espèce de sansevieria connue au XVIIe siècle. Il l’envoya au naturaliste Thumberg en la dédiant à P.A Sanseverino, comte de Chiaromonte créateur d’un jardin de plantes rares en Italie du sud. Thumberg se trompa et appela la plante du nom d’un prince, Raimondo di Sangro de San Severo (militaire et inventeur).
Ce genre comprend environ 60 espèces, xérophytes, acaules, rhizomateuses, persistantes poussant dans des endroits rocheux secs en Afrique tropicale et subtropicale, à Madagascar, en Inde et en Indonésie.
Le sansevieria porte des feuilles érigées, épaisses et charnues de couleur vert foncé striées de gris-vert. Il existe des variétés panachées «S. Laurentü» (bordées de jaune) qui est la plus courante.
Cette plante se développe en touffe ou en rosette trapue sur des rhizomes traçants, souterrains ou affleurant le sol. Des grappes de fleurs blanches parfumées peuvent apparaître sur les pieds adultes.
Elle se cultive facilement et ne demande pas beaucoup d’entretien. C’est une plante héliophile, placez-la donc au soleil. Un mélange terre franche, terreau, sable grossier lui conviendra parfaitement. Un arrosage tous les 15 jours lui suffira, car elle est peu gourmande en eau.
Elle aime la chaleur (20°- 25°) mais supporte de grandes amplitudes thermiques.Cependant ne pas descendre au dessous de -8° -10°C.
Le rempotage ne peut s’effectuer que tous les 3 ou 4 ans ; entre temps appportez un engrais «spécial plantes grasses ou cactées».
La multiplication peut se réaliser par division de touffe ou par bouturage de feuilles en prélevant des tronçons de celles-ci.
Pour les personnes n’ayant pas la «main-verte», cette plante est parfaite car elle s’accommode de toutes les situations, supporte la sécheresse et les arrosages irréguliers. Elle est exceptionnellement résistante. Attention en revanche aux excès d’eau !

Février 2008
Des haies différentes
Je vais de nouveau vous parler, du choix des végétaux pour vos haies, afin d’éviter les alignements de thuyas et autres conifères qui n’ont rien à faire dans notre région et qui dénaturent nos espaces ruraux.
Je vous propose pour vos plantations de printemps, une liste d’arbustes que vous pourrez utiliser sous forme de haies ou de bosquets en les mélangeant à votre goût.
Ces végétaux mesurent de 2 à 4 mètres, sont composés de caduques et de persistants qui sauront vous cacher durant l’hiver. L’intérêt de ce type de haies est de laisser l’espace de développement suffisant aux végétaux afin de limiter la corvée de la taille de haie tirée aux cordeaux et peu esthétique. Ce style de bosquet plus harmonieux, souple donnera à votre jardin une autre envergure et s’intègrera dans le paysage.
Cette liste n’est pas figée, il existe dans ce genre de végétaux de nombreuses espèces qui peuvent s’adapter à ces bosquets. Vous pouvez demander des conseil à des pépiniéristes qui sauront vous guider.
Liste des végétaux :
Abelia grandiflora, Bambou phyllostachys Auréa, Bambou nigra, Bambou sasa Palmata, Buxus sempervirens, Carpinus betulus, Céanothus impressus, Chaenomeles speciosa (cognassier du Japon), Choisya ternata (oranger du Mexique), Corylus avellana Hétérophylla (noisetier), Cotoneaster franchetii, Crataégus nedia «Rubra Plena», Élaeagnus eddingei, Euonymus japonicus, Hibiscus hoschentos, Hibiscus syriacus, Ilex aquifolium Alaska, Ilex X altaclerensis «Golden King», Ligustrum lucidum, Osmanthus hétérophylus, Philadelphus nianesota Snowflake (seringat), Photinia X fraseri «Red Robin», Photinia X glabra, Prunus laurocerasus Etna, Rosa rugosa «Roseraie de l’Hay», Salix rosmarinifolia, Syringa Vulgaris, Tamarix romosissiua, Viburnum tinus, Viburnum utile, Weigela conquête.

Janvier 2008
Le clérodendron
C’est un petit arbuste appartenant à la famille des verbénacées. Ce genre comprend environ 400 espèces d’arbres, arbustes et plantes grimpantes originaires d’Asie et d’Afrique. Pour les espèces grimpantes, il est recommandé de les cultiver en serre car elles sont fragiles sous notre climat. L’espèce la plus couramment rencontrée est le clérodendron trichotomum. Il est originaire du Japon et de la Chine. C’est un arbuste aux ports arrondis de 3,50m, très élégants. Les feuilles caduques, ovales vert moyen et duveuteuses aux revers, dégagent une odeur désagréable lorsqu’on les froissent. Les fleurs blanches, d’aspect étoilé, pourprées dans le calice et parfumées sont présentent d’août à septembre. Ses fruits sont de petites baies bleues sur des calices devenus rougeâtres. Cette plante aime les sols ordinaires, sauf calcaires. C’est une belle plante qui est trop peu utilisée et qu’il est conseiller de planter en massif ou isolé.

Décembre 2007
Le chlorophytyum
Le chlorophytum ou phalangère : le chlorophytum élatum (ou syn. C. comosum) appartient à la famille des Liliacées. On l’appelle aussi plante araignée. Cette espèce est originaire d’Afrique du sud. Elle fut introduite en Europe au XIXe siècle. Son nom vient tout simplement de chloros (vert) et de phyton (plante).
Elle est utilisée essentiellement comme plante d’appartement mais depuis quelques années, nous la retrouvons dans les massifs et les jardinières estivales. C’est une plante herbacée, vivace, stolonifère à racines charnues. Elle forme une touffe compacte aux longues feuilles rubanées bicolores ou vertes selon les variétés. En période de croissance, des stolons de 50 à 60 cm de long sortent de la touffe, ils portent des petites fleurs blanches, puis des plantules.
Cette plante est robuste et de croissance rapide. Elle s’accomode à différents types d’expositions. Une lumière assez vive lui conviendra parfaitement.
Pour les températures, elle supportera sans aucun domage 6 °à 7° pourvu que l’atmosphère soit sèche.
L’arrosage doit être régulier, il faut maintenir la motte humide pendant la période de croissance. En hiver, il faut réduire les apports surtout si la température est basse. Les racines charnues stockent de l’eau, donc attention aux excès, qui pourraient lui être néfastes.
Un rempotage annuel est nécessaire lorque les racines débordent du pot. Pour cela un mélange de tourbes et de terre de jardin lui conviendra.
La multiplication est assez simple, il s’agit du stolonnage. Il suffit de repiquer dans un pot les plantules se trouvant à l’extrémité des stolons. La réussite est quasiment assurée. C’est une plante que l’on retrouve régulièrement dans les appartements car elle est robuste, de croissance rapide et elle ne demande pas beaucoup d’entretien. De plus elle se garde longtemps et se mulitiplie facilement.

Novembre 2007
Le cosmos
Depuis plusieurs années des jachères fleuries, embellissent nos campagnes, une multitude de plantes composent ces mélanges et je suis à peu près sûr que vous avez remarqué une fleur très simple rose, blanche, carmin à cœur jaune qui se détache d’un feuillage vert tendre souple et léger. Cette plante c’est le cosmos. Elle est composée de 25 espèces de plantes annuelles ou vivaces qui sont très adaptées à la culture de plates-bandes ou en pot et peuvent aussi être utilisés en fleurs coupées. Elles fleurissent pendant une période assez longue et ceci jusqu’aux premières gelées. Les différentes variétés peuvent atteindre 60 centimètres à 1.20 ?m environ. Les distances de plantations varient en fonction de la plante, qui sont de 60 cm pour les plus hautes, à 40 centimètres pour les plus petites. Les cosmos aiment un sol léger, pas trop riche avec un arrosage léger et de la chaleur. Prévoir un tuteurage pour les variétés les plus hautes à la taille adulte. C’est une plante très robuste rarement malade quelque fois envahie par les pucerons au stade de jeunes plantes.

Octobre 2007
La gunnera
La rhubarbe géante du Brésil
La Gunnera est une plante qui nous vient directement de la préhistoire. Ses dimensions et ses feuilles parsemées de pointes en attestent.
La Gunnera manicata syn. Gunnera brasiliensis, généralement appelée rhubarbe géante ou gunnère du Brésil, est une vivace à rhizomes traçants, originaire des marécages du Brésil et de la Colombie. Le genre Gunnera a été dédié à J. Ernst Gunner (1718-1773), évêque et botaniste suédois. On y décompte environ 45 espèces. Gunnera Manicata est une plante imposante et la luxuriance de son feuillage en fait une plante de choix pour les grands jardins. Elle est très utilisée aussi pour la décoration de bord d’étang, marécage et petits ruisseaux.
Une protection de la souche pendant l’hiver est nécessaire dans les régions au nord de la Loire. En général, on utilise les feuilles de la plante elle-même pour la recouvrir. Elle peut alors résister à des températures bien plus basses (-20°C), à condition d’avoir au moins 2-3 ans. Cette plante est non comestible malgré son nom de rhubarbe géante!
Contrairement à ce que pourraient laisser penser ses origines, Gunnera manicata n’a pas particulièrement besoin de chaleur. Dans la nature, elle pousse dans des lieux où les températures minimales sont de l’ordre de -10 °C. Dans son pays d’origine la température dépasse rarement les 14/15°C l’été en moyenne.
Son feuillage caduque est énorme (3 mètres de diamètre dans de bonnes conditions). Le pétiole de la feuille est épineux et mesure de 1,5m à 2m de long, et est surmonté d’un limbe de 1,5m à 2,5m de diamètre, lobé, crénelé et marqué de sillons au niveau des nervures.
Cette plante possède de minuscules fleurs rouge-verdâtres, hermaphrodites, en épis dressés de 0,8m à 1,2m de haut.
L’inflorescence se développe tôt, vers avril-mai, mais ne pousse que lentement jusqu’à l’automne. Les fleurs femelles se trouvent à la base de l’inflorescence, tandis que les fleurs mâles se situent dans les parties médianes et supérieures. Elles sont parfois bisexuées. Les fruits sont sphériques, rouge-vert, de 1mm à 3 mm de long. Pour une croissance optimale de la plante, la placer dans un endroit ombragé type sous-bois avec un sol riche en humus et humide. Pour une bonne croissance il est recommandé de faire des apports de fumier bien décomposé tous les ans.
En revanche en position ensoleillée il est recommandé de faire attention au vent qui assèche vite la plante et au soleil brûlant de l’été.
Voici donc une plante qui peut ajouter une pointe d’exotisme dans votre jardin.

Septembre 2007
Le saintpaulia
Le saintpaulia ou violette du Cap : ce genre comprend 12 espèces de plantes vivaces non rustiques à feuilles persistantes dont une seule est couramment cultivée. Cette espèce très florifère et ses variétés doivent être cultivées en serre et sont utilisées comme plantes d’intérieur. Il s’agit du Saintpaulia imantha (violette d’Usambara) faisant parti de la famille des Gesneriacées. Cette espèce nous vient des contreforts du Kilimandjaro. C’est une plante acaule, formant une large rosette, aux feuilles cordiformes d’un vert foncé et duveteuses. Les fleurs sont groupées en petites ombelles, elles apparaissent tout au long de l’année mais surtout entre juin et octobre.
Grâce à de nombreuses obtentions, il existe des variétés aux fleurs simples ou doubles de couleurs rose, bleu intense, violette et blanche, unicolores ou bicolores.
• Culture : la violette du Cap exige une température minimale de 16°C en hiver et de 18 - 20°C le reste de l’année. Elle préfère les substrats tourbeux et bien aérés. Le rempotage s’effectue après la floraison. Il faut éviter de la placer en plein soleil car ce dernier décolorera ses fleurs ; un endroit à mi-ombre sera le plus approprié. L’arrosage doit être régulier mais sans excès. Il faut éviter d’arroser les feuilles car celles-ci se tacheront. En hiver, il faut réduire les apports. Un engrais liquide pour plantes fleuries peut-être apporté de mars à septembre.
• Multiplication : elle peut se réaliser par semis en mars ou avril. Sinon la méthode la plus employée est le bouturage de feuilles. On prélève une feuille adulte sur une plante saine, on sectionne le pétiole à 3 cm de longueur et on pique la feuille en biais, dans un mélange de tourbe et de sable fin. La reprise s’effectue en six à huit semaines.

