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Nouvelles expositions à découvrir au Centre d'art

Guy Rottier, architecture libre

Exposition du 13 octobre 2017 au 1er avril 2018 - Galerie Haute

Une exposition présentée dans le cadre de le biennale d'architecture d'Orléans " marcher dans le rêve d'un autre"

 Un commissariat d'Abdelkader Damani, Luca Galofaro et Gilles Rion

L’épopée de ma vie est un poème. Jour après jour, je me rendais compte que je n’étais pas un errant mais l’errance elle-même (…)
M. a M. NGAL, l’Errance, 2014

Mais, dites-moi, mes frères, que peut faire l’enfant que le lion ne pouvait faire ? Pourquoi faut-il que le lion ravisseur devienne enfant ? L’enfant est innocence et oubli, un renouveau et un jeu, une roue qui roule sur elle-même, un premier mouvement, une sainte affirmation. Oui, pour le jeu divin de la création, ô mes frères, il faut une sainte affirmation : l’esprit veut maintenant sa propre volonté, celui qui a perdu le monde veut gagner son propre monde.

Friedrich Nietzsche

Pour sa première édition, la Biennale d’Architecture d’Orléans rend hommage à l’une des figures artistiques et architecturales les plus originales de la seconde moitié du 20e siècle : Guy Rottier. Réunissant plus de cent cinquante dessins, photographies et maquettes conservés par le Frac Centre-Val de Loire, cette exposition est la plus importante rétrospective jamais consacrée à l’architecte. Elle témoigne de la relation forte entre Guy Rottier et cette institution, qui depuis plus de 20 ans, œuvre à la diffusion et à la reconnaissance internationale de cette personnalité hors du commun. Cette exposition a également valeur de manifeste. En s’inscrivant dans le sillage d’une œuvre ouverte, mutante et braconnière pour entamer son nouveau périple, le Frac Centre-Val de Loire trace ici la ligne que suivra la Biennale d’Architecture d’Orléans : celle de l’errance.

Néerlandais né en Indonésie puis naturalisé français, lycéen à Grasse puis travailleur forcé à Iéna, étudiant en école d’ingénieur à La Haye puis en architecture à Paris, émigré volontaire à Nice, à Damas puis à Rabat, avant de revenir finir ses jours à Belvédère… Guy Rottier est l’auteur d’une œuvre multiple et inclassable, dans laquelle dialoguent art et architecture, poésie et technique, où se croisent autant la silhouette de Le Corbusier, l’élan futurologique de son ami Michel Ragon que l’iconoclasme – « 40° au-dessus de dada » – des artistes de l’école de Nice, ou celui – quelques degrés au-dessous de la ceinture – du dessinateur Jean-Marc Reiser.

Avec un style insolite, fulgurant et sans compromis, Guy Rottier entendait renouveler radicalement le langage architectural au même titre que les modes d’habiter. Sans jamais faire système. Espiègle, fantasque, libre, Guy Rottier a défendu sa vie durant une approche de l’architecture plus joueuse que divertissante, plus enfantine que puérile, défiant toutes les lois – celles de la tradition comme celles de la gravité – pour instiller dynamisme et mouvement dans l’ordre trop sclérosé de ce monde : « les hommes construisent, d’autres envahissent, s’installent, démolissent puis reconstruisent. C’est le même homme, architecte par nature qui, jusqu’à l’apocalypse, bâtit, efface et recrée une agglomération, un quartier, une maison. Parce que tout change… parce que tout doit changer : le relief du monde, la nature des choses, la maison de l’homme ». (Guy Rottier)

 

Architecture from solitude

Exposition du 13 octobre 2017 au 14 janvier 2018 - Petite Galerie 

Une exposition présentée dans le cadre de le biennale d'architecture d'Orléans " marcher dans le rêve d'un autre"