Juillet - août 2007
Le saule (salix)
Contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, le saule n’est pas seulement composé d’espèces d’arbres de grandes tailles! Il y a en effet de magnifiques arbres avec des couleurs et des reflets gris bleutés qui s’étalent du printemps à l’automne et qui laissent durant l’hiver une écorce colorée. Mais les saules c’est aussi une multitude d’arbustes allant de 30 cm (salix grahamii) qui ont une végétation dense, plaquée au sol qui peut-être utilisé comme couvre-sol, à des saules de 4 à 6 mètres (salix exigua 5 mètres, salix purpuréa 3 mètres) et le (salix rosmarinifolia) superbes arbustes de 1,50m avec des rameaux fins, denses, grisâtres, aux revers argentés.
L’ensemble de ces plantes peut être utilisé en bosquet ou en haie en les associant avec des végétaux persistants.
Planter d’octobre à février dans un sol plutôt frais, éviter les sols trop sableux ou alors prévoir un peu d’arrosage.
La taille est simple, ôter le bois mort, vous pouvez aussi prévoir de rabattre la plante de moitié durant l’hiver afin de favoriser la pousse de bois jeune, ne pas tailler trop court.
C’est une plante facile qui s’intègrera parfaitement à l’environnement de notre région.

Juin 2007
Katsura (arbre à caramel)
Le cercidiphyllum japonicum ne comprend qu’une seule espèce d’arbre caduc originaire de Chine et du Japon et ce genre à sa propre famille les cercidiphyllacées proche parente des magnoliacées. Cette plante est dioïque c’est-à-dire qu’elle a des arbres mâles et des arbres femelles. Sur les arbres femelles des bouquets de petits fruits verdâtres apparaîssent après une floraison rouge insignifiante. Ces feuilles arrondies et opposées sont légèrement crénelées. Cet arbre est surtout prisé pour son feuillage rouge au printemps devenant vert en été puis avec des couleurs jaune, rose orange rouge en automne qui dégagent sur les vieux arbres une odeur de caramel. Du haut de ses 40 mètres dans son pays d’origine, il atteint péniblement 12 mètres en Europe, en raison des conditions de culture. Son écorce se détache en lambeaux sur les vieux arbres. Cet arbre apprécie un sol riche frais mais bien drainé en situation ensoleillée ou mi-ombre. La rusticité de l’arbre ne fait aucun doute mais son feuillage reste sensible aux gelées tardives. De plus, il redoute la sécheresse et les vents desséchant. Sa reproduction se fait par semis ou par bouturage. Son bois est utilisé au Japon mais cela reste assez rare. Les Américains utilisaient le goût caramélisé des feuilles pour faire des bonbons mais ils ont arrêté après s’être aperçu qu’ils étaient cancérigènes...

Mai 2007
Le Clivia
C’est une plante très robuste faisant partie de la famille des amaryllidacées. Elle est originaire d’Afrique du sud. Elle fut importée en Europe au XIXe siecle. On la dénomma clivia au clivie, nom de jeune fille de la duchesse de Northumberland.
Le clivia miniata est une plante vivace herbacée à souche bulbeuse. Il croît pendant neuf mois consécutifs, ensuite il observe une période de repos complet de trois mois. Il est rustique et ne réclame guère de soins particuliers. Il possède de longues feuilles rubanées, épaisses et larges, toujours vertes qui sont portées en éventail sur la souche. De février à avril, il donne sur une longue hampe rigide une ombelle de fleurs en cornets de couleur rouge-orangé à jaune pâle.
Il existe différentes espèces et variétés :
- clivia variegata aux feuilles rayées longitudinalement de crème,
- clivia auréa à fleurs jaunes (assez rare),
- clivia miniata var citrina à fleurs jaune pâle,
- clivia mobilis aux fleurs en trompettes étroites, jaunes et rouges.
Le clivia possède des racines charnues qui contiennent des réserves alimentaires lui permettant de supporter une période de repos nécessaire à sa future floraison. Pour provoquer ce repos, il faut réduire les arrosages en automne et en hiver et le soumettre à des températures plus basses (entre 10 et 12°C).
• Lumière : il est peu exigeant et s’adapte à toutes les situations, il tolère bien la mi-ombre.
• Température : 18 - 20°C environ durant sa période de croissance et seulement 10 - 12°C en hiver pour son repos.
• Arrosage : maintenir la terre légèrement humide (une fois par semaine) en faisant attention à l’excès d’eau qui lui serait fatal. Réduire les apports durant l’hiver.
• Rempotage : il s’effectue tous les deux ans seulement, après sa floraison, supprimer toutes les racines sèches, vides ou abîmées.
• Multiplication : elle se réalise par division, il suffit de détacher délicatement les rejets produits sur les côtés.
Elle peut s’effectuer également par semis, mais dans ce dernier cas il faut attendre plusieurs années avant qu’il ne fleurisse pour la première fois.
• Conseils : supprimez les hampes florales dès que les corolles sont flétries, ne laissez pas les graines se former car cela compromet la floraison suivante.
Dès que les hampes florales apparaissent, n’augmentez surtout pas l’arrosage, sous peine de provoquer l’avortement de la floraison. Et pour favoriser celle-ci, laissez la plante se reposer.

Avril 2007
Lolivier
La chanson dit « auprès de mon arbre je vivais heureux », j’espère qu’il en sera de même pour l’ensemble des Amillois, grâce à un arbre un peu particulier que nous venons de planter au rond-point de la rue du Vernisson.
Ce n’est pas un arbre ordinaire, mais un olivier un peu plus que centenaire qui a trouvé sa place dans un endroit peu ordinaire après avoir passé un siècle en Italie.
Il s’est trouvé à 40 km au Nord de Paris, pour s’acclimater et pour finir dans notre belle ville d’Amilly. On considère sa résistance au froid jusqu’à -10 pour les branches et de -18 à -22 pour le tronc, mais il ne faut pas oublier que nous sommes très proches de l’avenue d’Antibes qui nous remonte la chaleur du sud. Avenue où seront bientôt plantés des palmiers, le seul endroit logique de la commune pour cette plantation.
C’est donc, je l’espère, avec un brin de soleil et un petit air de vacances que vous admirerez ces arbres.

Mars 2007
Le cypérus
Le cypérus appartient à la famille des cypéracées, ce genre comprenant 550 espèces de plantes à ports gracieux qui ressemblent à des joncs et qui aiment l’humidité.
L’espèce la plus couramment cultivée est le cypérus alternifolius, souvent appelé à tort papyrus. Originaire des zones marécageuses de Madagascar, il peut atteindre 1,50 mètre de hauteur avec un étalement de 60 cm. Ce cypérus s’adapte facilement en intérieur, à condition de respecter ses exigences en lumière et en eau. Les feuilles sont disposées en forme de parasol, elles sont portées par de longs pétioles réguliers vert foncé. De juillet à septembre, des petites inflorescences duveteuses se forment à la base des bractées.
Le cypérus papyrus ou cypérus du Nil est originaire d’Afrique du nord et de l’est. Il peut atteindre 2 mètres à 2,50 mètres de hauteur et 0,50 à 1 mètre de largeur. Les tiges sont vert foncé et de section triangulaire, elles ont une épaisseur de 5 à 8 cm et sont issues d’un rhizome compact. Elles sont couronnées de têtes globuleuses (30 cm de diamètre) constituées de tiges retombantes filiformes terminées par une inflorescence ébouriffée vert soufre (de juillet à septembre).
Dans l’antiquité, les Égyptiens séchaient et compressaient la moëlle des tiges pour faire du papier. Maintenant, le cypérus papyrus trouve de plus en plus sa place dans les jardins de ville pour agrémenter les massifs.
Culture : les cypérus sont gourmands et apprécient une compost riche et assez lourd.
Une température comprise entre 15 et 25°C leur conviendra parfaitement. Ils aiment les endroits ensoleillés ou partiellement ombragés durant l’été. Ils sont exigeants en eau compte-tenu de leurs origines. Pendant la belle saison, ils peuvent être placés à l’extérieur au bord d’un bassin ou près d’une mare.
Pour les cypérus cultivés en intérieur, ils devront être mis sur une soucoupe emplie d’eau constamment ou placés sur un lit de billes d’argile afin de maintenir une bonne humidité.
Multiplication : elle peut s’effectuer par semis de mars à mai ou par division de souche pour les cypérus papyrus. Pour les cypérus alternifolius, le semis est également possible. On peut les multiplier aussi en coupant la tige à 3 cm en dessous du bouquet de feuilles, réduire ces dernières et les placer dans un récipient empli d’eau.Elles flotteront naturellement, ensuite après l’enracinement les plantes seront mises en pot qui devra être maintenu très humide.

Février 2007
Le mélèze
Originaire des régions montagneuse fraîches de l’hémisphère nord il comprend 12 espèces de conifères coniques à feuillage vert tendre au printemps puis se fonçant un peu plus au fur et à mesure de la saison.
Au printemps avec les nouvelles feuilles apparaissent les cônes mâles jaunes pendants, et les cônes rouges femelles écailleux, qui mûrissent pendant tout l’été et qui persistent après la chute des graines. L’hiver, l’arbre est dénudé de ses feuilles laissant apparaître un bois plus ou moins coloré suivant les espèces.
Pour ce qui est de la culture, ce sont des végétaux qui nécessitent un sol bien drainé, caillouteux ou assez léger. Un arbre de 50/60 cm est de taille idéale pour la plantation. La période propice pour réaliser cette tâche se situe entre octobre et mars. Il est conseillé de toujours bien dégager le pied, un bon bêchage deux fois par an et un bon désherbage régulier participeront à la bonne santé de votre arbre.
La plupart des mélèzes dépérissent en sol détrempé .
La multiplication du mélèze est chose aisée quand il s’agit du semis mais s’avère beaucoup plus difficile quand on veut la réaliser par bouturage. Pour ce qui est de l’entretien des mélèzes il ne nécessite aucune taille mis à part le bois mort et les têtes fourchues. L’avantage de ce conifère est qu’il n’est pratiquement sujet a aucune maladie et ravageur dans des conditions de culture optimale
Les principales espèces : le Larix decidua plus communément appelé mélèze d’Europe est un bel arbre d’une trentaine de mètres environ qui s’est remarquablement bien adapté au milieu montagnard européen. Jeune, il est de forme conique et a tendance à s’aplanir avec le temps. Ses aiguilles vert tendre et son bois brun-rouge avec l’âge font de lui l’un des plus beaux arbres de nos montagnes.
Le Larix kæmpferia (mélèze du japon) a une croissance plus rapide que son voisin européen et est donc plus utilisé pour la reforestation. De même gabarit il se différencie du mélèze d’Europe par des aiguilles gris-vert bleutées et un bois plus orangé.
Le Larix laricina est plus petit que les deux espèces précédentes citées et originaire d’Amérique du nord, où il est le plus répandu. Son feuillage vert bleuté, jauni en automne. Son écorce passe du rosâtre au brun rougeâtre.
C’est un conifère idéal qui mérite d’être plus connu. Planté dans les jardins de taille moyenne, il apportera de la fraîcheur l’été grâce à son feuillage, et n’assombrira pas le jardin l’hiver puisqu’il perd ses aiguilles en automne.

Janvier 2007
le houx
Le houx (Ilex aquifolium) est une plante qui comprend près de 300 espèces d’arbres et d’arbustes gélifs ou rustiques à feuilles caduques ou persistantes. L’espèce la plus fréquement cultivée est l’Ilex aquifolium ; elle est très appréciée dans les jardins, qu’elle soit taillée ou laissée en arbre. On peut observer des petites fleurs insignifiantes blanches ou vertes au printemps. Les fleurs mâles et femelles, sont sur des pieds différents, lorsque ceux-ci sont cultivés à proximité l’un de l’autre, les arbustes produisent des baies brillantes et colorées qui durent une partie de l’hiver avant de faire le bonheur des oiseaux et celui des hommes pour les décorations de Noël.
C’est un arbuste qui peut s’intégrer dans des haies vives, les feuilles persistantes assureront l’opacité durant l’hiver, avec un feuillage brillant et dentelé, et de la couleur grâce aux baies. L’Ilex peut être planté dans un sol ordinaire, au soleil ou à l’ombre. Les variétés panachées doivent être cultivées au soleil car à l’ombre les couleurs palissent.

Décembre 2006
Le Kalanchoé
Le kalanchoé « succculente à floraison abondante»...
- Origine : les kalanchoés sont de la famille des Crassulacées. Ils comptent 130 espèces caractérisées par la beauté de leur feuillage (K.tomentosa), d’autres se distinguant par leur superbe floraison (K. blossfeldiana). Ils sont présents de la corne de l’Afrique (Somalie, Yemen) jusqu’en Afrique du sud en passant par Madgascar et l’Angola.
Le Kalanchoé blossefediana a donné de très nombreux cultivars à la brillante floraison. C’est une plante dite de «jours courts» comme le Poinsettia, car il commence à fleurir lorsque la durée du jour diminue. Il est intéressant pour sa longue floraison étant donné que ses nombreux boutons floraux ne s’épanouissent pas en même temps. Ses fleurs vivement colorées de rouge, d’orange ou de jaune principalement sont mises en valeur par un feuillage vert brillant. Ses feuilles sont charnues et crénelées.
Le Kalanchoé tomentosa est une espèce intéressante pour son feuillage duveteux et argenté. Les feuilles très épaisses, en rosettes serrées, se colorent de brun sur les bords.
Les Kalanchoés daigremontiana et tubiflora sont deux espèces bulbifères originales, ils développent sur le pourtour des feuilles, des plantules.
- Culture : le Kalanchoé est une plante grasse vivace (de serre) se cultivant comme toutes les cactées. Il est robuste et peu exigeant.
Il fleurit naturellement en hiver et au printemps. Pour accentuer et favoriser sa floraison, otez régulièrement les fleurs fanées.
- Luminosité : il préfère une lumière vive sans exposition direct au soleil.
- Températures : en été les températures idéales seront comprises entre 18 et 25°c. N’hésitez pas à les sortir pour favoriser leur développement. En hiver 16 à 18 °c lui conviendront parfaitement
- Arrosage : évitez les excès d’eau qui lui seront fatals, pour cela arrosez modérément (une ou deux fois par semaine) et réduisez les apports en hiver.
- Engrais : un engrais pour les plantes fleuries une fois par mois suffira. Après floraison, effectuez un rempotage. Utilisez un mélange composé de sable, de tourbe et de terre franche. Pour la multiplication :
• Kalanchoé blosseldiana : elle s’effectue par semis au printemps ou par bouturage après la floraison
• Klanchoé daigremontina : il suffit de repiquer directement les plantules se trouvant à l’extrémité des feuilles.


Novembre 2006
Le ginkgo
Eh oui ! Le seul arbre à avoir résisté aux bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, c’est aussi le seul arbre survivant de la famille des ginkgoacées. Le ginkgo est le conifère le plus primitif et le plus ancien. Il apparaît durant le permien, c’est à dire il y a 300 millions d’années, et a été décrit pour la première fois en Chine (d’où il semble avoir disparu à l’état sauvage) par Engelbert kaempfert, médecin et botaniste allemand qui séjourna au Japon de 1690 à 1692 en mission pour la compagnie des Indes Néerlandaise. Il fut le premier Européen à avoir fait une description de cet arbre dans son mémoire Amoenitatum exoticarum (publié en 1712). Il a été introduit en France par Auguste Broussonet et fleurira pour la première fois le 12 avril 1812 au jardin botanique de Montpellier.
Le Ginkgo Biloba est un gymnosperme ce qui signifie : « graine nue ». Ses embryons de graines sont exposés à l’air libre. Il est de taille moyenne, pouvant atteindre 20 à 35 m. Sa durée de vie est assez importante, puisque certains spécimens sont connus pour avoir plus de 2.500 ans. Ses feuilles sont uniques parmi les plantes porteuses de graines, puisque formées de deux lobes en forme de palmes. Elles atteignent de 5 à 15 cm de long. Il porte son nom d’arbre aux 40 écus car il a été acheté par un botaniste français de Montpellier, M. de Pétigny pour 40 écus (somme importante à l’époque) à un botaniste Anglais. Les graines ont une taille de 1 ou 2 cm et sont contenues dans un fruit de couleur jaune-marron de 2 à 3 cm de long. Avant l’automne, ce fruit est lisse et attirant mais toxique car il contient de l’acide butonique, qui a d’ailleur une odeur très repoussante. La graine, quant à elle, est comestible après dénoyautage. Les cuisiniers japonais s’en servent pour la cuisine. Les graines sont une nourriture traditionnelle en chine, souvent servie aux mariages, et on leur attribue parfois des vertus médicinales ou parfois aphrodisiaques. Les Ginkgo sont faciles à obtenir par semis des graines.
Le ginkgo est un arbre dioïque, c’est à dire que les sexes sont distincts, certains arbres sont mâles et d’autres femelles. Le sexe d’un arbre est difficile à déterminer avant la production de fruits. En effet, seules les femelles produisent des fruits (et donc des graines). La plupart des Ginkgo plantés en ville sont des mâles obtenus par bouturage pour être sûr qu’ils ne produiront pas de graines nauséabondes au milieu de l’hiver.

Octobre 2006
l'astilbe
Je vous ai déjà parlé des avantages et des inconvénients des plantes vivaces qui ne sont pas aussi faciles d’entretien que l’on peut le croire.
Il y en a une parmi d’autres qui a beaucoup d’avantages, c’est l’astilbe, elle comprend 25 espèces, qui sont particulièrement mises en valeur lorsqu’elles sont plantées en touffe de 5 à 10 m2. Leur feuillage est profondément découpé, il va du vert moyen au vert profond, avec des teintes cuivrées. La fleur ressemble à des plumeaux et sont très colorées du rose violacé au blanc.
Il vous suffit de planter en fonction de la variété choisie à une distance de 30 à 60cm, dans un sol assez profond et frais, aussi bien au soleil qu’à l’ombre, arroser à la plantation et pendant les périodes sèches. Un apport de fumier bien décomposé peut-être effectué au printemps, sous forme de paillis. À l’automne rabattre les rameaux au niveau du sol.
Après deux ans vous pouvez arracher courant mars et diviser les touffes afin d’augmenter les surfaces, plus elle sera importante, et plus l’effet produit sera spectaculaire, la floraison ayant lieu de juin à août, et le feuillage prenant la suite.


Septembre 2006
Les végétaux face à la sécheresse
Dur d’être une plante quand il fait chaud et sec, car rechercher de l’eau lorsque l’on ne peut pas se déplacer constitue un sacré obstacle à la survie en milieu aride. Pourtant, certains végétaux ont développé différentes méthodes pour pallier leur immobilité. On les appelle les plantes xérophytes*.
Certains étendent leurs racines près de la surface, le plus prêt possible, en quête de la moindre trace d’humidité déposée par les brouillards. Au début de sa croissance, le prosopis, un arbuste du Sahara, développe d’abord un réseau de racines souterraines à la recherche d’eau, avant de développer ses organes aériens. Par sa bonne adaptation au milieu aride, le prosopis est devenu un véritable fléau au Kenya. Les cactus possèdent un réseau de racines dix à quinze fois plus étendu que leur partie aérienne (soit proportionnellement quinze fois plus qu’une plante «ordinaire»).
D’autres plantes sont spécialisées dans le stockage de l’eau. Elles développent des cavités spongieuses, des feuilles grasses revêtues d’une couche de cire, ou des épines (des feuilles modifiées) dans lesquelles elles conservent la rosée ou la pluie, sous forme de sucs (de sève). D’où leur nom de plantes succulentes. Et pour ne pas gaspiller l’eau, les plantes des déserts transpirent peu. Leurs feuilles sont petites et épaisses, ce qui limite les pertes d’eau en réduisant la surface exposée par rapport au volume. Tous les arbres ont remplacé leurs feuilles larges et mates par de fines épines ou des feuilles étroites et brillantes (comme le palmier) pour éviter de perdre trop d’eau par transpiration. Les stomates (sortes de petits trous par lesquels la plante transpire) sont peu nombreux et concentrés sur la face inférieure des feuilles, donc moins exposés au soleil et à la chaleur. Enfin, leur cycle de reproduction est adapté : les graines peuvent rester dormantes pendant des années, en attendant la pluie. Puis germer, fleurir et reproduire des graines en moins de deux semaines dès que de l’eau est disponible !
*xérophytes : plantes vivant dans un milieu sec, soit par le substrat, soit par l’atmosphère, soit par l’ensemble des deux.

Juillet - août 2006
Le fuchsia
Les fuchsias font partie de la famille des Onagracées. Ce genre comprend environ 100 espèces de petits arbres et d’arbustes à feuillage caduc ou persistant, et quelques vivaces. Ils sont originaires des zones montagneuses d’Amérique centrale et du sud, et de la Nouvelle Zélande.
Il existe plus de 8.000 hybrides et cultivars qui ont été sélectionnés pour la beauté et l’originalité de leurs fleurs. Celles-ci s’épanouissent de manière plus ou moins continue de juin aux premières gelées. Dans les régions à climat doux, les fuchsias sont réellement rustiques. L’espèce la plus rustique «Fuchsia magellanica» a été légèrement utilisée pour l’obtention des fuchsias rustiques modernes.
La culture : en plein soleil ou à mi-ombre, les fuchsias préfèrent un sol fertile, frais mais bien draîné. Durant la croissance, arrosez 1 ou 2 fois par semaine, ou plus selon les conditions climatiques, et apportez un engrais liquide pour plantes fleuries toutes les deux semaines.
Les ennemis et maladies pouvant être rencontrés sont : les aleurodes (mouches blanches), pucerons, acariens, le botrytis (pourriture grise), rouille et fumagine.
La multiplication : elle s’effectue par bouturage assez facilement.
Le fuchsia peut demander quelques pincements et un tuteurage éventuel. C’est une plante de culture facile, très florifère du printemps à l’automne offrant une grande originalité dans les formes et couleurs de fleurs. De plus, elle peut être présentée de différentes façons en tige, en buisson ou pleureur pour les suspensions.
L’hiver un hivernage sera nécessaire dans notre région, rentrez les pots à l’abri et paillez-les (pour les variétés plus rustiques).

Juin 2006
les bonsaïs
Le mot bonsaï signifie « arbre cultivé en pot  » en japonais. Leur silhouette miniaturisée attire le regard. Cet art apparait en Europe au XIXe siècle, tandis que cette technique existe depuis des millénaires en Chine. Cet art fut adopté au Japon vers le XIe siècle.
Les premiers bonsaïs étaient des bonsaïs d’extérieurs (érable, hêtres, pommiers...). Les bonsaïs d’intérieur sont arrivés, il y a quelques années seulement ; ce sont des plantes d’origine tropicale ou subtropicale adaptées à la culture en intérieur (carmona, ficus, marraya, sagérétia...)
L’arrosage : arrosez copieusement et régulièrement les bonsaïs d’intérieur de façon à maintenir la motte humide en permanence. Par contre pour ceux d’extérieur, n’apportez de l’eau que lorsque le terreau commence à sécher en surface. Diminuez les apports en hiver, arrêtez-les pendant les périodes de gel.
La vaporisation : c’est une opération indispensable tout au long de l’année pour les bonsaïs d’intérieur et seulement l’été pour ceux d’extérieur.
Compte-tenu du faible volume de terre à leur disposition, les bonsaïs demandent des vaporisations quotidiennes de préférence le matin sur l’écorce et le feuillage car ils sont sensibles à la sécheresse. Un conseil, posez votre bonsaï sur un lit de billes d’argile maintenues constamment humides.
La fertilisation : les bonsaïs d’intérieur demandent deux apports d’engrais par mois en période de végétation (de mars à octobre) par contre une fois par mois suffira pour ceux d’extérieur. L’hiver, réduisez ou arrêtez les apports.
Le rempotage : il s’effectue tous les deux ou trois ans au printemps. Dépotez et enlevez la terre autour des racines à l’aide d’une petite griffe et taillez-les de moitié. Placez l’arbre dans un pot un peu plus grand, arrosez et attendez quelques semaines pour reprendre la fertilisation.
La taille : ne laissez que deux ou trois paires de feuilles sur chaque branche tout en préservant la forme du bonsaï. Coupez régulièrement aux ciseaux les feuilles devenues trop grandes.
Il existe différente forme de bonsaï :
chokkan : tronc bien droit ; tachiki : tronc irrégulier mais harmonieux ; hôkikachi : branches en boules au sommet du tronc ; neagari : racines apparentes.
Conseil : l’été, les bonsaïs apprécieront un séjour dans les jardins. Néanmoins n’oubliez pas de les rentrer à l’automne (pour les bonsaïs d’intérieur). L’hiver, il est préférable de protéger les bonsaïs d’extérieur en enterrant leur pot ou en les recouvrant d’une couche de paille et d’un voile d’hivernage.