Un commissariat d'Abdelkader Damani et Luca Galofaro. Artiste : Manthey Kula

L’approche narrative et fictionnelle de l’architecture, avec ses personnages et ses lieux spécifiques, sous-tend le travail de l’agence norvégienne Manthey Kula installée à Oslo. L’installation est conçue comme un paysage retraçant le destin de cinq personnages historiques frappés d’exil et d’isolement : l’Islandais Grette Aasmundsson (XIe siècle), le Hollandais Leendert Hasenbosh (XVIIIe siècle), l’Ukrainien Petro Kalnyshevsky (XVIIe siècle), l’Amérindienne Juana Maria (XIXe siècle) et l’Irlandaise Mary Mallon (XIXe-XXe siècles). Ces histoires n’en demeurent pas pour autant illustratives. Les architectes se placent au contraire sur le terrain de la spéculation : qu’ont rêvé ces personnages, quels sentiments ont-ils éprouvés, quels questionnements existentiels se sont-ils posés ? Pour réponse, cinq espaces singuliers de petite
échelle, correspondant au caractère de chaque personnage : le délinquant, le déviant, l’antagoniste, la victime et le corrompu. Jouant des dichotomies dedans/dehors, centre/périphérie, haut/ bas, etc. ils expriment avant tout les relations qui se nouent entre la vie des usagers et l’espace. Loin d’une approche qui ferait d’abord place aux fonctions prédéterminées, Manthey Kula participe d’une mouvance qui privilégie dans le projet l’invention de récits multiples, cette matière qui, désormais, donne forme à l’espace.

 

Suzanne Husky, Thomas Raynaud

Exposition du 13 octobre 2017 au 1er avril 2018 - Petite Galerie 

Une exposition présentée dans le cadre de le biennale d'architecture d'Orléans " marcher dans le rêve d'un autre"

Un commissariat d'Abdelkader Damani, Luca Galofaro et Éric Degoutte.
Artistes : Suzanne Husky (invitée par les Tanneries) et Thomas Raynaud (Biennale d'architecture)

Dans le cadre de la Biennale, le centre d’art invite Suzanne Husky à construire une Sleeper Cellpour la Verrière. Cette structure à forme d’igloo est réalisée en bois. Émergent directement du sol, elle évoque les premières habitations humaines. Cette construction ouvre aussi sur le registre animal de l’abri, du terrier, du cocon ou du nid. Elle télescope ainsi différents règnes, fait migrer des formes et des modes de vie en un mouvement fluide, proche des transports imaginaires de l’enfance. Les préoccupations de l’artiste sont également environnementales, inspirées par les pratiques d’individus repensant les conditions premières de leur habitat de façon alternative, en vivant de manière simple et dépouillée. L’anthropologie, ou la sociologie de l’habitat innervent sa réflexion artistique.

Après sa formation à Paris et à Hong-Kong, Thomas Raynaud aborde, au sein de son agence Building Building fondée à Paris en 2007, la question du paysage et de la réhabilitation. La piscine d’eau de mer de Pirou-Plage, dans le Cotentin, fait partie de ces constructions qui attisent l’attrait de ceux qui chercheraient encore une définition plus fondamentale, plus anonyme aussi… Située à une centaine de mètres du littoral, elle est constituée de deux bassins qui se remplissent et disparaissent avec les marées. Deux rectangles de béton, des marches, des échelles, deux fanions qui en signalent la présence à marée haute : On pensait parler d’une simple piscine, on se retrouve avec moins encore – « une retenue d’eau ». Ni vraiment une piscine ni vraiment rien. Un mur de béton ancré dans le sable, ancré dans les marées, installé dans la mer. À la fois au large, et au bord. Une partition simple. À l’intérieur un espace changeant, à la fois signe et monument. À la fois flaque et piscine. À l’extérieur le monde, la mer, les marées, les usages, les drapeaux, le délire et la noyade possible. En un mot ce que l’on continue d’appeler le dehors, l’extérieur.

 

 

 

Pour en savoir plus

Cenre d'art contemporain : 

234 rue des ponts - 45200 Amilly

Horaires d'ouverture : 
Du mercredi au dimanche de 14 h 30 à 18 h 00

 

Informations pédagogiques, médiation, développement culturel :
Jeanne Pelloquin
Tél. : 02 38 98 90 00

Presse, communication, partenariats : 
Marguerite Pilven
Tél. : 02 38 98 89 99