Mai 2006
l'olivier
L’olivier compte près de 20 espèces qui peuvent vivre plusieurs centaines, voire milliers, d’années. Sa répartition géographique se situe de l’Afrique en passant par l’Asie et l’Océanie.
Les feuilles de ces arbres sont oblongues, épaisses et coriaces. Les fleurs sont blanches et petites. Après la floraison, des fruits apparaissent qui sont appelés drupes mais plus communément olives. Les olives sont trop amères pour être consommées crues, il faut d’abord les confire dans une saumure (hydroxyde de sodium) pour les conserver. La plus importante espèce est l’olivier commun (olea europaea) qui donne la fameuse huile d’olive. Cette plante redoute plus les longues périodes de gel que l’intensité du froid (maximum -18°C). C’est pour cela qu’il est recommandé de faire hiverner les plantes à 2°C dans une serre ou pour les gros sujets de mettre un bon paillage sur le tronc et le pied, puis de recouvrir la partie aérienne à l’aide d’un voile d’hivernage. Toutefois cette plante nécessite une petite période de gel pour provoquer la floraison. C’est une plante qui demande un sol bien draîné, et un arrosage régulier en période de fructification. La pousse est lente, et la fructification n’intervient qu’au bout d’une dizaine d’années. C’est un arbre qui ne nécessite pas de taille particulière si ce n’est une taille de formation et de fructification. Cette dernière vise à supprimer les rameaux faibles et stériles. En revanche, l’olivier est très sensible aux chenilles qui détruisent les fleurs, les fruits et les feuilles. Les cochenilles affaiblissent beaucoup l’olivier et provoquent une fumagine. Les maladies les plus connues sont la bactériose qui produit des tumeurs sur les rameaux et les taches foliaires brunes qui sont dues à un champignon.
En résumé, lors de l’achat d’un olivier, il faut prendre une variété résistante, regarder avec attention son système racinaire, qui doit être bien développé. Ne pas prendre de sujet trop petit. Prévoir son emplacement dans un sol

Avril 2006
l'art topiaire
L’art topiaire consiste à tailler, former les végétaux en sculptures géométriques ou figuratives, cet art est connu depuis l’antiquité romaine où les jardiniers cherchaient à imiter les sculpteurs, il donne un style des perspectives, il structure le jardin. Il prend son essor à la renaissance et témoigne de la volonté de modeler la nature dans les jardins anglais ou à la française.
Les végétaux à feuillage persistant et à port ramifié s’adaptent très bien à cette taille. Les plus connus sont le buis, le troène, l’if, le cyprès, le thuya, la charmille, le laurier, le lonicéra nitida, le houx, l’osmanthé, le berbéris, le lierre, etc.
Il est nécessaire de tailler les jeunes pousses de trois à six fois par an, au printemps deux à trois fois pour la taille de formation et d’août à septembre pour les tailles d’entretien. Ne pas tailler par grand froid ou en plein soleil.
La taille s’effectue à l’aide de cisailles à lames courtes en utilisant la pointe plutôt que le tranchant dans les courbes. Pour ce qui est des taupières de grandes tailles vous pouvez utiliser un taille haie électrique ou thermique.
Pour le choix de formes c’est votre goût qui fera la différence : des colonnes, des boules, des cubes, un chat, un chien, votre voiture, un palmier ou tout ce qui vous passera par la tête.
Avec de la patience, et de la volonté tout est possible.

Mars 2006
Le ficus (figuier)
Le genre ficus regroupe environ 1000 espèces d’arbres, d’arbustes et de plantes grimpantes à feuillage persistant faisant partie de la famille des moracées. Ils poussent dans les forêts humides des régions tropicales et subtropicales du monde entier. Le ficus séduit aussi bien par la beauté de son feuillage que par la multiplicité de ses formes. Voici quelques espèces les plus rencontrées :
• ficus benjamina (figuier pleureur) originaire d’Australie, il a un port buissonnant, de petites feuilles ovales vertes ou panachées (F. variegata) ;
• ficus elastica ou decora (caoutchouc), originaire d’Asie tropicale, il a un port dressé, des larges feuilles oblongues très coriaces, vertes foncées ou panachées selon les cultivars ;
• ficus lyrata (figuier lyre) originaire d’Afrique occidentale et centrale, il a un port dressé, de très larges feuilles à bords ondulés vertes foncées ;
• ficus pumila ou repens (figuier rampant) originaire de Chine et du Japon, il a un port rampant, de très petites feuilles arrondies en forme de cœur.
Exposition : un emplacement clair sans soleil direct pour les espèces arbustives leur conviendra. Seules les espèces rampantes préfèrent la mi-ombre. Par contre, les variétés panachées demandent beaucoup de lumière.
Température : l’idéal pour leur développement se situe entre 20 et 25°.
Arrosage : il doit être régulier, laissez sécher la terre en surface entre deux apports. Réduisez en hiver.
Engrais : 1 à 2 fois par mois un engrais liquide «  spécial plantes vertes » conviendra du printemps à l’automne. Stoppez les apports de novembre à février.
Rempotage : il s’effectuera au printemps dans un mélange de terre de jardin, de tourbe blonde et d’écorces fines.
Multiplication : elle s’effectue par bouturage de rameaux ou de têtes au printemps pour la plupart. Le marcottage aérien peut être employé également comme méthode pour le ficus élastica (d’avril à septembre).
Conseils : évitez de déménager trop souvent les ficus, car les changements brusques d’exposition entraînent la chute d’une partie du feuillage. Si vos ficus se dégarnissent de la base, n’hésitez pas à les tailler, ce qui permettra ainsi de rajeunir ou de faire ramifier la plante. Par contre, le feuillage des ficus est toxique par ingestion et la sève peut irriter la peau.

Février 2006
Le jasmin d'hiver
Peu de plantes dans nos régions fleurissent durant la période hivernale, mais il y en a une, très étonnante, qui explose de novembre à avril en une floraison jaune étoilée sur des branchages rougeâtres. Cette plante, c’est le jasmin nidiflorum. Il peut atteindre trois mètres de hauteur, ses rameaux sarmenteux ont besoin d’un support comme un grillage ou de retomber du haut d’un mur. C’est une plante qui peut être utilisée comme un écran végétal en la faisant grimper dans un grillage, les rameaux sont suffisamment denses pour cacher la vue durant l’hiver.
Il supporte toutes les situations même le froid et le manque de soleil. On cultive le jasmin d’hiver dans un sol ordinaire de jardin, bien draîné, planté à l’automne ou au printemps. Conserver toujours une fraîcheur du sol au début de la plantation.
Pour la multiplication, il suffit de prélever des pousses terminales de huit à dix centimètres, dans la deuxième quinzaine du mois d’août, et de les placer dans un endroit toujours frais en les maintenant à environ huit degrés durant l’hiver. Il ne reste plus qu’à planter les boutures au printemps aux endroits de votre choix ou de les offrir à vos amis jardiniers.

Décembre 2005
Les orchidées
Considérée comme la fleur joyau, rare et précieuse, l’orchidée exerce une étrange fascination sur les amateurs de plantes.
Le XIXe siècle connut un incroyable engagement pour les orchidées tropicales à tel point que certains aventuriers les recherchaient au péril de leur vie, au plus profond des jungles les plus hostiles.
Aujourd’hui, grâce à des techniques très élaborées qui permettent de les reproduire in vitro, les orchidées sont devenues accessibles à tous. En sélectionnant certaines lignées, en réalisant des hybridations, les horticulteurs ont réussi à obtenir des plantes plus résistantes et plus florifères, qui prospèrent dans nos intérieurs.
Elles appartiennent à l’immense famille des orchidacées qui renferme 25.000 espèces et compte 100.000 hybrides répartis dans près de 835 genres.
Définition d’une orchidée : ce sont des plantes vivaces persistantes ou caduques, épiphytes ou terrestres. La plupart des espèces sont des épiphytes rhizomateux (poussant sur les arbres) vivant dans les fôrets tropicales humides. Elles portent souvent des racines aériennes charnues, accrochées à l’arbre hôte qui absorbent l’humidité atmosphérique.
Sinon, les orchidées terrestres se rencontrent surtout dans les régions tempérées. Elles diffèrent des autres par leurs tubercules ou leurs rhizomes souterrains et produisent une rosette de feuilles d’ou s’élèvent les tiges florales.
Leurs exigences :
• la température varie en fonction de l’origine de culture ;
• substrat, pour les épiphytes : 3 parts d’écorce broyée, 1 part de perlite, 1part de charbon de bois de calibre fin ;
• substrat pour les terrestres : 3 parts de tourbe fibreuse, 3 parts de sable grossier, 1 part de perlite ;
• luminosité : en été abritez-les du soleil direct, en hiver mettez-les en pleine lumière ;
• humidité : élevée en été, bassinez régulièrement et brumisez le feuillage. Bonne aération. En hiver pas de bassinage.
• arrosage : à la formation des premières pousses, arrosez régulièrement (eau douce à température ambiante) le substrat doit rester frais. Brumisez le feuillage. Après la floraison réduisez les apports d’eau (repos végétatif) ;
• engrais : un engrais liquide spécial orchidée conviendra toutes les 2 à 3 semaines. Lors du repos cessez les apports.
La multiplication :
• elle s’effectue par division de touffe. Découpez le rhizome de sorte que chaque éclat comporte au moins 3 pseudobulbes sains. Supprimez les racines mortes, puis empotez-les. Ceci se réalise facilement sur le cymbidium.

Novembre 2005
au parc des Terres-Blanches
C’est avec beaucoup de plaisir que j’aimerais vous faire découvrir un lieu que les jardiniers ont repris en charge, un peu comme un bébé dont nous sommes assez fiers.
Ce lieu, c’est le parc des Terres-Blanches. Il a vu le jour il y a une vingtaine d’années mais il n’avait jamais eu un entretien suffisant et s’était dégradé avec le temps. Une remise en état de grande ampleur avec des systèmes d’arrosage modernes, la création d’un étang, la plantation de nouveaux végétaux, des aires de jeux ludiques, lui ont redonné une seconde vie et ceci pour vous permettre une balade avec les enfants ou après le repas du dimanche en famille, le bonheur de s’allonger sur la pelouse au soleil, avec un bon livre, ou tout simplement venir sentir le parfum des rosiers (lavander dream), chercher les carpes koï-y dans l’étang, contempler les nénuphars, les lotus, et autres plantes aquatiques !
C’est un écrin de verdure où vous pourrez vous ressourcer. Il est à votre disposition tous les jours de 8 heures à la nuit tout au long de l’année. Il suffit de vous garer derrière le cimetière du bourg et de descendre le mail qui retombe directement sur le parc. Au retour, profitez de la vue du mail qui s’aligne avec le clocher de l’église.
J’espère vous avoir donné envie de découvrir un petit coin agréable d’Amilly et de le faire partager à d’autres tout en le respectant, bien sûr !


Octobre 2005
Les broméliacées
Plantes originales par leur aspect, leur floraison et leur mode de vie, les broméliacées forment une famille botanique particulière, constituée uniquement par des plantes d’origine tropicale. Cette famille compte plus de 2000 espèces, dont le plupart vivent dans le sud des États-Unis, en Amérique centrale, aux Antilles et en Amérique du sud. Beaucoup d’entre elles ont fait l’objet de sélections horticoles longues et complexes, qui ont abouti à la prolifération de variétés aux inflorescences étonnantes très colorées. Ce sont des plantes faciles à cultiver en serre mais on les apprécie aussi comme des plantes d’intérieur ou même au jardin dans les régions au climat chaud.
Ces plantes sont originaires des forêts tropicales humides, excepté certaines espèces des régions montagneuses ou semi-désertiques et d’autres venues de côtes marécageuses. En général, elles développent des rosettes, dressées souvent adaptées pour absorber ou conserver l’humidité. Les feuilles vivement colorées ou panachées sont parfois dentées ou à bord épineux. Chez les guzmania, vriesea et aechmea le centre de la rosette forme une « coupe » pour recueillir l’eau et les éléments nutritifs. Les inflorescences, aux bractées vivement colorées, jaillissent du cœur de la rosette ou parfois sont insérées à la base dans la coupe centrale. Les rosettes commencent à flétrir après floraison.
Conseils du culture : pour avoir de belles broméliacées, recréez les conditions de leur habitat naturel, moyennant quoi, elles se passent pratiquement de soins.
Température : entre 12° et 15°.
Substrat : un mélange de tourbe ou écorce broyée, de terreau de feuilles et de sable sera parfait pour une culture en pot. Sinon enveloppez les racines dans de la sphaigne humide.
Luminosité : lumière vive.
Humidité : elle doit être élevée avec une bonne aération.
Arrosage : évitez l’excès d’eau à leur base. Arrosez dans le cœur de la plante, sinon elles préféreront une brumisation régulière.
Engrais : elles ne nécessitent pas d’apport d’engrais particulier, utilisez éventuellement un engrais spécial orchidées une fois par mois maximum.
Pour multiplier les broméliacées, détachez les rejets émis à la base ou à l’aisselle des feuilles des plantes adultes et empotez-les individuellement. Un semis peut-être réalisé mais il demande des conditions particulières (hygrométrie et températures élevées). Celui-ci est très long, le repiquage s’effectuera plusieurs mois après le semis.

Septembre 2005
Les plantes aquatiquesIl existe deux grands types de plantes aquatiques :
• les hydrophites sont des plantes développant leur système végétatif à l’intérieur ou à la surface de l’eau.
- les plantes totalement immergées : ce groupe est constitué par les plantes dites oxigénantes (ceratophyllum, elodea, stratiotes, etc) et leur rôle est essentiel au biotope aquatique car il permet une bonne oxigénation et sert de refuge et de zone de reproduction aux animaux aquatiques.
- les plantes à feuillages flottants : ce groupe est constitué de plantes à rhizome ancrées au fond de la pièce d’eau et dont le feuillage flotte à la surface et les plants les plus connus de ce groupe sont les nymphea, nelumbo et aponogeton.
- les plantes flottantes : ce sont des plantes qui contiennent dans leur feuillage des lacunes aérifères qui leur permettent de flotter. Les plus connues du groupe sont la lemna, pistia et eichhornia.
• les héliophites sont des plantes développant un appareil végétatif et de reproduction strictement aérien, et leur système radiculaire dans un substrat vaseux gorgé d’eau. Là aussi il est possible de distinguer les vrais héliophites que l’on rencontre en bordure d’eau peu profonde (pontederia, juncus, menyanthes, etc) des hélyophites terrestres qui vivent sur les berges (gunnera, rosa, carex, etc).

Juillet - Août 2005
La céanothe
La céanothe comprend environ une cinquantaine d’espèces, d’arbustes ou de petits arbres à feuilles persistantes ou caduques originaires de Californie. Quelques espèces à fleuraison printanière sont rustiques et résistent aux températures de nos régions, tout en sachant que des risques peuvent survenir lors de grands froids. Mais la beauté de la plante mérite que l’on prenne quelques risques.
Les espèces hybrides à feuilles caduques et à floraison estivale sont plus rustiques et résistent mieux au froid en évitant les courants d’air.
Il est conseillé de donner à cette plante un sol riche et bien drainant, où l’arrosage ne stagnera pas. Vous obiendrez alors un arbuste magnifique avec une floraison en forme d’étoiles bleutées ou roses en panicules. C’est une plante mal connue, surtout les espèces persistantes. Un sol trop calcaire provoque la chlorose qui se manifeste par un jaunissement des feuilles seules les nervervures restent vertes, l’eau en excès peut provoquer le dépérissement de l’arbuste.

Juin 2005
Les succulentes
Plantes grasses et cactées. Ces plantes offrent des formes fascinantes, résultant des conditions de vie difficiles qu’elles affrontent dans leur habitat naturel. Elles se présentent sous forme de petits coussins ou de colonnes ramifiées portant des épines ou des feuilles plates gorgées de sève. Elles ont une apparence lisse, cireuse, poilue ou épineuse. Elles produisent des fleurs énormes aux tons vifs, qui les font apprécier comme plantes d’intérieur ou dans les jardins secs des régions chaudes.
Définition d’une succulente : ce mot provient du latin Succus qui signifie charnu, juteux. Celui-ci désigne des plantes qui se sont adaptées à des conditions extrêmes, comprenant de fréquentes périodes de sécheresse. Ainsi, la taille des feuilles s’est réduite et elles ont développé des tissus charnus qui stockent l’eau dans les tiges, les feuilles ou les racines. Les succulentes ont colonisé différentes régions : climats alpins, froids, régions semi-désertiques en zone tempérées et subtropicales.
Parmi celles-ci, on distingue les plantes à tige charnue (dont les cactées), à feuilles charnues, à racines charnues et les formes renflées (en bouteille) comme l’Adenium Obesum. Leurs exigences :
• pour la plupart des espèces, températures optimales journalières entre 15 et 30°, températures nocturnes minimales entre 10 et 15° ;
• substrat : pH entre 6 et 7.5, un sol bien drainé à base de sable et terreau universel (sinon utilisez un mélange «spécial cactées» ;
• luminosité : il leur faut un maximum de lumière mais sans soleil direct pour la plupart ;
• humidité : faible et surtout une bonne aération ;
• arrosage : avec parcimonie, laissez sécher le substrat entre deux apports. Ne pas mouiller le feuillage. L’excès d’eau entrainera une pourriture de la plante ;
• engrais : ajoutez un engrais à action lente au substrat ou sinon lors de l’arrosage donnez toutes les 4 à 5 semaines un engrais liquide.
La multiplication : elle se pratique de différentes façons par semis, division, bouturage ou greffage. Pour le bouturage de tige, effectuez-le en mars ou en avril. Découpez les tiges en sections de 5 à 10 cm de long. Laissez sécher environ une semaine la bouture afin de permettre la cicatrisation de la coupe. Ensuite piquez-les dans un mélange de tourbe et de sable grossier. Brumissez de temps en temps.
Conseils de culture : cultivez ces plantes dans des pots peu profonds, au fond desquels vous disposez une couche de billes d’argile expansée pour obtenir un bon drainage. Couvrez la surface avec des gravillons pour éviter un excès d’humidité qui pourrait provoquer une pourriture fatale de la plante.

Mai 2005
Le liquidambar
Le liquidambar (copalme d’Amérique) est un arbre à feuilles caduques alternées, qui ressemble à celle de l’érable. Elles ont la particularité d’être très décoratives à l’automne en se colorant en rouge-orangé. Il a un port pyramidal et léger, une écorce profonde et fissurée. Si je vous parle du liquidambar, ce n’est pas hasard : il a été choisi pour être planté le long de la rue du Gros-Moulin afin de créer une entrée de ville agréable et colorée.
La variété qui a été retenue est le liquidambar «lane robert». C’est un cultivar (variété créée en pépinière, qui ne peut être reproduite que par l’homme) à développement moyen (environ 10 m) et avec une coloration très rouge à l’automne.
Il n’a pas d’exigence particulière si ce n’est un sol profond et frais et une situation ensoleillée.
Pour le Gros-Moulin des fosses de 3 à 4 m3 ont été créées avec un nouvel apport de terre végétale afin qu’ils puissent trouver de quoi se nourrir dans ce milieu hostile que sont les bords de route.
Pour ce qui est de la taille, il suffit de couper quelques rameaux afin de diriger et d’équilibrer la plante.

Avril 2005
L'aesculus ou marronnier
L’aesculus comprend 13 espèces d’arbres et d’arbustes à feuilles caduques, il est rustique et se cultive facilement dans notre région.
Les feuilles sont palmées composées de 5 à 7 folioles dentées et sont dans les premières à apparaître au printemps. Prenez le temps d’observer leurs éclosions : elles se déplient presque à vue d’œil. Les fleurs sont blanches ou roses, en forme de cône étroit, elles font le charme de l’arbre au printemps.
C’est un arbre peu exigeant qui se contente d’un sol classique, il accepte même un sol calcaire, sa plantation s’effectue entre octobre et mars. Pensez malgré tout lors de la plantation à bien décompacter le sol sur 80 cm de profondeur sur un mètre au carré.
Je vous conseille de favoriser les variétés de couleur rose, magnifiques au printemps et qui ont la particularité de produire moins de fruits. Plantez les en isolé pour apprécier leurs développements (l’aesculus carnéa jusqu’à 20 m de haut ou l’aesculus carnéa briotti moins haut 12 à 15 m et qui n’a pas de fruits).
C’est un arbre qui accepte très mal la taille, pensez donc à le planter à un endroit où il pourra se développer.
Il faut savoir malheureusement qu’un insecte, la teigne du marronnier, provoque tout d’abord le brunissement des feuilles et leur chute de façon prématurée. L’été dernier le phénomène a été très important. Pour limiter son développement Il est conseillé de ramasser les feuilles dès leur chute et de les brûler, il existe aussi des pièges à phéromones avec des plaques de glue qui attirent et piègent les insectes ce qui permet de limiter leur propagation.

Mars 2005
La taille du tilleul
Comme vous avez peut-être pu le constater en divers endroits de la commune, les agents des Espaces verts s’affairent à la taille des arbres et surtout des tilleuls qui sont en majorité sur notre territoire avec environ 400 sujets.
C’est donc de février à mars que cette taille s’effectue en évitant les périodes de gelée. Le tilleul est un arbre robuste à pousses rapides, c’est, avec le platane, l’arbre qui résiste le mieux à la taille et aux agressions qu’elles provoquent. Il est vrai que l’idéal serait de ne pas avoir à tailler et de mettre en place des arbres qui se développent en fonction de l’espace existant. Parfois vous avez un endroit qui demande des arbres de grandes tailles où de petits sujets seraient ridicules, mais des contraintes comme les fils électriques, l’éclairage public ou des nuisances diverses obligent à procéder à la taille.
Celle-ci doit être la plus douce possible. Dans la mesure du possible, il ne faudrait pas dépasser une coupe de plus de cinq centimètres de diamètre, afin que l’arbre cicatrise rapidement. Laissez un maximum de tire-sèves (ce sont des branches de petits diamètres avec de nombreux bourgeons) qui vont permettre la montée de sève dès le printemps. Si vous avez un arbre fragile et que vous ôtez l’ensemble de ses bourgeons, vous avez tous les risques qu’il ne redémarre pas l’année suivante ou qu’il annule une partie de ses branches.
Il faut donc créer des tire-sèves sur les anciennes « têtes de chat » en sélectionnant cinq à six branches de l’année passée, d’une longueur de 60 à 80 centimètres. Par la suite des rameaux secondaires vont se former que vous taillerez à 3 yeux et ainsi de suite chaque année ou, tous les 2 ans, en vous efforçant de maîtriser le développement pour éviter de nouveau des tailles trop sévères.
Je vous invite à lever les yeux lorsque vous passez près des tilleuls de votre commune pour parfaire votre technique de taille. C’est en observant que l’on apprend !

Février 2005
L'univers insolite des plantes carnivores
On dénombre aujourd’hui environ 600 espèces de plantes carnivores, capables d’attirer, de capturer et de digérer de petits animaux. Elles ont acquis cette étonnante faculté au cours d’une longue adaptation à des sols très pauvres en éléments nutritifs tels que les marais et les tourbières acides.
Il existe différentes familles et genres :
• les Droseracées : dionaea, drosera
• les Lentibutariacées : pinguicula, utricularia
• les Nepenthacées : nepenthes
• les Sarraceniacées : sarracenia
Les insectes constituent la base de leur nourriture, exception faite des plus grosses plantes qui, dans leurs contrées originelles, capturent parfois des petits mammifères ou des oiseaux.
Ces plantes sont munies de divers pièges, tous plus ingénieux les uns que les autres pour retenir leur proie : poils collants, urnes à clapet, mâchoires...
Les pièges se parent de couleurs vives, émettent une odeur ou produisent du nectar pour attirer les insectes (moucherons, moustiques, mouches). La digestion est assurée par des sucs digestifs émis par la plante ou par des bactéries présentes dans les pièges, transformant ainsi l’insecte en une solution nutritive assimilable.
Les soins à apporter : ces plantes ont un grand besoin de lumière. En appartement il est préférable de les cultiver sous une lumière artificielle. Par contre, les Nepeuthes font exception et se contentent d’une luminosité moyenne en appartement.
Un arrosage copieux du printemps à l’automne, et en été maintenir le substrat humide en permanence. En revanche, l’hiver il faut réduire les apports en eau.
La plupart de ces plantes se plaisent dans une véranda ou dans une pièce bien fraîche (température entre 5° et 15°c pour l’hiver et ne pas dépasser 18° à 20°c en été). Cependant les Nepeuthes supportent les températures de nos appartements chauffés.
Elles nécessitent une humidité ambiante élevée. Pour cela, vaporisez régulièrement leur feuillage et placez-les sur un plateau garni de billes d’argile affleurant à la surface de l’eau.
N’apportez jamais d’engrais.
Le rempotage s’effectue tous les deux ou trois ans au printemps dans un mélange adapté (2/3 tourbe fibreuse, 1/3 de sable grossier). Le substrat utilisé doit être acide, on peut le mélanger à du terreau pour orchidées (ex : pour les Nepeuthes).

Janvier 2005
Le compostage
Comme chaque année au moment de la chute des feuilles et je ne parlerai pas de la période de tonte qui dure près de 9 mois, on voit apparaître les soirs « de pleine lune » une ribambelle de sacs poubelles garnis de ces chères feuilles ou des déchets de tonte, ce qui va engendrer pour la collectivité et donc pour vous un coût de ramassage et d’incinération de matières organiques importantes, qui pourrait être évité si chacun de nous compostait ses déchets et par conséquent nous faire réaliser des économies.
Rien de plus simple que de faire du compost, qui vous servira dans vos massifs de fleurs, votre potager, vos jardinières et pour vos plantes d’appartement.
Si vous avez des arbres et de la pelouse c’est que vous avez un petit ou un grand terrain. Pour faire du compostage vous avez besoin de 2 m2. Deux solutions s’offrent à vous : créer un bac en bois, en béton ou autre, d’environ 2m3 avec des planches amovibles sur le devant, créer une fosse de 2m3 avec une protection sur le dessus qui laissera passer l’air et l’eau, cet espace de stockage vous permettra de gérer les déchets organiques d’un terrain d’environ 1 000 m2.
Il ne reste plus qu’à déverser les tontes, les feuilles, les déchets du potager ainsi que les épluchures domestiques et d’arroser de temps en temps quand la sécheresse se fait sentir.
Le compostage s’effectue sur une durée de 3 ans. Tous les 3 ans il vous suffit d’évacuer au mois de mars la couche supérieure de l’année passée qui n’est pas encore décomposée pour retrouver le terreau, qui peut être utilisé pour toutes vos cultures et apportera les éléments pour le bon développement de vos végétaux.
Par la suite remettez la première couche peu décomposée au fond du bac que vous avez vidé et renouvelez l’opération pour 3 ou 4 ans.
Vous pourrez constater que les volumes de déchets se divisent par 10 lors du compostage.


Décembre 2004
La tulipe
La tulipe compte une centaine d’espèces cultivées depuis près de 300 ans. Elles proviennent, entre autres, de Turquie où on les appréciait bien avant qu’elles ne soient introduites en Europe au milieu du XVè siècle. Et moins d’un siècle plus tard, la tulipe envahissait la Hollande et les pays voisins où elle se vendait à un prix faramineux. Les horticulteurs des Pays-Bas sont, par la suite, devenus les spécialistes de la production.
C’est une plante simple à cultiver, qui se présente sous forme de bulbe rond ou ovoïde. Il suffit de la mettre en terre entre le mois d’octobre et de novembre à environ deux fois la hauteur du bulbe dans un sol souple, bien préparé et riche en matière organique. Il faut impérativement que le bulbe reçoive une période de froid qui lui indiquera, comme un thermostat, que la température est plus clémente et qu’il est l’heure de fleurir. La tulipe peut-être plantée dans un sous-bois, assez lumineux dans un espace engazonné ou associé à des fleurs d’hiver.
Lorsqu’on laisse le bulbe en place pour l’année suivante, il est possible de le faire refleurir, avec un taux moyen de réussite et une dégénérescence de la fleur. Pour cela, il faut, dès la fin de la fleuraison, couper la tige florale et laisser le maximum de feuilles afin que le bulbe se recharge grâce à la photosynthèse. Lorsque vous choisissez vos bulbes, n’hésitez pas à mélanger des variétés actives et tardives pour obtenir un fleurissement qui durera plus longtemps.
Cette année, 25.000 tulipes ont été plantées sur notre commune et dévoileront leur charme au printemps prochain.

Novembre 2004
Le cyclamen
Le cyclamen est une des meilleures plantes fleuries de l’hiver, il est prisé pour la beauté de ses fleurs vivement colorées et sa gracieuse architecture.
Pour la petite histoire, celui que nous cultivons actuellement provient de l’espèce «cyclamen persicum» originaire du Moyen-Orient. Son nom semble indiquer qu’il vient de Perse ; cette affirmation est fausse et vient d’une erreur de dénomination qui date du XVIIè siècle. Il a été introduit en France vers 1620 - 1624 sous le nom de cyclamen anthiochessum, et c’est Philip Miller qui en 1768 donna le nom définitif de cyclamen persicum. Il existe également une quinzaine d’espèces originaires des régions méditerranéennes (cyclamen ibericum, europeum, neapolitanum...) Le cyclamen persicum appartient à la famille des primulacées. Il possède un tubercule qui est un organe de réserve. Les feuilles en forme de cœur, tachetées d’argent sont placées en rosette sur le tubercule. La fleur est composée d’une corolle de 5 à 10 pétales retournés située au bout d’un long pédoncule. La forme des pétales est variée (frisée, vrillée...). La couleur des fleurs va du blanc pur au violet-rouge très foncé.
Les conditions de la réussite :
- il redoute l’excès de chaleur, la température idéale pour lui de 15° ;
- il ne demande pas une grande luminosité, il préfèrera un éclairage doux et tamisé sauf en hiver ;
- son substrat doit être aéré et bien drainant (70% de tourbe blonde, 15% de tourbe brune et 15% d’argile) ;
- il faut l’arroser souvent mais en petite quantité. Il faut éviter l’excès d’eau qui peut entraîner un jaunissement des feuilles ou favoriser l’apparition de certaines maladies cryptogamiques tels que le botrytis et l’oïdium.
Enfin, pour conserver et faire refleurir votre cyclamen, il faut l’installer dans la pièce la plus fraîche de la maison et diminuer l’arrosage progressivement après la floraison.

Octobre 2004
Les fougères
Ce sont des plantes qui sauront donner une ambiance à votre jardin, un esprit reposant et rafraîchissant.
On compte environ 1000 espèces de fougères, originaires des quatre points du globe. Le plus grand nombre se compte cependant sous les tropiques.
Elles préfèrent une exposition ombragée, on peut les cultiver au jardin ou en serre, leur forme, leur taille ainsi que leur port varient beaucoup. Elles sont très décoratives, et servent souvent à mettre en valeur des plantes fleuries.
Un grand nombre de fougères rustiques s’accommodent fort bien d’une vie en plein air, dans un endroit humide, frais, abrité du vent et avec une lumière tamisée comme l’ombre d’un mur ou d’un arbre avec lequel elles s’associent parfaitement. L’exposition au nord est idéale.
Lors de la plantation, il est important de draîner le sol en ajoutant un peu de sable, l’excès d’humidité peut entraîner la pourriture des racines. Planter d’octobre à mars avec une préférence pour l’automne lorsque le sol est encore chaud. Après enracinement, les fougères, ne demandent pratiquement aucun soin. Arroser en période très sèche et recouvrir de feuilles l’hiver.

Septembre 2004
Les palmiers
Dans nos régions les palmiers sont tous des espèces rapportées. Il n’existe qu’une espèce endémique à la France (Chamaerops humilis). On ne compte que six à sept espèces acclimatables que nous pouvons maintenir en pleine terre ou en bac. Pour les différents palmiers, le plus résistant est Trachycarpus fortunei (palmier chanvre) qui supporte toutes les expositions, mais demande un sol léger humide et bien drainé. Sa résistance au gel est de -18° à -20°.
Le Sabal minor demande un sol frais et humifère, il résiste à -20°.
Le Chamaerops humilis, palmier nain de méditerranée, résiste à -15° avec les mêmes conditions que le palmier Chanvre, sauf qu’il ne supporte ni le vent, ni l’humidité. Donc à protéger de l’humidité l’hiver.
Le Butia Capitata, le Washingtonia filifera et le Phœnix Canariensis sont des espèces à croissance rapide, mais leur rusticité n’atteint que -8° et -12° en condition optimum. Un sol bien drainé et une bonne protection hivernale contre le froid et l’humidité sont nécessaires.
Dans de bonnes conditions, le Jubaea Chilensis, peut résister jusqu’à -18° avec un excellent drainage, un sol riche et un minimum d’humidité atmosphérique, mais sa croissance est lente.
A savoir : lors de la plantation, il faut installer une couche de 10 à 20 cm de gravillons ou sable afin d’améliorer le drainage. Ne jamais faire de cuvette au pied de la plantation mais une bute de 10cm au dessus du niveau du sol. Les résistances ne sont applicables que pour des sujets âgés de 10 à 20 ans, c’est à dire 10 à 20 cm de stipe. Le drainage est obligatoire. La protection hivernale, l’emplacement ainsi que la nature du sol doivent être adaptés à chaque espèce. Ne jamais arroser le stipe. L’apport en engrais doit se faire au printemps avec un engrais équilibré de type 3.1.3.1. L’engrais est à proscrire à l’approche de l’hiver. Ne pas tailler pendant l’hiver car il pourrait y avoir un risque d’infection fongique. Le rempotage doit s’effectuer le moins souvent possible. Choisir un pot d’une taille supérieure à celle de la plante. Eviter d’endommager les racines.
En pot la rusticité est réduite et la croissance ralentie. L’arrosage n’est pas utile d’octobre à avril mais il doit être quotidien en période estivale.

Juillet Août 2004
La Clématite
De nombreuses personnes s’interrogent sur les clématites. Je vais donc essayer de vous éclairer sur cette plante.
La clématite ou clématis comprend environ 250 espèces à feuillage persistant ou caduque, grimpantes ou ligneuses. Elles étalent leurs fleuraisons tout au long de l’année. On peut les faire grimper à une pergola ou suivre un fil. C’est une plante suffisamment rustique pour être cultivée à l’extérieur, les fleurs sont généralement composées de 4 sépales ovales, ressemblant à des pétales, les espèces dites doubles ont, en fait, des étamines ressemblant à des pétales. Il existe une multitude de formes et de tailles de fleurs qui enchanteront votre jardin.
Le petit secret de la réussite consiste à cacher les pieds de la plante avec un arbuste ou quelques tuiles pour lui garder un ombrage et la fraîcheur. Si cela est possible, plantez votre clématite à l’est de l’angle de votre maison et palissez la plante sur le mur au sud tout en cachant le pied avec un arbuste. Pensez à arroser régulièrement, le sol doit toujours être frais. Un apport de fumier bien décomposé, de tourbe, sera effectué chaque année.
Pour certaines espèces, il arrive qu’elles sèchent sur l’ensemble de la plante et qu’elles disparaissent totalement. Ne désespérez pas elles peuvent réapparaître l’année suivante !

Avril 2004
La spirée
La spirée du nom latin spiraea est composée d’une centaine d’espèces d’arbustes à feuilles caduques. Sa floraison est composée de groupes de petites fleurs étoilées qui forment une inflorescence aplatie et plumeuse. Elle aime les sols profonds et une situation ensoleillée. Il est agréable de l’associer à un massif d’arbustes ou de vivaces. Les espèces les plus petites «  japonica anthony waterer », « japonica little princess », « japonica dart’s red » devront être placées au premier plan. D’autres espèces comme spiraea japonica frobelii, x billiardi, arguta peuvent être placées en concurrence avec d’autres arbustes de même taille.
La spirée peut être utilisée en haie estivale, ne pas oublier qu’elle est caduque...
La floraison varie d’avril à mai, de juillet à août selon les espèces.
La taille s’effectue après la floraison, elle permettra à la plante de rester bien trapue et favorisera la floraison prochaine.
Afin de ne pas vous tromper dans votre choix, vu la diversité, je vous conseille, pour ce type de plante, de faire appel à un pépiniériste qui saura vous guider et vous faire découvrir des espèces peu connues.

Mars 2004
Les semis des fleurs de vos massifs d'été
Le mois de mars est déjà de retour, c’est le moment pour les jardiniers de songer aux semis des plantes annuelles (d’été). Si vous avez la chance de posséder une véranda ou un abri chauffé et lumineux, vous pouvez donc procéder aux premiers semis de plantes faciles ; je pense à la sauge, au rudbeckia, impatience, ageratum, zinnia. Les semis s’effectueront dans des terrines en terre cuite, pas trop profondes dans la mesure du possible. Semer de façon régulière et bien aérer, utiliser un mélange de terreau avec 40% de sable. Les secrets de la réussite c’est tout d’abord la température. La levée des graines doit se faire après les 8 jours de semis, dans le cas contraire la graine risquerait de pourrir dans le sol. Il faut donc chauffer la pièce de semis entre 26° et 28°. Le deuxième facteur important, est l’hygrométrie, elle doit-être aux alentours de 80%, mais pas beaucoup plus afin d’éviter les risques de pourriture et de fonte des semis. Le troisième facteur est la luminosité qui devra être correctement dosée, ni trop forte pour ne pas brûler la jeune pousse, ni trop faible pour ne pas étioler la plante, un manque de lumière va faire s’allonger la plante. Augmenter progressivement la lumière en fonction du développement de la plante. Vous pouvez utiliser des filets d’ombrage. C’est là qu’intervient l’expérience, le mélange de ces éléments qui fera de vous le jardinier qui réussit ses semis.

Février 2004
Le géranium
Le géranium comprend 400 espèces de plantes rustiques, vivaces et herbacées, il ne faut pas le confondre avec le géranium du fleuriste qui est un pélargonium.
Les géraniums varient dans leurs dimensions et leurs ports. Certains peuvent être utilisés dans les rocailles, d’autres dans les plates-bandes ou mis en place pour tapisser le sol, vous obtiendrez une grande quantité de fleurs qui varient du rose au pourpre et au bleu. Afin de ne pas être déçu de votre choix de variété, vérifiez bien la taille et le développement des géraniums que vous achetez. Ils peuvent aller de 15 à 80 cm de hauteur avec un étalement de 20 à 60 cm.
Le géranium s’adapte à toutes sortes de terrain : plantés au printemps ou à l’automne en position ensoleillée, les plus grands sujets peuvent être tuteurs.
Pour avoir une floraison plus longue il est conseillé de rabattre jusqu’au niveau du sol les tiges ayant fleuri, afin de rendre la plante plus compacte.
Pour multiplier le géranium, il suffit de diviser la plante et replanter aussitôt, ceci au mois de mars.
Les jeunes plantes peuvent être attaquées par les limaces qui dévorent les feuilles. Pour ce qui est des maladies des taches de rouille peuvent apparaître, vous pouvez traiter avec un produit adapté.
Pour finir, essayez cette plante dans votre jardin vous ne serez pas déçu et peut-être même deviendrez-vous un collectionneur de géraniums.
Avec 400 espèces il y a de quoi faire...

Janvier 2004
Le retour de l'orme
L’orme (ulmus) fut l’un des arbres le plus répandu dans nos campagnes avant qu’il ait pratiquement disparu, miné par cette terrible maladie qui est la graphiose. Malgré tout il existe toujours sous forme de bosquet, mais quand il atteint une certaine taille, on constate son dépérissement. Lorsqu’il est jeune et très vigoureux il résiste, mais par la suite il se trouve attaqué. Heureusement la variété d’Ulmus
« resista » issu de souche anglaise, a permis après plusieurs années de culture de repousser cette maladie, grâce à une résistance naturelle. Son développement est d’environ 12 mètres, avec une végétation très vigoureuse et très ramifiée, son feuillage caduque finement dentelé d’un vert clair se colore de jaune à l’automne. L’ulmus n’a pas d’exigence particulière quant à la nature du sol. Il supporte très bien la taille. Vous pourrez dès le printemps voir cet arbre près du terrain de boules du parking de Saint-Firmin-des-Vignes. Cela vous donnera peut-être des envies pour votre jardin.

Décembre 2003
L'albizzia
L’albizzia ou (arbre de soie, mimosa de Constantinople), est un petit arbre ornemental à floraison rose ou rouge, parfumée. La plupart des espèces sont rustiques avec un risque de geler pour les plantes de petites tailles aux extrémités des branches quand les températures avoisinent les moins 10°. Il a un développement d’une dizaine de mètres et s’étale sur 5 à 8 mètres avec un feuillage très décoratif, ses fleurs se forment à l’extrémité des rameaux, avec des étamines en aigrettes très saillantes et très décoratives.
La floraison dure tout l’été, mais je vous conseille de choisir la variété julibrissin ombrella très florifère à fleurs rouges soutenues, très remontantes. Cette plante accepte tous les sols ordinaires mais avec une préférence pour les sols légers et bien drainés, ne pas hésiter à arroser régulièrement durant les périodes sèches.
L’albizzia supporte bien la taille, il est sujet à peu de maladie, vous pourrez constater des déchirures sur le tronc et les branches dues aux gelées qui font éclater quelques cellules encore gorgées d’eau sans grand risque pour la plante.
L’été prochain vous il vous sera possible d’admirer ceux situés devant la pharmacie du Marchais Muraillé.

Novembre 2003
Cette année de nombreuses personnes, nous ont demandé quelles plantes nous utilisions dans les massifs d’été et comment étaient choisis emplacements et végétaux. L’étude des massifs avec leurs couleurs, leurs tailles se fait pendant l’hiver. L’ensemble des massifs sont dessinés à l’échelle et chaque plante est représentée par un rond qui indique l’emprise réelle des végétaux. Cela nous permet donc de déterminer la couleur, la taille et le nombre des végétaux des divers massifs et de définir la quantité exacte de plantes à produire pour la totalité de la ville. Ceci nous guide pour passer la commande de graines et démarrer la production dès le mois de mars pour la mise en place dans les massifs début mai.
Cette année, les massifs étaient souvent de deux tons (bleu, blanc), (jaune, bleu), (rose, bleu)etc. Le tout dans les dégradés des deux couleurs, ce qui donne une unité avec une diversité.
Vous trouverez ci-dessous la liste des végétaux utilisés dans les massifs pour vous donner, je l’espère des idées pour vos créations de l’an prochain.
Pour info, une porte ouverte sera organisée le 15 mai au service espaces verts où toute l’équipe sera là pour vous guider dans vos projets et créations.
• Vert : Feuillage : Cinéraire maritime «glacier» 25 cm ; Perilla de Nankin (pourpre) : 60 cm ; Coléus «or des Pyrénées» : 30 cm ; Basilic purple ruffles : 35 cm
Graminées :
Millet ornemental «purple majesty» 120cm  - 150cm ; Pennisetum «setaceum ruppelii» : 70cm
• Orange : Cannas «Taraudant» : 55cm ; Oeillet d’Inde : 20 - 25cm ; Zinnia «zinnita» orange : 15 - 20cm ; Tithoia speciosa torche : 120cm  ;Tithonia Rotundifolia : 70cm ; Zinnia «Angustifolia» : 20 - 25cm
• Blanc : Bégonia super olympia :15 -20 cm ; Cléome odyssée : 70 - 90cm ; Cosmos : 50 - 60cm ; Gaura Lincheimeri : 90 - 100cm ; Sauge farinacea «Amapurua» : 60cm ; Tabac «Sylvestris» : 130 - 160cm
• Jaune : Oeillet d’Inde : 20 - 25cm ; Tagète Signata Pumila (Golden) : 25cm ; Cannas : 100cm ; Rudbeckia (Indian Summer) : 50 - 60cm ; Zinnics angustifolia Star Gold : 30cm ; Rudbeckia «Toto lemon» : 20 - 25cm ; Muflier chimes : 20cm ; Coléus «or des Pyrénées» : 25cm ; Tabac «Nicki» : 45cm ; Statice for ever  : 50 - 60cm
• Rose : Agératum «red sea» 60 - 70cm ; Bégonia «olympia» : 15 - 20cm ; Cléome «odyssée» blush/rose foncé/lavande foncé : 70 - 90cm ; Cléome «spinosa» : 90 100cm ; Cosmos sonata  : 50 - 60cm ; Géranium zonal maverick : 25 - 30cm ; Impatiens «accent rose brillant» : 30cm
Pervenche «stardust» : 20cm ; Tabac domino  : 25 - 30cm ; Zinnia «zinnita» : 15 - 20cm ; Pervenches pacifica peach rose pâle : 20cm ; Ricir carmencita pink : 150cm ; Bégonia dragon wing  : 40cm ;
• Bleu : Agératum «leilani blue» : 35 - 40cm ; Agératum «bleu horizon» 60 - 75 cm ;
Agératum «danube bleu» : 15cm ; Lobelia érinus : 10cm ; Sauge farinacea «victoria» : 45cm ; Sauge «référence» blanc/bleu : 45cm  ; Sauge splendens «vista purple» : 30cm ; Sauge Splendens «vista lavender» : 30cm ; Sauge patens : 60 - 70cm ; Statice sinuata : 50 - 60cm  ; Agastache «top blue» : 80cm ; Solanum : 100cm ; Sauge farinacea «summer skies» mélange : 30cm ; Cinéraire maritime «glacier» : 25cm ; Cinéraire maritime «diamant» : 50cm.
• Rouge : Bégonia «super olympia» 15  - 20cm  ; Géranium maverick écarlate : 20  - 30cm ; Sauge «rambo» : 60 - 80cm ; Cannas  : 100cm ; Lobelia speciosa : 50 -60 cm ; Zinnia «profusion cherry» : 30cm
• Grimpantes : Asarina Scandens rose, bleu-violet à gorge blanche ; Thumbergia orange
• Mélanges : Impatiens «accent mistic» : 20  - 30cm ; Sauges farinacea «summer skies» : 30cm.

Octobre 2003
L'ipomée
L’Ipomée comptent 500 espèces de plantes grimpantes ou buissonnantes, gélives ou semi-rustiques. Ce sont des plantes à fleurs décoratives en trompettes. Les ipomées sont faciles à cultiver, bien que la plupart demandent de la chaleur et une situation protégée. Elles peuvent être utilisées dans un pot sur une terrasse.
La culture s’effectue à l’extérieur dans un sol riche en humus et bien draîné, en situation protégée et ensoleillée, par exemple le long d’un mur orienté au sud. Pensez à supprimer les fleurs fanées pour prolonger la floraison. Vous pouvez multiplier cette plante en prélevant des départs enracinés au pied de la plante, au pied du mur lorsque les tiges ont elles-mêmes raciné, prélevez avant les gelées et cultivez ses pousses dans une pièce à l’abri durant l’hiver. Mettez en place au printemps lorsque tout risque de gelées est écarté. Des feuilles mal formées et désséchées peuvent apparaître lors de températures nocturnes trop basses ou en raison d’une carence en magnésie.

Septembre 2003
L'arrosage intégré
L’installation de l’arrosage intégré est une décision difficile, c’est un choix qui n’interviendra que sur la qualité de votre jardin.En effet, êtes-vous prêt à débourser une somme relativement importante pour avoir une pelouse toujours bien verte. Il faut que la beauté de votre jardin soit un plaisir, comme par exemple rouler dans une voiture neuve qui est toujours propre et cela a aussi un coût.
La première phase consiste à faire une étude, de façon à positionner les arroseurs et les tuyères au bon endroit en fonction de la taille et de l’espace des végétaux en place :
• Arroseurs : ce sont des tubes qui sortent du sol avec la pression de l’eau et qui tournent sur eux-mêmes, avec un angle réglable, ils peuvent arroser de grands rayons huit à douze mètres,ils servent aux grands espaces.
• Tuyères : ce sont des petits tubes qui sortent du sol avec la pression de l’eau. Ils sont fixes avec un angle réglable. Adaptés aux coins de petites parcelles, leur rayon d’arrosage est de trois à cinq mètres en fonction de la buse utilisée.
• Buse : c’est une petite pièce qui se visse sur le haut de la tuyère de l’arroseur. Il existe plusieurs débits, ce qui permet de diminuer ou d’augmenter la quantité d’eau au mètre carré dans la même durée d’arrosage.
L’étude se fait en fonction du débit et de la pression d’eau dont vous disposez. Si vous êtes un bon bricoleur, il est tout à fait possible de mettre en œuvre vous-même votre arrosage, la plupart des points de vente de matériaux sérieux sont capables de vous faire une étude. Pensez à faire un plan de masse à l’échelle de votre jardin en indiquant la taille et l’emprise des végétaux, muret, cabane ou tout obstacle. C’est le premier travail, le plus important. Létude sera plus précise en fonction de la qualité des renseignements. Vous devez choisir un fournisseur capable de vous guider dans le choix du matériel et dans la mise en place, voire même vous apporter un suivi. Après avoir choisi un bon partenaire, il vous suffit de suivre le plan en respectant les distances entre arroseurs et le diamètre des tuyaux à uitiliser. Si vous n’êtes pas bricoleur, il est raisonnable de passer par une entreprise spécialisée qui prendra en charge toutes ces demandes.
Le coût d’un arrosage sera bien évidemment fonction de la surface arrosée, mais sachez que si vous arrosez actuellement vos végétaux et votre pelouse de façon manuelle, la gestion de l’eau qu’apporte la mise en place de l’arrosage intégré, ainsi que la qualité du résultat vous feront faire à long terme des économies.
Pour ce qui est du choix du forage ou de l’eau de ville, il convient de réfléchir à long terme. Votre forage avec la pompe vous coûtera environ dix à quinze ans d’eau de ville pour des surfaces en dessous de 300 mètres carrés, mais si vous choisissez le forage vous n’hésiterez pas à amortir votre investissement en utilisant vos ressources d’eau au maximum. Je vous laisse à ce dur choix en ayant je l’espère apporté un peu d’eau à votre moulin.

Juillet / Août 2003
Le datura
Le datura est composé d’une dizaine d’espèces gélives, il porte des fleurs en trompettes aux parfums entêtants. Il existe des espèces annuelles et des espèces arbustives, qui peuvent être conservées plusieurs années en les protégeant du froid à l’abri d’une serre, à une température de 8° à 10°, avec des arrosages modérés.
Il faut savoir que c’est une plante très toxique. Cette espèce arbustive peut atteindre 2 mètres dans un bac de grande taille, avec des apports d’engrais réguliers. Ne pas avoir peur d’effectuer une taille sévère à la sortie de l’hiver. Après le début de la pousse, procédez à des pincements sur les pousses principales pour favoriser le développement des rameaux latéraux. Le rempotage s’effectue en même temps que la taille (mars, avril). Apportez un terreau riche avec du fumier bien décomposé.
Pour ce qui est de la multiplication des espèces arbustives, prélevez en mai, des boutures de 10 à 15 cm sur des jeunes pousses, si possible à talon, et plantez-les dans un mélange 50% tourbe 50% sable, à une température de 15° à 18°.
Après enracinement, rempotez les boutures en godets de 8 dans un compost léger.

Juin 2003
Pensez à étalonner votre pulvérisateur
Lorsque l’on fait un traitement, il convient de déterminer la dose du produit à utiliser. Pour cela, il faut savoir quelle surface le pulvérisateur va traiter avec un volume d’eau donné.
En fonction du débit de la buse, la surface traitée sera différente avec le même volume de traitement. Il faut donc procéder à l’étalonnage de votre pulvérisateur. Cette opération s’effectue de la manière suivante : remplissez le pulvérisateur d’un litre d’eau claire, mettez-le en pression, pulvérisez une surface plane et dégagée en marchant à un pas régulier équivalent à celui que vous utiliserez lors du traitement réel. Lorsque vous aurez vidé complètement votre pulvérisateur, calculez la surface qui a été mouillée : exemple 50 m2, il vous suffit de multiplier la surface obtenue par le nombre de litres que contient votre pulvérisateur : exemple 50 x 10 L = 500 M2, vous savez maintenant que vous traitez 500 M2, lisez la dose sur l’emballage et ajustez en fonction de cette surface. Ce procédé évitera tout surdosage.
N’oubliez pas de respecter les consignes de sécurité lors de la préparation de la bouillie, ainsi que pendant l’application du traitement. Ces produits sont toujours plus ou moins à risque. C’est lors de la préparation du pulvérisateur que l’on doit être le plus vigilant car le produit est concentré. Pendant cette préparation, munissez-vous de gants, d’une tenue adaptée, ainsi que de lunettes et d’un masque de protection pour les matières actives les plus dangereuses.
L’utilisation de désherbant dans le jardin est logique lorsqu’il est employé de façon raisonnable. Pour ce qui est des insecticides et des fongicides pour le potager, essayez de les employer le moins possible, favorisez l’utilisation des produits adaptés à la culture biologique, qui utilisés au bon moment, ont une grande efficacité. Vous pourrez déguster vos légumes en toute tranquillité.

Mai 2003
Les vivaces
Ce mois-ci, je vais vous parler des plantes dites « vivaces », cette catégorie de plantes possédant une souche qui vit plusieurs années. On appelle plantes vivaces les espèces herbacées dont les tiges meurent en hiver et réapparaissent chaque année.
Ces plantes vivaces peuvent être associées à des arbustes, des annuelles, des rosiers. Elles formeront des taches de couleurs qui éclaireront vos bosquets. Évitez la surface de mêmes espèces trop importantes, même si cela a beaucoup de charme à un moment donné, car le risque est d’avoir un grand espace défleuri pendant plusieurs mois après une fleuraison de quelques semaines. Méfiez-vous des photos de catalogues qui donnent envie mais qui sont prises au meilleur moment de la végétation.
Il est donc préférable de créer des massifs avec une diversité d’espèces par petites taches en fonction du développement de chacune d’elles, pensez à placer les espèces, les plus hautes en fond et en dégradé vers l’avant du massif.
Au démarrage, misez sur des variétés faciles déjà reconnues : les achilléas, anthémis, anémones, asters, astilbes, campanulas, chrysanthemums, coréopsis, géraniums, hemeroeallis, hostas, iris, phlox, rudbeckias, sedums etc…
Pour ce qui est de l’entretien, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile, mais “ le jeu en vaut la chandelle ”. Il vous faudra à la fin de l’hiver prendre le temps de rabattre l’ensemble des tiges fanées. Je vous conseille de les couper après l’hiver pour profiter du givre qui se fixe sur celles-ci et qui produit un décor enchanteur. Par la suite nettoyez avec soin vos plate-bandes afin d’éviter la concurrence avec les herbes et bien entendu pour le côté esthétique. Une fois les parterres désherbés vous pouvez épandre un désherbant (anti-germinatif) qui sera un allié appréciable.
Une fois les vivaces bien établies l’herbe a moins de place et l’entretien est plus facile, mais vous devez penser à diviser, aérer, replanter vos parterres pour obtenir le meilleur résultat.
Pour ce qui est de l’arrosage il doit être régulier sans excès.
Tous vos efforts seront récompensés par les diverses floraisons tout au long de l’année qui feront votre bonheur et celui de vos visiteurs.  

Avril 2003
Le bambou
Le bambou fait partie de la famille des graminées, comme le maïs, le blé ou l’herbe de nos gazons. Cette plante est classée en genre, espèce, variété en fonction de l’organisation de ses fleurs. Il se trouve que le bambou fleurit très rarement, d’où la difficulté pour les botanistes de l’identifier. C’est pour cela que le nom des espèces de bambous peut changer au cours du temps. La grande diversité des bambous ajouté à leur facilité d’adaptation, permet de les utiliser dans tous les types de jardins, depuis le pot conservé en appartement jusqu’au grand parc où ils apportent ombre et fraîcheur en passant, bien sûr à l’aménagement des balcons, des terrasses auxquels ils apportent une note exotique. Le bambou cultivé en containers peut être planté toute l’année, mais l’idéal est de le planter au cours de l’automne, il préférera une terre légère, fraîche et bien drainante au pourtour de la plante, lors de la plantation il est possible de placer un écran faisant obstacle au rhizome, afin de contrôler le développement de celui-ci.
Pour beaucoup de personnes le bambou évoque le chaud, mais un grand nombre d’espèces résiste parfaitement aux rigueurs de l’hiver qui peuvent atteindre – 20 °. L’entretien du bambou est simple  : le désherbage est nécessaire les deux premières années, par la suite le bambou a pris le dessus et l’herbe ne pousse plus. Laissez les feuilles qui s’accumulent au pied, elles maintiennent l’humidité et enrichissent le sol. Il est possible de fertiliser avec un apport d’engrais de type 10/5/5. L’arrosage doit être régulier, toujours frais, mais sans excès. Pour ce qui est de la taille, en règle générale les bambous ont besoin d’une taille en fin d’hiver : il faut les faucher au ras du sol, pour le reste, aucune taille n’est nécessaire, sauf pour les pousses qui peuvent gêner ou pour la formation en haie.
Quelques choix de plantes :
De 10 à 80 cm : pleioblastus distichus ; pleioblastus pumilus ; pleioblastus pygmaeus.
De 0.50 à 1.50 m : sasa masamuneana ; shibataea kumasaca.
De 2 à 3 m : fargesia nitida ; fargesia murielae ; sasa latifolia
De 6 à 10 m : phyllostachys flexuosa ; phyllostachys glauca.
De 10 à 20 m : phyllostachys pubeseens “ bicolor ” ; phyllostachys nigra “ hemonis ”.

Mars 2003
utilisation des désherbants
De nouvelles réglementations concernant le désherbant sont ou vont entrer en vigueur pour l’année 2003, ce qui permettra de faire disparaître de nombreuses matières actives utilisées jusqu’à maintenant. Je vous parle des réglementations imposées aux communes et aux entreprises d’Espaces verts, ce qui n’a rien à voir avec les réglementations agricoles.
Pour ce qui est des produits utilisés par le service Espaces verts depuis plusieurs années, le choix a été fait sur deux références. Une à base de glyphosate (roundup qui n’a aucun classement toxicologique) l’intérêt de ce produit, est de n’agir que sur les herbes qu’il touche, il est donc utilisé de façon raisonnée sans avoir à traiter l’ensemble de la surface du trottoir.
Pour les endroits qui se salissent plus rapidement comme les cimetières, les parkings, nous ajoutons un antigerminatif, qui n’a lui aussi aucun classement toxicologique, il va empêcher la germination de la graine. Le choix du glyphosate implique de trois à cinq passages par an et donc l’utilisation de plus de main d’œuvre mais pour un plus grand respect de l’environnement. Pour information sachez que l’ensemble des trottoirs d’Amilly représente environ 50 hectares à traiter !

Février 2003
Des haies différentes
Depuis près de 40 ans, chaque pavillon se voit entouré de sa traditionnelle haie de thuyas, ce qui a modifié le paysage de nos campagnes. Il est pourtant simple de faire autrement tout en étant aussi bien caché de son voisinage. Il est vrai que sur ce point rien ne vaut « la superbe haie de thuyas». À partir du moment où vous avez un terrain d’environ 600m2, une autre solution s’offre à vous. Plutôt que des haies rectilignes peu esthétiques, pourquoi ne pas opter pour la création de bosquets composés de plantes, persistantes, à fleurs ou caduques, le tout agrémenté de vivaces et de rosiers en bordure ? Vous n’aurez qu’une légère taille des plus gros végétaux contre la corvée de la taille annuelle de vos haies qui devient de plus en plus pénible chaque année. Il vous faudra créer sur le périmètre de votre terrain, sur une largeur de 2 à 5 mètres un bosquet aux formes souples composé de végétaux simples, communs à notre région, qui trouveront leur place dans le paysage. Je pense aux lilas, viburnums, noisetiers, cytises, cotoneasters, cornus, chaenomeles, bambous, qui donneront un peu d’exotisme. Quelques petits conifères, du houx qui fera la joie des merles l’hiver, sans oublier de placer du lierre en couvre-sol (voir article du mois de novembre). Il faut savoir que chaque genre de végétal est composé de dizaines d’espèces et de variétés différentes, ce qui offre une multitude de choix. N’hésitez pas à aller voir un pépiniériste qui sera votre guide et conseiller.
Un jardin s’étudie. Prenez le temps de faire un plan sur lequel vous indiquerez les végétaux à l’aide d’un rond à l’échelle de sa taille adulte. Vous aurez ainsi les quantités nécessaires à vos plantations. Ne choisissez pas des végétaux à gros dévéloppement, 1 à 4 mètres maximum.
Pour finir, sachez qu’un jardin n’est jamais terminé, il évolue en permanence.
C’est donc quand on le croit fini que tout commence...

 
  >> Les conseils des mois précédents